C'est un tort de lire un livre avant d'en faire la critique. Ca donne des préjugés.
La mort, c'est comme une compétition ou chacun espère arriver le dernier.
La mort, c'est ce qui nous échappe. L'ultime bévue.
L'opposition, c'est la vie.
Vraiment, quand je pense à tous les mauvais films qui sont faits, et même aux bons, je me dis que tout ce qui compte dans le fond, c'est de vivre avec ceux qu'on aime et de les garder tout le temps près de soi. C'est la seule chose qui compte.
Ce qui importe ici, c'est seulement de constater que, partout, une fonction sociale est à la base de la domination politique, et que la domination politique n'a aussi subsisté à la longue que lorsqu'elle remplissait cette fonction sociale qui lui était confiée.
Cela m'est égal que d'autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d'écrire, car c'est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
Pour certains de nos philosophes (et de nos écrivains), être, c'est être perçu à la télévision, c'est-à-dire, en définitive, être perçu par les journalistes, être, comme on dit, ''bien vu'' des journalistes.
Dire l'absence, c'est d'emblée poser que la place du sujet et la place de l'autre ne peuvent permuter ; c'est dire : « je suis moins aimé que je n'aime ».
Les gens pensent que je suis contre les critiques parce qu'ils sont négatifs pour mon travail. Ce n'est pas ce qui me dérange. Ce qui me dérange, c'est que les critiques n'ont pas vu le travail.
Dieu n'est pas une idée qu'on prouve, c'est un être par rapport auquel on vit.
On ne plaint pas un homme d'être un sot ; et peut-être qu'on a raison. Mais il est fort plaisant d'imaginer que c'est sa faute.
L'honneur, c'est la vérité.
Renversez tout... toujours ! En vous-même ! L'habituel, c'est la mort.
Tous les voisins sont des serpents à sonnettes. Des vermines qui attendent l'occasion de vous claquer la porte au nez. Dans le monde entier, c'est la même chose.
Pauvre homme du Nord, enchanté un jour par cette beauté, je songe au page des chiens courant du seigneur de Laon. Sa vie, vous l'allez voir, c'est toute la nôtre, enfoncée dans la médiocrité des besognes et des contacts professionnels, illuminée par de courts éclairs.
Les plus coupables sont les moins généreux ; c'est la règle.
Travailler seul et seulement pour soi-même, c'est insuffisant. Bien sûr, chacun doit travailler individuellement, car une collectivité doit être formée par des individus bien développés, mais sans jamais perdre de vue l'intérêt de la collectivité.
- C'est pas possible Leïto ! On tue pas 2 millions de personnes sous prétexte qu'on arrive pas à résoudre leurs problèmes. - On en a bien tué 6 millions sous prétexte qu'ils n'étaient pas blond aux yeux bleus !
Alors c'est ça l'âge adulte : un tissu sordide de relations intimes, aussi complexes qu'ignobles.
La politique, c'est le présent désincarné ; elle ne tient compte ni du passé, ni de l'avenir, c'est une invention des hommes pour évacuer tranquillement le quotidien.
Vieillir, pour moi, c'est une chance. Si je vieillis, c'est que j'aurai eu le temps de faire ce que je dois. Déjà, à trente-sept ans, j'ai la disposition d'esprit de considérer comme une chance chaque année qui passe.
Certes c'est en se dirigeant qu'on devient dirigeable.
C'était simple, le monde des Européens, à commencer par leur langage était l'inverse du nôtre. La preuve c'est que la planisphère représentait le globe terrestre à l'envers : L'Europe en Haut, l'Afrique en bas alors que ça devait être le contraire.
Il faut être deux pour s'aimer. Il faut être deux pour se haïr et je vous aimerai malgré vous. Penser à vous fait battre mon coeur plus vite et c'est la seule chose qui compte pour moi.
