Rigoler, c'est régresser.
Les malheurs, ça vient toujours du ciel. C'est peut-être pour ça qu'on les appelle des tuiles.
J'aime tout types de musiques. Jazz, classique, blues, rock, hip-hop. J'écris souvent des scripts pour des instrumentaux comme un artiste hip-hop. La musique m'inspire pour écrire. C'est soit de la musique, soit complètement silencieux. Parfois, un son distant vous alimente. À New York, il y a toujours un bourdonnement sous vous.
Ne pensez pas que l'amitié vous autorise de dire des choses désagréables à vos intimes. Plus vous vous approchez dans une relation avec une autre personne, plus c'est nécessaire d'utiliser du tact et de la courtoisie.
Ce grand monde impérialiste appelé les États-Unis nous a fait croire qu'un Oscar est la chose la plus importante au monde pour un acteur. Mais si vous y réfléchissez pendant cinq minutes, vous réalisez que c'est faux.
Le christianisme de nos jours, a cessé d'être cru : mais il a été compris et senti : c'est ce qui le prolonge.
Ça se passe mal. Ça s'est vraisemblablement toujours mal passé sur notre planète. Peut-être que dans un avenir proche, des millions de gens vont s'installer sur une autre planète et que, dès lors, c'est sur cette autre planète que ça va mal se passer.
C'est la faiblesse de presque tous les écrivains qu'ils donneraient le meilleur d'eux-mêmes et ce qu'ils ont écrit de plus propre pour obtenir un emploi de cireur de bottes dans la politique.
L'amour, comme la beauté, n'est qu'un recherche. Vivre, c'est recommencer.
Les différentes voix s'unissent dans la mélodie : l'une résonne gaie, vivante, sûre de la victoire, tandis que l'autre paraît encore se débattre dans les ténèbres au milieu d'un combat plein de mélancolie... c'est l'expression la plus nette et la plus parfaite de la vie intérieure.
Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par des bijoux de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir.
Notre lutte est une lutte pour racheter l'âme de l'Amérique. Ce n'est pas une lutte qui dure quelques jours, quelques semaines, quelques mois ou quelques années. C'est la lutte d'une vie, plus d'une vie.
L'une des choses que l'argent peut nous permettre, c'est d'avoir un peu plus de maîtrise sur notre temps.
Ce que vous appelez la couche végétale de ce globe, c'est mille et mille linceuls superposés l'un sur l'autre par les générations.
Un contemplatif... oui, c'est une autre forme de l'aventure !
Toute mon enfance, j'ai entendu que j'étais le fils d'une pute et d'un Boche. Il y a mieux.Non maman, t'étais pas une pute. Non papa, t'inquiètes pas là-haut. Je vous aime. Trop tard, c'est sûr.
Si le coeur est bien là. Faut se garder. C'est du bon kif d'humain. Dès que c'est coupé, faut en replanter. C'est mon idée. Faut se garder. Faut savoir qu'on est des milliers. Comme des champs de blé. Des milliers à s'aimer. Des milliards à pas le savoir.
Je trouve que faire des pipes pour entretenir un gars qui s'appelle Pompée, c'est un peu de la provocation.
La règle avec le mariage est que moins vous en parlez, mieux c'est, pour autant que je sache.
Abîmes, abîmes, abîmes. C'est là le monde.
Les êtres humains n'ont pas développé un cerveau pour se prélasser autour des lacs. Tuer est la première chose que nous avons appris. Et c'est une bonne chose, ou nous serions morts, et les tigres posséderaient la terre.
C'est long à élever, un père.
Connaître, penser, c'est classer.
Les livres m'ont sauvé. Du désespoir, de la bêtise, de la lâcheté, de l'ennui. Les grand textes nous hissent au-dessus de nous-mêmes, nous élargissent aux dimensions d'une république de l'esprit. Entrer en eux, c'est comme aborder la haute mer ou décortiquer un mécanisme d'horlogerie extrêmement sophistiqué.
Ce qui fait de l'état un enfer, c'est que l'homme essaie d'en faire un paradis.
Les grands romanciers sont des romanciers philosophiques, c'est-à-dire le contraire des auteurs de thèses.
Si vous aimez seulement 70% de vous-même, c'est ce qui va vous revenir.
Dans toute ma carrière, ce qui m'a fait agir, c'est l'instinct.
Des investissements, c'est de l'argent. De ce côté-là, ça ressemble pas mal à des dépenses.
L'homme : c'est un voyageur qui finit avec sa route.
C'est une enfant seule, comme moi, qui a dû grandir avec un rêve qu'elle n'a pas réalisé mais qui est resté intact, et qui empêche sa vie de déteindre sur elle.
Plus la poésie est vraie, plus elle est fausse ; et les amoureux sont fort adonnés à la poésie ; et ce qu'ils jurent en poésie, en tant qu'amoureux, c'est, on peut bien le dire, fausseté pure.
Internet c'est comme une chambre forte qui aurait une porte de secours grillagée. Je n'ai pas besoin de marteau-piqueur ni de bombe atomique pour y entrer. Il me suffit de passer par la porte.
Le mieux, c'est le bien d'autrui.
La mémoire, c'est l'imagination à l'envers.
Faut du Baudelaire, c'est entendu, mais pas trop n'en faut.
Fichtre ! c'est grave. Nous sommes tous très intéressés, très mouches du coche. Folcoche se tord toujours, inconsciente, les deux mains sur le foie. Sa respiration siffle. Dois-je le dire ? mais nous respirons mieux depuis qu'elle étouffe.
La vague de bacheliers a été anticipée : nous accompagnons les candidats sans proposition et travaillons à ouvrir des places dans les filières les + demandées. L'ambition du gouvernement c'est, comme chaque année, que chaque jeune ait une proposition à la rentrée.
Le cinéma m'a montré ce que c'est qu'aimer.
C'est quand qu'on arrive ?
Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu'en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu'ils ont. C'est terrible.
C'est paradoxalement quand ils entrent dans la réserve que les généraux commencent à commettre des indiscrétions.
Le meilleur remède contre les injures, c'est de les mépriser.
Les raisons ne sont que des raisons, c'est-à-dire que ce ne sont peut-être pas des vérités.
A l'endroit du public, répéter c'est prouver.
Obliger un méchant, c'est ensemencer la mer.
C'est une sorte d'ivresse, la violence.
C'est pourquoi la chaîne phonique pure, dans la mesure où elle implique des différences, n'est pas elle-même une continuité ou une fluidité pures du temps. La différence est l'articulation de l'espace et du temps.
Toi, tu n'est pas dans l'espace, c'est l'espace qui est en toi.Jette-le hors de toi, et voici déjà l'éternité.Toi-même crées le temps, tes sens forment l'horloge.Arrête donc en toi le balancier, et c'en est fait du temps.
L'une des choses les plus tristes, chez l'homme, c'est sa manière de vieillir...