Les grands romanciers sont des romanciers philosophiques, c'est-à-dire le contraire des auteurs de thèses.
Un livre, c'est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c'est un trésor qu'il faut extirper d'un coffre verrouillé. Un livre, c'est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots.
L'applaudissement, c'est une convention.
La Cathiminie est le nom de ce pays où règne le roi Motus. C'est un pays prospère et riche, mais, comme tu as pu t'en rendre compte, le bruit en est banni. Le silence est la loi.
La mariage est un peu comme la conduite à droite (ou à gauche, en Angleterre). C'est une convention qui n'évite ni les incidents de parcours ni les accidents, mais en limite le nombre et la gravité. L'important est le voyage.
Quel que soit l'âge, c'est toujours un peu effrayant de s'engager dans une relation. Plus on vieillit, plus la personnalité s'affirme, plus on construit sa vie, et plus il devient difficile d'assembler les pièces du puzzle.
Un vrai public, c'est très important pour les artistes, surtout pour les humoristes.
Aimer, c'est accorder à l'autre, de notre plein gré, les pleins pouvoirs sur nous, se rendre dépendant de ses caprices, se mettre sous la coupe d'un despote aussi fantasque que charmant.
Aujourd'hui, l'ennui est sidéral : c'est l'ennui de tout pouvoir faire, de jouir de tout, d'avoir parcouru tout l'espace et d'être au point inerte autour duquel tout tourne.
La politique, c'est quand vous dites que vous allez faire une chose tout en ayant l'intention d'en faire une autre. Alors vous ne faites ni ce que vous avez dit ni ce que vous vouliez.
Beaucoup de gens aiment vous tromper et dire que vous n'êtes pas intelligent si vous n'êtes jamais allé au collège, mais le bon sens règne sur tout. C'est ce que j'ai appris en vendant du crack.
Peu importe combien de fois vous gagnez un prix, c'est toujours très spécial.
C'est peut-être simplement cela, être romancière : avoir des livres qui poussent dans les interstices de tout.
La discipline, c'est d'aimer ce qu'on aime.
Craindre les sens, c'est devenir philosophe.
Serge écrit de la musique, alors c'est étrange de me retrouver dans ce monde-là encore, non pas que ça me manquait de taper sur un vieux piano, mais j'avais un peu peur de me répéter.
Que c'est bon d'être aussi con que les Parisiens ! De se foutre en rogne pour un Vélib' foireux, une place de livraison occupée, un PV injuste, un restau bondé, un téléphone déchargé ou un horaire de brocante mal indiqué.
Ce beau Nohant, si beau parce que vous y êtes ; envoyez de ma part à tous ses arbres mes tendresses d'ami. Vous savez comme j'aime les jardins, les fleurs. Je crois que c'est pour ça que je vous aime tant.
La chose la plus importante que j'ai apprise est que les soldats observent ce que font leurs chefs. Vous pouvez leur donner des cours et leur donner des conférences pour toujours, mais c'est votre exemple personnel qu'ils suivront.
C'est quand qu'on arrive ?
L'indulgence c'est la forme aristocratique du dédain.
Le sommeil dévore l'existence, c'est ce qu'il y a de bon.
Ils ont déjà mis leur costume, et leurs plus beaux souliers cirés, quand selon les us et coutumes, les cloches se mettent à sonner, chacun procède à sa manière, pour faire son vin ou ses enfants, mais c'est une toute autre affaire, de réussir un enterrement.
C'est pourquoi la chaîne phonique pure, dans la mesure où elle implique des différences, n'est pas elle-même une continuité ou une fluidité pures du temps. La différence est l'articulation de l'espace et du temps.
Celui qui n'est jamais parti, le matin, au petit jour, tout son bagage à l'épaule, et la canne en main, ne sait pas ce que c'est que de partir. Il ne sait pas davantage ce que c'est d'arriver.
