Etre cohérent c'est se mutiler.
C'est par là que Magdeleine, cette fameuse pécheresse et cette pénitente aussi célèbre, obtint l'entière abolition de tous les déréglements de sa vie, et qu'elle parvint à un degré si éminent de sainteté.
Quand on a pris goût à l'exhibitionnisme, c'est difficile de se tenir.
Le malheur de tout homme d'idée, c'est-à-dire d'ambition, c'est de ne jamais vivre le présent. Il ne le jouit pas, il ne le goûte pas, il le franchit sans cesse et il le saute. Il vit sans cesse en avant, aspirant l'avenir.
Le plus grand prix qu'on puisse payer pour quoi que ce soit, c'est de le demander.
Un peu d'esprit et beaucoup d'autorité, c'est ce qui a presque toujours gouverné le monde.
Le besoin de l'homme, c'est de s'égaler soi-même.
Le comble de l'infortune, c'est quand une illustre origine donne à nos malheurs une sorte de célébrité.
S'accepter comme colonisateur, ce serait essentiellement [...] s'accepter comme privilégié non légitime, c'est-à-dire comme usurpateur. L'usurpateur, certes, revendique sa place et, au besoin, la défendra par tous les moyens. Mais, il l'admet, il revendique une place usurpée. C'est dire qu'au moment même où il triomphe, il admet que triomphe de lui une image qu'il condamne.
Mes enfants aiment ma mère et je dis à mes enfants que ce n'est pas la même femme avec laquelle j'ai grandi. Dorénavant, c'est une vieille femme qui essaie d'entrer au paradis.
Maintenant, c'est le seul moment dans ma vie où je peux être 100% égoïste. Je ne suis pas mariée; Je n'ai pas d'enfants; Je peux me concentrer sur ma carrière.
Le meilleur conseil qui m'a été donné était que je devais être 10 fois plus intelligent, plus courageux et plus poli pour être égal. Donc c'est ce que j'ai fait.
Des investissements, c'est de l'argent. De ce côté-là, ça ressemble pas mal à des dépenses.
Les raisons ne sont que des raisons, c'est-à-dire que ce ne sont peut-être pas des vérités.
Le vent tout seul ne fait pas de bruit, c'est quand il souffle dans les branches qu'on l'entend., autant dire que c'est la branche qui fait le vent, il lui doit tout...
Le Bourgeois mâle et femelle ne saurait être compris tant qu'on ne se pénètre pas de cette idée qu'étant aujourd'hui le maître du monde, s'il y a quelque chose à souffrir, cela regarde ses esclaves, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas bourgeois comme lui.
L'intelligence, c'est l'amour avec la liberté.
La médiocrité est ma plus grande peur. Je n'ai pas peur de l'échec total parce que je ne pense pas que cela arrivera. Je n'ai pas peur du succès parce que ça vaut mieux que l'échec. C'est être au milieu qui me fait peur.
Le problème avec les comédies romantiques, c'est que vous connaissez la fin par l'affiche. Ce ne sont donc pas des films que vous pouvez continuer à faire encore et encore, attendez-vous à être satisfaits d'une manière ou d'une autre.
Il y a quelque chose dont j'étais fou, c'est le twin-set. Est-ce que ça existe encore ? J'aimerais beaucoup que le twin-set revienne. Je me rappelle des femmes en twin-set, avec un petit collier de perles. C'était chic.
L'éducation n'est pas un résultat. C'est un processus.
Ce qui m'a toujours beaucoup nui, c'est que j'ai toujours trop méprisé ceux que je n'estimais pas.
Emanciper les femmes, c'est les corrompre.
Ce qui unit les humains et les chats, au-delà des caresses, c'est le sommeil. Où qu'ils soient, les petits félins vous invitent à l'assoupissement, dans la chaleur de leur fourrure soyeuse. Pouvoir dormir côte à côte, des heures durant, sans bouger est une forme d'intimité plus profonde que le langage ou les jeux.
Sur ce qu'il vient d'écrire dans la journée, il a des peurs nocturnes. La nuit, fantastiquement, ramène tout à l'imaginaire de l'écriture : l'image du produit, le potin critique (ou amical) : c'est trop ceci, c'est trop cela, ce n'est pas assez... La nuit, les adjectifs reviennent, en masse.
