Une éloquence et une poésie d'Asiatique, Des états d'âme indescriptible, incalculable. C'est de la poésie comme l'or est un métal précieux : par convention.
La journée de Mademoiselle Carridge avait un noyau, à savoir la bonne et forte tasse de thé qu'elle prenait dans l'après-midi. Il lui arrivait parfois de s'attabler devant cet élixir avec la conviction de n'avoir rien négligé des choses qui rapportent et de n'avoir rien fait des choses qui ne rapportent pas.
La parole c'est rien du tout, elle n'engage que ceux qui y croient.
Le meilleur usage que l'on puisse faire de la parole est de se taire.
Les mots et la parole ont une force insoupçonnée. Ils sont la tourmente ou la brise. La pluie qui dévaste ou l'eau qui irrigue.
Ce ne sont pas par ses discours et ses gesticulations, mais par le silence et le sérieux que le sage se distingue dans une assemblée.
La mort est la dernière parole du destin.
Le souvenir c'est la présence dans l'absence, c'est la parole dans le silence, le retour sans fin d'un bonheur passé, auquel le coeur donne l'immortalité.
La raillerie est un discours en faveur de son esprit contre son bon naturel.
La parole se fait poème.