Il y'a des acteurs qui préfèrent prendre la plume, moi je préfère dire le texte des autres. C'est mon métier !
C'est tout de même un peu curieux, c'est une technique qui s'apparente un peu au délit d'opinion, même presque au délit de sale gueule si j'ose dire.
Mes parents aimaient pas trop qu'on sorte ; pas trop de pognon d'abord ; et puis inquiets : Paris, tu penses, quels dangers ! et les filles ! les dévoreuses ! les méchantes ! ils m'ont foutu la trouille dès [...] ► Lire la suite
J'ai joué trois présidents, trois saints et deux génies - et c'est probablement assez pour n'importe quel homme.
C'est folie !
Lire, c'est voir le monde par mille regards, c'est toucher l'autre dans son essentiel secret, c'est la réponse providentielle à ce grand défaut que l'on a tous de n'être que soi.
C'est au commerce de s'adapter à l'art, et non pas à l'art de s'adapter au commerce.
La souffrance en soi est une absurdité, c'est seulement l'homme dans la souffrance qui peut prendre de la valeur ou se défaire.
Quand aux millénaires, c'est un abus d'imposer la naissance du Christ comme repère de quelque temps que ce soit.
La vie est ce que nous la rêvons. La mesure de la vie, c'est l'amour.
La justice est chose précieuse ; c'est pourquoi elle coûte cher.
Le théâtre vit d'idées élevées : c'est son gagne-pain.
C'est toujours trop tard, ou trop peu, ou les deux. Et c'est la voie du désastre.
Le terrible des mauvaises idées, c'est que peu à peu les mauvais esprits se familiarisent avec elles.
Ma statue, c'est la synthèse de la femme, l'Eternel féminin de Goethe, réduit à son essence. Cinq ans, j'ai travaillé, j'ai fait dire à la matière l'inexprimable. Et je crois, enfin vainqueur, avoir dépassé la matière.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
Le pire dans la vieillesse, ce n'est pas la diminution physique, c'est le dégoût de l'humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ? Rebelles à vingt-ans, poupons geignards à soixante-ans.
La rencontre avec l'autre se fait toujours dans un contexte de réticence et d'émerveillement. Le pire, c'est de rater la merveille par peur ou paresse...
Mais quoi qu'il en soit de la liberté, c'est aussi la raison pour laquelle il est important de comprendre ces systèmes, parce que, quand on ne les comprend pas on tend à s'en remettre à une autorité, qu'il s'agisse de [...] ► Lire la suite
Ce môme là, c'est un courant d'air ; là où il passe, les gens s'enrhument !
L'estime doit être fondée sur la préférence : tenir tout le monde en haute estime, c'est n'estimer rien.
C'est une question de temps; Mais vous vous adaptez à la culture et aux différents mode de vie. Les êtres humains sont adaptables.
Je vais travailler avec un réalisateur qui a du bon matériel, car au bout du compte, c'est ce qui compte.
- Jolie fille, ça fait longtemps que vous baisez ensemble ? C'est une simple question... - Et vous, vous baisez la votre depuis longtemps ? - Je ne suis pas marié, cette alliance est la pour faire croire aux gens que je suis digne de confiance... - Et vous l'êtes ? - Bien sur que non !
Un académicien, c'est un homme qui, à sa mort, se change en fauteuil.
Notre enthousiasme, c'est le fanatisme d'en face.
A part le doute, c'est le doute de croire qui fait le plus souffrir.
Réduction du temps de travail : pour les trente-cinq heures d'ici l'an 2000, rassurons tout le monde, c'est trente-cinq heures par semaine ; ce n'est pas seulement trente-cinq heures d'ici l'an 2000 !
C'est pas parce qu'on y voit double qu'à la fin on y voit mieux.
Là où il y a du monde, les Parisiens viennent en foule. Ce qui fait le succès d'un endroit, c'est qu'il a du succès...
L'enfer est médiocre, l'enfer c'est l'échec de l'amour.
C'est le lot des mal-aimées de se raccrocher des heures voire des jours à des bouts de phrases écervelées.
C'est l'originalité qui étouffe l'âme, pas l'inverse.
Y'a des lois c'est un peu des MST, tu dis oui, tu regrettes, puis après impossible de t'en débarrasser.
C'est l'échec qui est facile. Le succès est toujours difficile.
Sourire, c'est parfois montrer que l'on n'est pas si sérieux qu'il semble, c'est atténuer les reproches, assurer une communion spirituelle que l'homme trop sérieux ne connaît pas. Sourire, c'est parfois détourner autrui du monde compact des intérêts pour l'appeler à une communion dans le non-sérieux.
L'Étranger est ce que les personnes dogmatiques appellent « une hautaine et pure manifestation d'art » ; à mon humble avis, c'est mieux que cela.
Si sauvage qu'elle soit par nature, la guerre n'en porte pas moins la marque des faiblesses humaines, et la contradiction que nous constatons ici, c'est à dire le fait que l'homme cherche et crée le danger tout en le redoutant, ne surprendra personne.
La scène, c'est faire l'amour pendant une heure et demie, alors que le cinéma, c'est une succession de petites éjaculations précoces.
Le passé doit être respecté et reconnu, mais pas adoré. C'est notre avenir dans lequel nous trouverons notre grandeur.
Les gens disent que le graffiti est laid, irresponsable et puéril... mais c'est seulement s'il est bien fait.
Quand c'est la crise, c'est bien connu, les rats que nous sommes se bouffent entre eux.
Je suis une actrice, c'est ma contribution.
C'est quoi le projet ?
Je veux savoir si le monde a un organisateur et comment c'est organisé. Il y a une vraie curiosité chez moi pour la manière dont tout ça fonctionne.
Surfer sur internet c'est comme pour le sexe : tout le monde se vante de faire plus qu'il ne fait. Mais pour le cas d'Internet, on se vante bien plus.
Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n'étudient pas : c'est le peuple.
Ce qui peut arriver de pire à Dieu, c'est que l'homme ne mette plus en doute son existence. C'est aussi ce qui peut arriver de pire à l'homme.
Le monopole, c'est le dogme.
La vie, c'est ce qui se déroule lorsque nous planifions autre chose.