C'est au contraire du fait que nous sommes humains, et que nous vivons dans la sombre perspective de la mort, que nous connaissons la violence exaspérée, la violence désespérée de l'érotisme.
Rémunérer les femmes à la même hauteur que les hommes reviendrait instantanément à placer entre leurs mains une part phénoménale de la richesse mondiale. Or tout le monde sait que la richesse, c'est le pouvoir.
La justice en soit est pour ceux qui veulent croire en la vérité et l'expertiser par toutes ses preuves, rien n'est vérité sans toutes ces étapes. Sans ça c'est de la dérision ou de l'injustice.
La plupart des avocats sont des mecs marrants, irrévérencieux, insolents, un peu anars. Une tablée d'avocats, c'est un joyeux bordel : on déconne, on picole, on refait le monde. Cinq avocats se marrent mieux que cinq juges.
C'est émouvant d'avoir des lecteurs. C'est merveilleux, on a l'impression qu'on peut communiquer.
Ce ne sont pas les gens qui ne me comprennent pas, c'est moi qui me retire du monde petit à petit, et c'est une solution qui n'est pas une solution.
Le peuple, c'est tous ceux qui ne comprennent pas.
C'est une justice à nous rendre : à partir de ce jour-là nous ne laissâmes le vieux meunier manquer d'ouvrage. Puis, un matin, maître Cornille mourut, et les ailes de notre dernier moulin cessèrent de virer, pour toujours cette fois...
La science consiste à faire ce qu'on fait en sachant et en disant que c'est tout ce qu'on peut faire, en énonçant les limites de la validité de ce que l'on fait.
Je demande aux gens pourquoi ils ont des têtes de cerf sur leurs murs. Ils disent toujours parce que c'est un si bel animal. Je pense que ma mère est attirante, mais j'ai des photos d'elle.
Réaliser, c'est bien plus que savoir faire un champ-contrechamp il me semble, non ? Et là je les vois tous devenir cinéastes, les Lellouche, les Dujardin, etc. Est-ce que c'est là qu'ils sont le plus intéressants ? Je ne crois pas.
C'est paradoxalement quand ils entrent dans la réserve que les généraux commencent à commettre des indiscrétions.
Etre asocial, c'est être.
Rassembler les familles c'est un crime.
C'est aberrant de voter pour le Front National, ça me fait peur.
Bon Dieu! que de peine à prouver, en économie politique, que deux et deux font quatre; et, si vous y parvenez, on s'écrie : « c'est si clair, que c'en est ennuyeux. » - Puis on vote comme si vous n'aviez rien prouvé du tout.
L'ennui, me dit-il, c'est que j'aime ma femme...
L'inconvénient de la vérité, c'est qu'elle ne fait jamais le détail. Un morceau de vérité est un mensonge. Or, pour en revenir au langage, les mots ne sont jamais que les morceaux de vérité. Chacun est l'éclat trompeur d'un miroir brisé que jamais personne ne recollera.
Est-ce qu'il y a vraiment tant d'atmosphères dans les romans d'Agatha Christie ? Peut-être qu'on se les invente - simplement parce qu'on se dit : c'est un roman d'Agatha Christie.
Le moins qu'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas.
C'est un fait que de nombreuses guerres et conflits qui se déroulent dans le monde entier sont aggravés ou combattus strictement pour les intérêts géopolitiques de l'énergie fossile, et bon nombre des régimes les plus dangereux du monde sont financés par les dollars des combustibles fossiles.
Les personnes célèbres sentent qu'elles doivent être perpétuellement sur la crête de la vague, sans se rendre compte que c'est contre toutes les règles de la vie. Vous ne pouvez pas être au top tout le temps, ce n'est pas naturel.
Les tendances ne sont jamais un péché. Le péché c'est l'acte.
Définition de l'apophtegme : L'apophtegme est un dit mémorable, un trait remarquable, qui, parti d'une âme ou d'une tête énergique, fait sur nous une vive impression, c'est un éclat d'esprit, de raison et de sentiment.
Ce qui compte, c'est d'avoir toujours quelque chose à attendre, tu sais.
