La reconnaissance a la mémoire courte.
Je cherche ma mémoire mais ne la trouve plus. J'ai perdu quelques bouts ou bribes de ma mémoire.
Le pardon requiert la mémoire absolument vive de l'ineffaçable, au-delà de tout travail du deuil, de réconciliation, de restauration, au-delà de toute écologie de la mémoire.
Je crois que les âmes des enfants sont les héritières d'une mémoire historique universelle venue des générations précédentes.
La civilisation, ici, n'est qu'une simple répétition de la mémoire et des moeurs.
Synonyme : Mot qu'on écrit pour remplacer celui dont on ne connaît pas l'orthographe.
La mémoire est l'ennemie presque irréconciliable du jugement.
J'aime la route. Ma mémoire au volant. Les plaines de France. J'aime la route. Je la connais. Quand j'étais môme, je me faisais un petit trois cents bornes à vide. Aucun but. Le plaisir intense d'une aventure inventée à chaque nouveau décor.
C'est quoi, cette putain d'idée sur l'écriture ? Qu'elle sauve celui qui écrit ? Elle sauve celui qui a préféré écrire que vivre. Les chagrins ne s'effaceront pas au nombre de pages écrites. Il faut avoir placé l'écriture plus haut que sa vie.
Les bienfaits sont agréables tant qu'il semble qu'on peut s'en acquitter ; mais s'ils dépassent de beaucoup cette limite, au lieu de gratitude nous les payons de haine.
Le premier devoir de l'amitié n'est point de donner de stériles regrets à l'ami disparu, mais de garder la mémoire de ses volontés et d'exécuter ses recommandations.
L'écrivain écrit pour être aimé. Il est lu sans pouvoir l'être.
Ce n'est pas par leur architecture mais plutôt par la puissance de leur pensée abstraite que les nations devraient essayer de se perpétuer dans la mémoire des hommes.
Les créanciers ont meilleure mémoire que les débiteurs.
Peut-être une des fonctions du cinéma est-elle de nous rafraîchir la mémoire ?
Si les roses, qui ne durent qu'un jour faisaient des histoires... elles diraient : "Nous avons toujours vu le même jardinier ; de mémoire de rose on n'a vu que lui... Assurément il ne meurt point comme nous, il ne change seulement pas.
Un grand artiste écrit presque fatalement une oeuvre gaie quand il est triste, une oeuvre triste quand il est gai.
L'animal a des pattes qui travaillent, l'homme a des mains qui prennent.
Un bienfait n'est jamais perdu. C'est peut-être pour ça qu'on n'en trouve jamais !
Une citoyenneté, par essence, ça pousse pas comme ça. C'est pas naturel. Mais son artifice et sa précarité apparaissent mieux, comme dans l'éclair d'une révélation privilégiée, lorsque la citoyenneté s'inscrit dans la mémoire d'une acquisition récente: par exemple la citoyenneté française accordée aux Juifs d'Algérie par le décret Crémieux en 1870.
Toute vraie connaissance de Dieu commence par la reconnaissance du fait qu'il est caché.
La mémoire est trompeuse parce qu'elle est colorée par les événements d'aujourd'hui.
Il faut compenser l'absence par le souvenir. La mémoire est le miroir où nous regardons les absents.
L'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. A lui de choisir entre le royaume et les ténèbres.
Tout nos tourments sur ce qui nous manque me semblent procéder du défaut de gratitude pour ce que nous avons.
La mémoire la plus profonde est une mémoire de toute notre destinée.
La vie est trop courte pour la gaspiller à poursuivre un amour impossible.
La vie est trop courte pour apprendre l'allemand.
Dieu écrit droit avec des lignes courbes.
La gratitude est la clé de l'abondance.
L'église ne bénit pas la guerre, mais elle bénit le glaive de ceux qui savent l'employer au bien.