J'suis p't'êtr' pas connu dans la noblesseNi chez les snobards.Quand on veut m'trouver faut qu'on s'adresseDans tous les p'tits bars...On lit mon nom sur tout's les glacesEt sur les ardois's des bistrots,L'tabac du coin c'est mon palaceOù le soir je r'trouv' les poteaux.
L'affection que m'envoyaient les gens, j'avais l'impression que ça pouvait me guérir de tous les maux. C'est d'une telle force qu'on se dit: je suis immortel maintenant.
- Qu'est ce qu'il y'a t'as avalé un pitt bull ou quoi ? - Non c'est mon fils qui est en train d'avaler du cannabis ! J'te jure être mère c'est une tragédie ! - Ça c'est ce qu'on dit quand on a la chance de l'être...
On se demande ce qu'il y a de nouveau. Il y a de nouveau que c'est toujours la même chose.
Être : Mon drame c'est celui d'Hamlet, mais lui n'avait pas la chance d'enregistrer de disques.
Je n'ai jamais fait ce métier par vocation. Ma vocation, c'est aventurier. Explorateur de l'existence. C'est ce qui me rend libre.
Imaginer, c'est se figurer le monde au delà des mesures contrôlées.
Une jeune femme à sa copine :« Si on autorisait les buralistes à accepter les Tickets-resto pour les clopes, les ventes baisseraient pas autant. C'est un buraliste qui m'a dit ça. »
Moins je parle d'être noir, mieux c'est.
Le moyen de bien écrire, c'est de vivre intensément.
Les vrais jaloux n'ont, vu de l'extérieur, aucune raison rationnelle de l'être. Ils le sont, voilà tout. Sans rime ni raison. C'est une calamité. Un poison. Ils sont intoxiqués par ce poison.
- Il y a tellement de souffrances et je ne sais pas comment faire pour ne pas y prêter attention. - Qu'est ce qui te blesses Charlie ? - Non, pas moi ! C'est eux. C'est tout le monde. Ça s'arrête jamais.
Le moyen de ne pas varier, c'est de ne pas penser.
L'avantage dans la comédie, c'est que l'acteur ne se prend pas pour ce qu'il joue.
L'agneau n'alléguait rien pour sa juste défense, qui ne mit le loup dans son tort ; mais il ne savait pas qu'opprimer l'innocence, c'est le droit du méchant, quand il est le plus fort.
Je prie pour ne jamais me rendre au théâtre ou sur un plateau avec des semelles de plomb. Pour le reste, je fais joujou. Mon métier, c'est un art de vivre !
La catastrophe, c'est l'irruption de quelque chose qui ne fonctionne plus selon les règles, ou bien selon des règles que nous ne connaissons pas, et que nous ne connaitrons peut-être jamais. Plus rien n'y est simplement contradictoire ou irrationnel, tout y est paradoxal.
On aime les gens et on les tue : Pan ! Ah oui, vraiment, l'amour est amusant. Les vaches qu'on aime, on les mange quand même. Ah oui vraiment, l'amour c'est tout un système.
Je crois que l'amour est ce qui fait tourner le monde. Peu importe l'âge ou la jeunesse, l'amour est la raison pour laquelle nous sommes ici. C'est l'essence même de son être.
S'il y a une chose qui m'est étrangère, c'est le shopping pour le plaisir. D'autre part, je pense qu'il est juste d'honorer tous ceux qui créent de belles choses et de donner satisfaction à ceux qui me voient les porter.
On ne peut pas tout porter, même si c'est joli.
Le blond, en sifflotant il te l'a montée (la bibliothèque), il a mis les livres dedans, il en a lu deux ! Et toi à chaque fois que tu montes une étagère, tu dis à ta femme « Ahhh t'a vu hein, alors, c'est moi ou c'est pas moi hein ?
Un écrivain, c'est le funambule de la société.
Ce qui manque avec l'ordinateur c'est de mâchouiller le bout du crayon.
Un bon informaticien est bien trop précieux pour qu'on le gaspille à gérer une équipe ; c'est pour cela qu'il est bien mieux payé que son manager qui est lui remplaçable à tout instant.