Une éloquence et une poésie d'Asiatique, Des états d'âme indescriptible, incalculable. C'est de la poésie comme l'or est un métal précieux : par convention.
La belle raillerie est dans le discours ce que le sel est dans les viandes.
De nos jours, la parole est devenue flottante tout comme les devises.
Si on n'a pas la conviction qu'autrui est dans des embêtements sans nombre, on n'est pas soi-même très heureux.
La parole perd parfois ce que le silence a gagné.
Une mère doit toujours parler à son enfant, car la parole reste quand celui qui l'a prononcée a disparu.
La parole a beaucoup plus de force pour persuader que l'écriture.
D'où qu'elle vienne, l'intime conviction restera toujours plus poétique, plus forte et plus rassurante que la réalité.
Faire de grand discours éloquents n'est pas une preuve de sagesse. L'homme apaisé, sans haine ni peur, mérite d'être appelé sage.
L'homme sage n'attire pas l'attention. Il a des manières tranquilles, un discours sombre ; il réfléchit avant d'agir.