Ouvrir un livre, c'est avoir une réponse. Intransitive, sibylline, mais une réponse.
La lionne n'a qu'un petit, mais c'est un lion.
C'est ce que certains libéraux appellent la liberté : être libre d'acheter une Ferrari et de prendre l'avion. Moi j'appelle ça le meurtre.
C'est une voyante qui téléphone àune autre voyante et qui lui dit :- Allo ! vous allez très bien, et moi-même ?
Ce qui fait de nous des laïques n'est pas la séparation du temporel et du spirituel, c'est la séparation du spirituel et du religieux.
Le reste, ce sont des ombres. Le reste, c'est un secret.
Pour être aimé, soyez discret, la clé des coeurs, c'est le secret.
La politique, c'est comme la musique ou la prostitution : il faut commencer jeune.
Mon Dieu, si je n'existais pas, vous non plus n'existeriez pas puisque moi, c'est vous, avec ce besoin que vous avez de moi.
Le premier précepte d'un roi, c'est de savoir supporter la haine.
On ne laisse pas un homme nous quitter... Il faut l'abandonner, c'est une volupté qui ne rate pas son effet.
Le tonnerre... c'est une affaire entre le diable et le bon Dieu.
Ce n'est ni le spleen, ni le marasme, ni le malheur. C'est quelque chose de plus âcre. C'est le désespoir.
Vous savez ce que c'est que la recherche : on part sur une question et on trouve en cours de route des faits qui vous en posent une autre.
Tout ce qui est propre à susciter d'une manière quelconque les idées de douleur et de danger, c'est-à-dire tout ce qui est d'une manière terrible, tout ce qui traite d'objets terribles ou agit de façon analogue à la terreur, est [...] ► Lire la suite
C'est là que les ennuis ont commencé. Ce sourire. Ce foutu sourire.
Le crabe de terre ? Pourquoi pas ? C'est un tuyau super !!
Avoir de l'or faux est un malheur supportable et facile à découvrir ; mais le faux ami, c'est ce qu'il y a de plus pénible à découvrir.
C'est avec les bonnes bourgeoises qu'on fait les meilleures grues.
Croire, c'est laisser à Dieu le soin d'expliquer les actes que l'on pose.
Instruire un sot, c'est comme recoller un pot cassé, ça coule toujours !
Les impressions, c'est le cancer de l'objectivité.
C'est effrayant de vivre avec des gens qui vous connaissent. Ils vous empêchent de changer en ne s'apercevant pas que vous êtes un autre.
Trois choses sont nécessaires pour faire un bon livre : le talent, l'art et le métier, c'est à dire la nature, l'industrie et l'habitude.
Le Québec, qu'on le prenne de tous bords, tous côtés, c'est une difficulté intellectuelle, une entité qu'on ne retrouve pas dans les livres des définitions.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.
- Tu veux qu'on s'aime longtemps ? - C'est bien longtemps. C'est presque aussi bien que toujours et c'est moins prétentieux.
Le signe de la bonté chez les jeunes, c'est d'aimer la vieillesse ; et chez les vieux, c'est d'aimer la jeunesse.
Des vers, c'est de la prose avec des gants et des bretelles américaines ; c'est de la prose qui pose, qui fait plastron comme un invité en soirée.
L'adultère, c'est comme les cadeaux, c'est l'intention qui compte.
Sais-tu quel est mon plus grand souci ? C'est de tuer l'ennui. Celui qui rendrait ce service à l'humanité serait le vrai destructeur des monstres.
Stanley Kubrick doit continuer à filmer des personnages qui existent, et non idées qui n'existent plus que dans les tiroirs de vieux scénaristes croyant que le cinéma, c'est le septième art.
Si c'est un bon film, le son pourrait sonner et le public aurait toujours une idée parfaitement claire de ce qui se passait.
Ne serait-ce pas la vie : vivre ? Et c'est tout. Simplement.
C'est souvent aux femmes qui ont la beauté du diable que les hommes doivent leurs cornes.
L'amour, c'est le mot employé pour désigner à la fois la flamme sexuelle de la jeunesse, la routine de la quarantaine et la dépendance mutuelle du troisième âge.
La gauche et le pouvoir, c'est comme l'amour : le meilleur est dans l'escalier.
Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri.
Le destin, c'est le caractère.
Le style, c'est ce qui arrache une idée au ciel où elle se mourait d'ennui.
Vouloir faire l'amour, c'est un signe de vie : les morts n'ont pas ce genre d'envie-là.
L'imagination c'est de la mémoire fermentée. Quand on perd la mémoire on perd sa faculté d'imaginer.
La seule chose qui soit vraiment utopique, c'est l'utopie !
A la télévision la seule possibilité à la disposition de l'usager est de zapper d'une chaîne à l'autre, c'est-à-dire de changer radicalement d'environnement et d'images.
Vieillir, c'est ne plus avoir envie de découvrir et se cantonner à la reconnaissance.
Une phrase, c'est comme un vêtement. Il ne faut pas qu'elle gratte dans le dos, qu'elle gêne aux emmanchures ni qu'on s'y sente endimanché, ou tarte.
Sois toujours avec moi... Prends n'importe quelle forme... Rends-moi fou ! Mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver ! Oh ! Dieu ! C'est indicible ! Je ne peux pas vivre sans ma vie ! Je ne peux pas vivre sans mon âme !
Jouer, c'est rêver avec tout son corps.
Certaines erreurs seront commises en cours de route. C'est bon. Parce que certaines décisions sont prises en cours de route. Nous trouverons les erreurs. Nous allons les réparer.
Tout ce que vous voulez faire est plus que possible. C'est ce dont vous n'avez pas encore rêvé qui vous épatera.