L'affreux chagrin qui vous désarme s'il ne trouve à verser qu'un pleur, c'est l'océan dans une larme.
En Grande-Bretagne, on encourage officiellement l'homosexualité. (« C'est sapiens d'être homo », proclame une publicité).
C'est quand leur âge de passions est passé que les grands hommes produisent leurs chefs-d'oeuvre, de même que c'est après les éruptions volcaniques que le sol est le plus fertile.
Macron, c'est l'homme de la start-up nation qui dissoudrait bien le peuple pour ne garder que ceux qui sont au top niveau et le suivent dans son délire de numériser la vie.
Vous devez apprendre à vivre avec vos erreurs. Et vous devez être en mesure de dire Non une fois de temps en temps. C'est important dans la vie, et c'est important pour n'importe quelle carrière que vous voulez poursuivre.
L'une des choses que l'argent peut nous permettre, c'est d'avoir un peu plus de maîtrise sur notre temps.
Le christianisme de nos jours, a cessé d'être cru : mais il a été compris et senti : c'est ce qui le prolonge.
Ne réorganisez jamais sauf pour une bonne raison. Mais si cela fait un moment que vous ne l'avez pas fait, c'est une bonne raison.
Le mieux, c'est le bien d'autrui.
Quand on porta aux InvalidesLes cendres de Napoléon Ier, On s'aperçut, c'est trop stupide, Qu'il n'y avait pas de cendrier.
Et le problème, avec les rêves, c'est que parfois ils se réalisent.
C'est la première règle pour quiconque contrôle - ne pas nuire.
J'aime tout types de musiques. Jazz, classique, blues, rock, hip-hop. J'écris souvent des scripts pour des instrumentaux comme un artiste hip-hop. La musique m'inspire pour écrire. C'est soit de la musique, soit complètement silencieux. Parfois, un son distant vous alimente. À New York, il y a toujours un bourdonnement sous vous.
Si vous aimez seulement 70% de vous-même, c'est ce qui va vous revenir.
Je pense que c'est le génie des acteurs de pouvoir échapper à ce que les gens attendent d'eux. Sinon, vous devenez comme un ouvrier d'usine.
J'ai un ordinateur que ma femme m'a donné. Tout ce que je sais faire, et je le fais tous les jours, c'est jouer à Spider Solitaire. Et je n'ai pas de téléphone portable.
- Mais tu as là un superbe t-shirt, dis-moi ? - Merci, c'est mon père qui me l'a ramené de Waikiki. - Ah ? Et où en est-il le kiki ? En pleine explosion j'espère !
La politique, c'est de l'histoire en train de se faire, bien ou mal.
C'est la faiblesse de presque tous les écrivains qu'ils donneraient le meilleur d'eux-mêmes et ce qu'ils ont écrit de plus propre pour obtenir un emploi de cireur de bottes dans la politique.
Mourir, c'est fermer une parenthèse.
On me dit que Sarkozy serait fou de mon corps, qu'il m'exhibe partout comme un joli trésor... Pourtant quand vient la nuit, il est tout picolo, ce n'est pas un engin, c'est juste un bigorneau...
C'est bon d'avoir eu un copain. C'est moins douloureux qu'une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l'espoir qu'on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par nouveaux souvenirs avec un autre.
Espère le fruit de ton labeur de l'incorruptible et non envieuse postérité : c'est la gloire, seule échelle par les degrés de laquelle les mortels d'un pied léger montent au ciel et se font compagnons des dieux.
Toute mon enfance, j'ai entendu que j'étais le fils d'une pute et d'un Boche. Il y a mieux.Non maman, t'étais pas une pute. Non papa, t'inquiètes pas là-haut. Je vous aime. Trop tard, c'est sûr.
Etre aimé, c'est d'abord être choisi de façon indue par une adhésion, un acquiescement total. Aucune mesure ne pourra abolir cette part d'arbitraire qui fait d'un être le centre unique de mon attention au détriment de tous les autres.