C'est la responsabilité du système éducatif d'apporter à chacun, oui, vraiment à chacun, quelles que soient ses possibilités intellectuelles apparentes, les moyens d'être une peu moins myope face au réel.
M. Hitchcock m'a tout appris sur le cinéma. C'est grâce à lui que j'ai compris que les scènes de meurtre devaient être tournées comme des scènes d'amour et les scènes d'amour comme des scènes de meurtre.
Vous devez aimer ce que vous faites, et vous devez en avoir besoin comme si vous aviez besoin d'air. Et il n'y a rien d'autre qui me donnerait le même degré de satisfaction que d'être acteur, c'est pourquoi je ne peux pas m'en éloigner.
L'ennui de certaines conversations, c'est que les causeurs y parlent trop haut pour que leurs propos puissent nous endormir.
Le difficile n'est pas d'avoir été quelqu'un, c'est de le rester.
C'est ma femme qui a tout monté. Je ne trouve pas d'autre explication. Elle a su mon accident, elle a cru que j'étais mort et elle a fait passer son amant pour moi.
Enfin me voilà dehors. Je suis la seule personne, dans le monde où je vis, la seule personne qui sache se lever et partir. Quel orgueil, encore ! Mais c'est comme ça. Partir est un art trop peu connu.
Nous avons abandonné (ah ! certes, contre notre gré) les Alsaciens-Lorrains durant un demi-siècle. Dès lors, il ne nous appartient pas, à nous, Français de l'intérieur, de chagriner aucun d'eux sur la manière dont il s'est accommodé de l'intolérable situation [...] ► Lire la suite
Tu as raison, plus on a des biens, plus on a d'ennuis, c'est ainsi qu'on disait à une époque, non? Nous sommes un peu esclaves de ces biens que nous avons emportés.
Le plus bel avantage d'un ciel, c'est de nous laisser croire que nous sommes attendus. Ce sont donc les chemins du ciel qui sont intéressants, car, une fois qu'on est arrivé, il n'y a évidemment rien à ajouter.
J'ai été traversé par mai 68. Après, j'ai été tenté par le marxisme. Mais quand j'ai vu l'horreur, les dissidents russes et les goulags, j'ai réalisé que c'est bien sur le papier, mais dans les faits, c'est une horreur à l'égal du nazisme.
Les grands romanciers sont des romanciers philosophiques, c'est-à-dire le contraire des auteurs de thèses.
C'est quand qu'on arrive ?
Il n'y a aucune vertu à chercher la bagarre. Si vous vous trouvez dans une bagarre, votre boulot, c'est de gagner. Mais si vous ne pouvez pas gagner, vous devez chercher à vous en sortir.
Ne savoir pas dissimuler, c'est ne savoir pas vivre.
Le sommeil dévore l'existence, c'est ce qu'il y a de bon.
Mourir, c'est fermer une parenthèse.
Avec la science tu meurs de plus en plus vieux mais tu nais pas de plus en plus jeune, c'est pour ça qu'on a de plus en plus de vieux et de moins en moins de jeunes...
L'amour, ce n'est pas difficile. Dans cette étreinte, dans cette lutte, cette course, cette marelle, dans cette éternité pour un instant figée, il n'est pas difficile d'être un - ou d'en avoir l'illusion. Le difficile, c'est d'être un en rangeant des disques.
C'est peut-être que plus on vieillit et que moins on arrive à transformer la pensée en action, plus on referme tout ça dans sa tête jusqu'à ce que ça devienne une obsession.
Je suis le plus grand, je suis le meilleur, la seule différence avec les autres champions, c'est que moi je n'ai pas encore commencé à jouer.
La chose la plus importante dont j'ai conscience, c'est que je n'ai jamais pensé que ce serait facile, mais j'ai pensé que ce serait juste et c'est à cela qu'il est difficile de se faire, mais je prends chaque jour l'un après l'autre.
J'écoute beaucoup de musique, si je dois entrer dans un univers particulier. Je fais de l'étirement et de la respiration, et je prends du temps pour me calmer et trouver l'immobilité. Je pense que c'est important.
Spielberg, c'est le Jeff Koons du cinéma
On est à un point où l'avenir du Sénat se pose. Existera-t-il encore un Sénat demain ? Faut-il un Sénat ? C'est de la survie dont il s'agit.