L'observation est active et volontaire. La contemplation involontaire et passive. Dans l'observation, le courant principal va de l'esprit à l'univers. Dans la contemplation, c'est le contraire.
Les boeufs ? Les flics, si vous préférez. Oui, car si chez nous le flic est un poulet, au Québec c'est un boeuf. Et en Angleterre, c'est un pig, un cochon. C'est comme ça. Nous n'avons pas la même lecture zoomorphique du représentant de l'ordre.
L'une des choses les plus tristes, chez l'homme, c'est sa manière de vieillir...
Je vois toujours où je n'ai pas fait les choses de la bonne façon. Je ne vois que le gros du travail. C'est un peu de ma sagesse, si vous voulez l'appeler ainsi.
L'inspiration vient vraiment d'abord du personnage et de l'histoire. Cette vision de ce qu'est l'histoire et de ce qu'est le personnage, du monde qu'il habite et de ce que l'histoire veut raconter. C'est vraiment ce qui m'inspire.
C'est Elvis qui m'a réellement accroché à la musique. Quand j'ai entendu Heartbreak Hotel, je me suis dit "c'est ça !".
L'éducation n'est pas un résultat. C'est un processus.
Jacques a toujours été un peu un chien fou, dans le bon sens du terme. Il a une vraie vie de saltimbanque. Moi c'est pareil, j'ai une vie de saltimbanque ! J'ai trois enfants aussi, mais avec deux femmes seulement. Donc, il y a un progrès !
Si tu n'es pas idéaliste à vingt ans, c'est que tu n'as pas de coeur. Si tu l'es toujours à trente, c'est que tu n'as pas de tête.
La mémoire, c'est l'imagination à l'envers.
C'est déjà assez triste dans la vie de se passer de quelque chose qu'on aimerait avoir. Mais, malheur du sort, ce qui m'enrage, c'est de ne pouvoir donner aux autres ce que vous voudriez qu'ils aient.
Nous n'avons pas de télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à la noyade dans la bouillie des images. La bibliothèque est un rempart, une arme, elle me protège du monde. et m'offre des arguments pour l'affronter.
Léopold et Clotilde sont au cimetière de Bagneux. C'est toujours pour eux un apaisement de s'y promener. Ils parlent aux morts et les morts leur parlent à leur manière. Leur fils Lazare et leur ami Marchenoir sont là, et les deux tombes sont cultivées par eux avec amour.
Notre lutte est une lutte pour racheter l'âme de l'Amérique. Ce n'est pas une lutte qui dure quelques jours, quelques semaines, quelques mois ou quelques années. C'est la lutte d'une vie, plus d'une vie.
La seule chose qu'un acteur doit à son public, c'est de ne pas les ennuyer.
Ne savoir pas dissimuler, c'est ne savoir pas vivre.
La fin des jalousies, c'est l'indifférence.
Quel genre d'homme vais-je décider d'être ? A dix-neuf ans, c'est une question que l'on se pose. A trente-neuf, on dit : "Si seulement le destin n'avait pas fait de moi l'homme que je suis."
La peur, c'est relatif.
Serge écrit de la musique, alors c'est étrange de me retrouver dans ce monde-là encore, non pas que ça me manquait de taper sur un vieux piano, mais j'avais un peu peur de me répéter.
Quel que soit l'âge, c'est toujours un peu effrayant de s'engager dans une relation. Plus on vieillit, plus la personnalité s'affirme, plus on construit sa vie, et plus il devient difficile d'assembler les pièces du puzzle.
À chaque étape du processus, j'ai mis un point d'honneur à sous-promettre et à sur-livrer. À long terme, c'est le seul moyen d'assurer la sécurité de n'importe quel travail.
C'est l'échec qui vous donne la bonne perspective sur le succès.
Je pense que c'est miraculeux que quelqu'un survive à lui-même.
C'est à cause de mon grand intérêt pour l'Occident, et de ma conviction que son développement serait aidé par l'intérêt que je pourrais éveiller chez les autres, que j'ai décidé d'amener l'Occident à l'Est par le biais du Wild West Show.