Le plaisir qu'un homme d'honneur a dans la conscience d'avoir fait son devoir est une récompense qu'il se paie de toutes ses peines.
L'abstraction, c'est la capacité à accepter de ne pas comprendre tout de suite pour comprendre après.
La souffrance est une sorte de besoin de l'organisme de prendre conscience d'un état nouveau qui l'inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
Qui peut dire si l'on ne maintient pas en vie la conscience de ceux qu'on a aimés en reproduisant leurs gestes, en reprenant leur tics, en vaporisant leur odeur ?
Une âme étrangement dans les choses tressaille,Murmure ou craquement, qu'on ne définit point.Tout dort ; on n'entend plus, même de loin en loin,Quelque pas décroissant le long de la muraille.
Lorsque quelqu'un te fait du mal ou dit du mal de toi, souviens-toi qu'il pense avoir raison d'agir ou de parler ainsi. Il ne lui est donc pas possible de suivre ta façon de juger, mais il suit la sienne.
Avoir une idée originale, c'est se souvenir de quelque chose qu'on a entendu quelque part et avoir oublié où.
Tout homme qui acquiert la capacité de prendre pleine possession de son propre esprit peut prendre possession de tout ce à quoi il estime avoir droit
L'intellectuel est quelqu'un dont le cerveau s'absente lui-même.
L'amour, c'est de jamais avoir à dire pardon.
Comprendre trop tôt expose à n'avoir pas conscience de tout ce qui édifie ou organise le "comprendre".
Un secret qu'on est vraiment seul à détenir, un tel secret rendrait malades les plus robustes, et on peut même se demander s'il existe une conscience assez intrépide pour supporter ce tête-à-tête, sans en mourir.
Je vis ma vie avec amour. Je vis ma vie avec compassion. Je vis ma vie en espérant le meilleur pour absolument tout le monde, peu importe leur sentiment envers moi. Et quand vous vivez de cette façon, il est incroyable de voir à quel point tous les jours peuvent être beaux.
Un autre mois. Une autre année. Un autre sourire. Une autre larme. Un autre hiver et un autre été. Mais il ne peut pas y avoir d'autre toi.
Le sentiment que l'homme supporte le plus difficilement, c'est la pitié, surtout quand il la mérite.
J'ai eu le sentiment que les États-Unis devaient prendre la tête de la lutte anti-terroriste afin d'enrayer ce fléau et faire en sorte que les pays du monde libre se rallient à l'autorité américaine, comme un train que l'on attelle à une puissante locomotive.
N'en déplaise aux moralistes : les poses les plus licencieuses sont un plaisir non seulement pour les sens, mais encore pour l'esprit.
Je n'aime pas avoir trop de projets en cours. J'aime me concentrer sur ce qui est à portée de main.
L'énergie ne peut être ni créée ni détruite, et l'énergie circule. Cela doit être dans une direction, avec une sorte de direction intérieure, émotive, spirituelle. Ça doit avoir un effet quelque part.
Il faut avoir déjà beaucoup appris de choses pour savoir demander ce qu'on ne sait pas.
Lorsqu'on cherche par cupidité à avoir plus que l'on n'a, on perd même ce qu'on possède.
L'argent n'est pas un but. L'objectif est de faire grandir, développer, être compétitif, être dans différents domaines, être efficace pour avoir une grande équipe humaine à l'intérieur de l'entreprise.
Chacun a une idée confuse d'un bien où son âme puisse se reposer ; il le désire, par suite, il s'efforce d'y atteindre.
Il devrait y avoir un bouton sur la télévision pour augmenter le volume d'intelligence. Il y en a un où on peut lire "lumière" mais ça ne fonctionne pas.
Il est incroyable que la perspective d'avoir un biographe n'ait fait renoncer personne à avoir une vie.
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.
L'ambition n'est jamais modeste. Si la modestie signifie avoir un succès moyen, alors je peux seulement dire : je ne suis pas intéressé.
Les souvenirs ? Des verres vides. On ne sait plus ce qu'ils contenaient, ni si on a bu avec plaisir ou dégoût, mais on est quand même soûl...
L'idéologie est un processus que le soi-disant penseur accomplit sans doute consciemment, mais avec une conscience fausse. Les forces motrices véritables qui le mettent en mouvement lui restent inconnues, sinon ce ne serait point un processus idéologique.
Si on ne peut avoir la réalité, un rêve vaut tout autant.
Le goût de la vérité pure, le sentiment du beau séparé de tout autre besoin, sont des plantes délicates autant que nobles ; il leur faut un ciel pur, un soleil brillant, une atmosphère douce. Elles courbent la tête et se flétrissent au milieu des orages.