Convaincre, c'est intimider.
La gloire de Dieu, c'est cela l' « autrement qu'être ».
C'est bon d'avoir eu un copain. C'est moins douloureux qu'une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l'espoir qu'on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par nouveaux souvenirs avec un autre.
Les critiques que l'on nous adresse ne sont rien à côté de celles que nous nous faisons. C'est que nous créons dans le doute et qu'ils écrivent en toute certitude.
Le Bourgeois mâle et femelle ne saurait être compris tant qu'on ne se pénètre pas de cette idée qu'étant aujourd'hui le maître du monde, s'il y a quelque chose à souffrir, cela regarde ses esclaves, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas bourgeois comme lui.
Ce qui est bien, c'est que, quand on cherche une fille très grande, on pense à moi.
C'est difficile de vous dire comment je vais. Il y a une ligne que je m'efforce de suivre, mais tout autour de cette ligne je dessine intérieurement des cercles et des méandres.
C'est peu d'estre Poëte, il faut estre amoureux.
Chez les femmes, c'est le coeur qui argumente, pas l'esprit.
J'aime jouer des personnages étranges. Certaines personnes pourraient dire que cela a quelque chose à voir avec une partie cachée de moi-même, mais je pense que c'est beaucoup plus simple que cela : les gens normaux ne sont tout simplement pas très intéressants.
Je suis le plus grand, je suis le meilleur, la seule différence avec les autres champions, c'est que moi je n'ai pas encore commencé à jouer.
Pour être acteur, il faut avoir une certaine dose de folie en soi. C'est pourquoi, lorsque les gens vous rencontrent et que vous semblez très ensemble, ils sont assez surpris - ils ne vous voient pas derrière des portes closes.
J'ai été traversé par mai 68. Après, j'ai été tenté par le marxisme. Mais quand j'ai vu l'horreur, les dissidents russes et les goulags, j'ai réalisé que c'est bien sur le papier, mais dans les faits, c'est une horreur à l'égal du nazisme.
La télévision de qualité, c'est une télévision qui essaie d'enrichir plutôt que d'abêtir, qui se veut simple dans son exposé mais qui est ouverte à toutes les curiosités, à toutes les connaissances.
La seule liberté que nous concède la vie, c'est de choisir nos remords.
C'est bigamie d'aimer et de rêver.
Quand on prie c'est toujours long.
Le vent tout seul ne fait pas de bruit, c'est quand il souffle dans les branches qu'on l'entend., autant dire que c'est la branche qui fait le vent, il lui doit tout...
C'est présomptueux de dire que vous savez comment quelqu'un se sent.
La sauvagerie du confinement, c'est que les politiques ne savent pas où ils sont, ni ce qu'est ce putain de Covid. Il y a eu un paquet d'âneries de dites depuis mars.
Quand c'est non, c'est non, on est bien d'accord. Mais comment fait-on pour rouler un patin aujourd'hui ? On adresse un courrier recommandé AR et on attend la réponse ?
Je procède toujours par légère exagération, c'est ma méthode.
Un livre, c'est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c'est un trésor qu'il faut extirper d'un coffre verrouillé. Un livre, c'est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots.
La justice, c'est la bonté mesurée en millimètres.
Ce que l'homme redoute le plus, c'est ce qui lui convient.
S'habituer c'est se tuer.
Travailler n'est pas produire seulement des richesses économiques, c'est toujours aussi une manière de se produire.
C'est ainsi : dans le flot de statues qu'elle charrie, l'histoire écrite par les hommes recrache les noms de récupérateurs, voire de faussaires, mais oublie régulièrement de citer les précurseurs véritables, ceux qui ont payé leurs convictions de leur sang ou de leur carrière.
L'inspiration vient vraiment d'abord du personnage et de l'histoire. Cette vision de ce qu'est l'histoire et de ce qu'est le personnage, du monde qu'il habite et de ce que l'histoire veut raconter. C'est vraiment ce qui m'inspire.
Dans certains de mes propos, j'ai blessé des gens. Je pense qu'on peut bouger les choses sans blesser les gens, et c'est ça que je ne referais plus. Au moment où je l'ai fait, je n'ai pas mesuré que je blessais.
Le problème avec les comédies romantiques, c'est que vous connaissez la fin par l'affiche. Ce ne sont donc pas des films que vous pouvez continuer à faire encore et encore, attendez-vous à être satisfaits d'une manière ou d'une autre.
M. Hitchcock m'a tout appris sur le cinéma. C'est grâce à lui que j'ai compris que les scènes de meurtre devaient être tournées comme des scènes d'amour et les scènes d'amour comme des scènes de meurtre.
L'ennuyeux, quand on a décidé de vivre dans une maison de campagne, c'est qu'on est obligé de passer les trois quarts de ses journées à la ville, pour gagner de quoi la payer.
Se souvenir, c'est s'écorcher.
En vieillissant, peut-être que l'athéisme est difficile à tenir. C'est douloureux.
La fête, c'est un dimanche un peu plus animé, voilà, tout.
Sur ce qu'il vient d'écrire dans la journée, il a des peurs nocturnes. La nuit, fantastiquement, ramène tout à l'imaginaire de l'écriture : l'image du produit, le potin critique (ou amical) : c'est trop ceci, c'est trop cela, ce n'est pas assez... La nuit, les adjectifs reviennent, en masse.
Les boeufs ? Les flics, si vous préférez. Oui, car si chez nous le flic est un poulet, au Québec c'est un boeuf. Et en Angleterre, c'est un pig, un cochon. C'est comme ça. Nous n'avons pas la même lecture zoomorphique du représentant de l'ordre.
Photographier une personne, c'est affirmer qu'elle nous intéresse.
Rémunérer les femmes à la même hauteur que les hommes reviendrait instantanément à placer entre leurs mains une part phénoménale de la richesse mondiale. Or tout le monde sait que la richesse, c'est le pouvoir.
Le théâtre, c'est plus marrant que la réalité.
Réaliser, c'est bien plus que savoir faire un champ-contrechamp il me semble, non ? Et là je les vois tous devenir cinéastes, les Lellouche, les Dujardin, etc. Est-ce que c'est là qu'ils sont le plus intéressants ? Je ne crois pas.
Le saint dostoïevskien, c'est Robin Cook.
L'érudition, c'est la mémoire et la mémoire, c'est l'imagination.
La tragédie de l'homme, c'est que quand il peut faire quelque chose, il finit toujours par le faire.
Donne ce que tu as. Pour certains, c'est mieux que tu n'oses l'espérer.
La seule chose que j'aime chez les riches, c'est leur argent.
Le besoin de l'homme, c'est de s'égaler soi-même.
Chaque chose dans le monde qui a été faite par quelqu'un a commencé par une idée. Alors en attraper une qui est assez puissante pour en tomber amoureux, c'est l'une des plus belles expériences.
C'est une justice à nous rendre : à partir de ce jour-là nous ne laissâmes le vieux meunier manquer d'ouvrage. Puis, un matin, maître Cornille mourut, et les ailes de notre dernier moulin cessèrent de virer, pour toujours cette fois...