L'érudition, c'est la mémoire et la mémoire, c'est l'imagination.
Toute conquête engendre la haine, car le vaincu demeure dans la misère. Celui qui se tient paisible, ayant abandonné toute idée de victoire ou de défaite, se maintient heureux.
Le plus dur pour les hommes politiques, c'est d'avoir la mémoire qu'il faut pour se souvenir de ce qu'il ne faut pas dire.
On ne peut démontrer l'existence de Dieu, mais on ne peut s'empêcher de procéder suivant le principe de cette idée et d'accepter les devoirs comme des commandements divins.
Un monsieur qui appelle sa femme "ma moitié" donne tout de suite une idée de ce que peut être le tout.
L'esprit n'accueille une idée qu'en lui donnant un corps ; de là les comparaisons.
La meilleur façon d'imposer une idée aux autres, c'est de leur faire croire qu'elle vient d'eux.
Supposer que Dieu puisse entrer dans notre entendement est le plus grand blasphème.
C'était par-dessus tout un opiniâtre. Il se servait de la méditation comme on se sert d'une tenaille ; il ne se croyait le droit de quitter une idée que lorsqu'il était arrivé au bout ; il pensait avec acharnement.
Le bien-être ne sert qu'à désirer plus ; et dans cette idée il n'y a pas de limite.
Un pardon qui conduit à l'oubli, ou même au deuil, ce n'est pas, au sens strict, un pardon. Celui-ci exige la mémoire absolue, intacte, active - et du mal et du coupable.
Il y a des visions qui se sont gravées dans ma mémoire et beaucoup a été oublié, mais la méfiance est restée inscrite dans mon corps, et aujourd'hui encore je m'arrête tous les quelques pas pour écouter.
Il n'y a pas une idée qui vaille qu'on tue un homme.
La mémoire rend les êtres et les lieux impalpables.
La mémoire met des draps blancs aux lits qui ne serviront plus.
L'oubli et la mémoire sont également inventifs.
Une forte imagination produit l'événement.
Je pense et parle toujours d'une mémoire contiguë alors que je ne fais peut-être qu'évoquer une vie brutalement interrompue il y a des siècles: le temps immédiat ressemble au plus lointain, entre les deux se dressent les marais de l'oubli.
Savez-vous ce que j'ai vu sur un écriteau accroché dans une perception : Défense de cracher. Faudrait tout de même s'entendre !
Les gens qui réussissent sont tous des rêveurs. Un rêve devient une idée puis quelque chose de concret. Je pense que tout commence par un rêve.
Notre coeur périssable, notre imagination si mouvante s'attachent à ce coteau d'éternité. Nos sentiments y rejoignent ceux de nos prédécesseurs, s'en accroissent et croient y trouver une sorte de perpétuité.
L'objet de la psychologie est de nous donner une idée tout autre des choses que nous connaissons le mieux.
Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine.
Tyler : Elle avait fait un portrait d'toi. Elle avait fait un portrait de toi et t'étais pas là ! Charles Hawkins : Dis ce que t'as à dire... Tyler : Tu as une fille... qui croit sincèrement au plus profond [...] â–º Lire la suite
Ma première idée était que peut-être l'« étant », le « quelque chose » qu'on peut désigner du doigt, correspond à une maîtrise de l'« il y a » qui effraie dans l'être.
On se fait une idée précise de l'ordre, mais non pas du désordre.
Quand nous avons commencé, nous n'avions aucune idée de ce que nous avions l'habitude de nous appeler, mais nous savions quels étaient nos rêves.
Une idée nouvelle est un coin que l'on ne peut faire entrer que par le gros bout.
La mémoire de l'amour est la plus trompeuse qui soit, c'est la seule qui ne sait pas se rappeler.
Il est une bonne chose de lire des livres de citations, car les citations lorsqu'elles sont gravées dans la mémoire vous donnent de bonnes pensées.