L'érudition, c'est la mémoire et la mémoire, c'est l'imagination.
J'aimerais savoir pourquoi des idiots bien éduqués n'arrêtent pas de s'excuser auprès de gens paresseux et se plaignant qui pensent que le monde leur doit la vie.
En général, tout savoir acquis par des gens moralement frustres et faibles offre le danger de les gonfler d'orgueil.
L'aristocratisme du désintéressement est sans doute au principe de nombre de condamnations de la «société de consommation» qui oublient que la condamnation de la consommation est une idée de consommation.
Dans un examen, des gens qui ne veulent pas savoir posent des questions à des gens qui ne peuvent pas répondre.
Pour comprendre l'homme, il faut savoir ce qui se passait dans le monde quand il avait vingt ans.
Peut-on jamais savoir par où commence et quand finit l'indifférence ?
Ma première idée était que peut-être l'« étant », le « quelque chose » qu'on peut désigner du doigt, correspond à une maîtrise de l'« il y a » qui effraie dans l'être.
Les esprits pauvres ou mornes trouvent toujours une désillusion auprès d'un homme illustre : il nous faut une imagination vive pour restituer à celui que nous contemplons l'atmosphère de son oeuvre ; mais une âme de feu transfigure tous ses objets.
La mémoire est une fiction. Elle est comme une mosaïque, faite de tessons.
Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre.
Les rédacteurs en chef des journaux actuels n'ont pas le temps de lire les journaux ; ils passent leurs journée en réunions avec d'autres rédacteurs à essayer de savoir quoi faire avec internet.
Il est payant parfois de savoir prendre son temps. Les tronches défaites du bâfreur hâtif et de l'éjaculateur précoce sont éloquentes à cet égard.
Tout homme veut être heureux ; mais pour parvenir à l'être, il faudrait commencer par savoir ce que c'est que le bonheur.
Il faut savoir rire de la mort, sinon la vie ne serait plus une farce.
Un savant est un homme qui sait beaucoup de choses qu'il faudrait connaître mieux que lui pour savoir s'il n'est pas un âne.
Dans les moments de paroxysme, il faut savoir être fou délibérément pour ne pas mourir sous le choc de la vie.
C'est étrange l'amitié. Alors qu'en amour, on parle d'amour, entre vrais amis on ne parle pas d'amitié. L'amitié, on la fait sans la nommer ni la commenter. C'est fort et silencieux. C'est pudique. C'est viril. C'est le romantisme des hommes. [...] â–º Lire la suite
C'est difficile de savoir quoi faire de sa tristesse.
Le vice de notre système social est de ne pas savoir mener de front les plaisirs et l'industrie.
Les philosophes ressemblent sans le savoir aux fourrures. Tous deux attirent les mythes.
La mémoire du juste sera accompagnée de louanges, mais le nom des méchants pourrira comme eux.
On ne dira jamais assez le mal que les 35 heures ont fait à notre pays. Comment peut-on avoir cette idée folle de croire que c'est en travaillant moins que l'on va produire plus de richesses et créer des emplois.
Ne pas savoir qui est son père, c'est ça qui guérit de la peur de lui ressembler.
Les paroles des chansons, elles sont gravées dans une autre mémoire. Une mémoire dont la porte reste toujours ouverte. C'est le par coeur. Et, dans le par coeur, on peut aussi y mettre son âme. Je le sais, je suis acteur.
Si nos maisons doivent fournir quelque chose, elles doivent donner une idée de qui nous sommes et comment nous sommes arrivés ici, un sentiment de connexion équilibré par un sens de l'orientation et du progrès.
Aimer, c'est savoir dire je t'aime sans parler.
ça nous arrive à tous de vivre des événements particuliers et de savoir que ces instants resterons inoubliables au moment où on les a vécu. J'ai vécu un de ces moments ce soir.
Il faut savoir cacher sa rage, apprendre à sourire dans la glace, c'est comme mettre un masque.
Le difficile en littérature, c'est de savoir quoi ne pas dire.
On ne peut démontrer l'existence de Dieu, mais on ne peut s'empêcher de procéder suivant le principe de cette idée et d'accepter les devoirs comme des commandements divins.