L'affreux chagrin qui vous désarme s'il ne trouve à verser qu'un pleur, c'est l'océan dans une larme.
Avec la mort de Jacques Chirac, « je perds un frère ».
Un arrêt de mort est surtout un arrêt de vie.
Le langage du chagrin maternel est profond et le secret en est indéchiffrable.
Tout ce qui est triste me paraît suspect.
La célébrité c'est la mort - la célébrité - c'est la pire chose qui peut arriver à un acteur.
Moi qui m'imaginais la mort un peu grandiloquente, avec des tas de flonflons et des grandes orgues, j'allais partir sans sommation, presque sur la pointe des pieds
Le pays ? Mais qu'est ce qu'il sait le pays sur ce qu'on souffre ici ? Je vais vous dire moi, je me suis senti plus proche des Allemands, que ceux qui crient « Mort aux Bosches » chez eux bien au chaud devant leur dinde aux marrons !!
Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
La plus haute perfection de la société se trouve dans l'union de l'ordre et de l'anarchie.
Le chagrin aiguise les sens ; il semble que tout se grave mieux dans les regards, après que les pleurs ont lavé les traces fanées des souvenirs.
Si la sociologie avait trouvé une solution, cela se saurait !
L'univers n'est qu'un vaste océan, sur la surface duquel nous apercevons quelques îles plus ou moins grandes, dont la liaison avec le continent nous est cachée.
La mort un présent béni qu'il faut apprendre à accepter comme quelque chose d'endémique, de quoi on ne peut se détacher...
Pourquoi serait-il plus difficile de mourir, c'est-à-dire de passer de la vie à la mort, que de naître, c'est-à-dire de passer de la mort à la vie ?
La patience est ce qui ressemble le plus à l'indifférence de la mort, et la mort seule apporte une solution aux problèmes de vivre.
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
Je cherche ma mémoire mais ne la trouve plus. J'ai perdu quelques bouts ou bribes de ma mémoire.
Comme si la mort savait conclure Comme si la vie pouvait gagner.
On voit le passé meilleur qu'il n'a été ; on trouve le présent pire qu'il n'est ; on espère l'avenir plus heureux qu'il ne sera.
Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.
Pour l'homme qui pense, la mort n'est pas une fin mais un commencement.
L'homme-individu est essentiellement famille, tribu, nation. Tandis que l'humanité, elle, n'a pas encore trouvé autour de soi d'autres Humanités pour se pencher sur elle et lui expliquer où elle va.
Nous sommes dans une société qui donne à penser que l'on trouve obligatoirement le bonheur à travers la richesse.
La vague de bacheliers a été anticipée : nous accompagnons les candidats sans proposition et travaillons à ouvrir des places dans les filières les + demandées. L'ambition du gouvernement c'est, comme chaque année, que chaque jeune ait une proposition à la rentrée.
C'est en effet la Turquie moderne, ce roc battu des embruns, sur lequel se brisera définitivement la vague islamiste.
La mort est le voile que les vivants appellent la vie.
Si l'on entre par la porte du plaisir dans la maison de la fortune, l'on en sort d'ordinaire par la porte du chagrin ; ainsi du contraire.
Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre.
Ô peuples, détrônez l'échafaud !... Lève-toi, sainte émeute de la vie contre la mort !
A ce grand savant, à ce diagnostiqueur infaillible parlant de sa mort avec cette assurance tranquille, il n'y avait rien à répondre que d'inutiles banalités.