Ne jamais parler de soi aux autres et leur parler toujours d'eux-mêmes : c'est tout l'art de plaire.
Un modéré, c'est un monsieur qui s'occupe modérément des intérêts d'autrui.
Donner, c'est aussi donner de la joie.
Je m'en fous de mourir, mais c'est d'être outragé qui me gêne.
Une même loi pour le Lion et le Boeuf, c'est l'oppression.
Le premier Mai c'est pas gai,Je trime a dit le muguet,Dix fois plus que d'habitude,Regrettable servitude.Muguet, sois pas chicaneur,Car tu donnes du bonheur,Pas cher à tout un chacun.Brin d'muguet, tu es quelqu'un.
Qu'est-ce qu'une entreprise ? C'est simplement une idée qui améliore la vie de quelqu'un d'autre.
Je fais bien de ne pas rendre l´accès à mon coeur facile; quand on y est une fois entré, on en sort pas sans le déchirer, c´est une plaie qui ne cautérise jamais bien.
La seule vraie personne que vous devez connaitre, c'est vous.
Il y a des femmes dont on ne supporte ni la présence ni l'absence... c'est sans solution.
C'est la présence qui fait le silence d'une chambre.
Ne pensez pas que ceux qui poursuivent les dames prennent tant de peine pour l'amour d'elles ; car c'est seulement pour l'amour d'eux et de leur plaisir.
Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.
L'intensité de l'amour est une question de mesure à l'intérieur de chacun, et c'est bien ce qu'il y a de pathétique chez les humains que la faculté de s'accrocher à si peu... de s'accrocher à rien.
La grandeur du sacrement, c'est de s'agenouiller, de s'accuser, de recevoir l'absolution et d'apprendre en même temps, dans ce petit claquement sec du guichet, qu'on n'est jamais absout.
C'est là un livre dont on dit : « Lisons-le tout de suite pour n'avoir pas à le lire plus tard».
Quand on est sur le point d'abandonner, c'est le moment de continuer.
Le 14 juillet, c'est le jour où le peuple français s'est levé pour écrire sa propre histoire.
Un acteur joue un rôle et c'est tout. Je ne suis pas Spartacus. Je dois savoir toujours où je suis.
Le type de relation le plus facile pour moi est avec dix mille personnes. Le plus dur c'est avec une.
L'"indifférence" politique, cette catatonie du citoyen moderne, c'est celle de l'individu à qui toute décision échappe, ne conservant que la dérision du suffrage universel.
Prendre un livre dans une bibliothèque et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
Les gens ne comprennent pas que c'était peut-être mon plus grand plaisir de piloter une F1 quand c'est mouillé.
La mode, c'est fait pour s'amuser, pour garder un peu de frivolité, se faire plaisir... mais aussi se tromper. Le bon goût, c'est également fait de mauvais goût, sinon c'est un peu triste.
C'est fou comme les adultes sont enfantins... Ils sont enfantins mais vulgaires.
Je n'avais jamais pensé que je serais une actrice - j'étais censé être une avocate. Mais la motivation est la même: lorsque vous agissez, vous défendez un rôle; Vous devez être convaincant. C'est la même carrière.
En ce moment, je reçois beaucoup de prix : Méditerranée, trophée Marianne, d'autres que j'ai oubliés... Quand les hommages pleuvent, c'est que la mort est proche.
L'ennui des élections, c'est que l'élu se croit obligé d'appliquer son programme, au moins au début...
Un des avantages de la pauvreté, c'est qu'elle vous oblige à pratiquer la vertu.
Bien qu'Amour soit enfant, c'est un enfant discret, Qui n'oserait parler s'il ne parle en secret.
Le mariage c'est la robe. Après, évidemment, on a le mari !
On peut beaucoup plus largement se passer des hommes que des femmes, c'est pourquoi c'est eux qu'on sacrifie dans la guerre.
Tout s'arrange en dînant dans le siècle où nous sommes Et c'est par des dîners qu'on gouverne les hommes.
Si chacun dit le contraire, c'est parce qu'il a raison.
Notre enthousiasme, c'est le fanatisme d'en face.
Qui on épouse n'a guère d'importance : le lendemain matin, on trouvera toujours que c'est quelqu'un d'autre.
La mort, c'est comme l'amour, une conception de la beauté.
Tu me demandes un conseil ; je te le donne, mais surtout ne le suis que si toi tu le désires, parce que ce conseil n'a de valeur que d'échange parlé ; c'est la réaction de quelqu'un d'une autre génération à ce qui te questionne.
Il est évident que la concurrence, c'est la liberté. Détruire la liberté d'agir, c'est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer ; c'est tuer l'intelligence, c'est tuer la pensée, c'est tuer l'homme.
Quand je suis à jeun, je ne peux pas supporter le monde, et quand j'ai bu, c'est le monde qui ne peut plus me supporter
La haine, c'est un sentiment que je porte en moi depuis longtemps. De qui, de quoi ?... Peut-être de moi ! D'ailleurs : Mylène = mille haines.
La science consiste à faire ce qu'on fait en sachant et en disant que c'est tout ce qu'on peut faire, en énonçant les limites de la validité de ce qu'on fait.
Pourquoi ai-je si peu de contrôle ? C'est le cas de beaucoup de gaspillage et de douleur dans ma vie.
Une fois qu'elle sait lire, il n'y a qu'une chose en laquelle vous pouvez lui apprendre à croire et c'est elle-même.
C'est totalitaire, l'ironie.
C'est classe, de choisir de mourir à vingt-sept ans. Ou à quatre-vingts ans. Entre les deux, ça ne ressemble à rien.
Sacrifier la conviction à la situation, ce n'est pas trahir, c'est simplement vieillir.
Sourire - c'est oublier la grimace.
Quand on cherche vraiment la vérité, ce que l'on trouve, c'est Dieu.
Ce qu'aiment les hommes, ce que tu aimes, ce n'est pas connaître, ce n'est pas savoir : c'est osciller entre deux vérités ou deux mensonges.