Un vieux a le droit de se répéter : c'est un acquis et un privilège de l'âge.
Les vers ajoutent de l'esprit à la pensée de l'homme qui en a quelquefois assez peu ; et c'est ce qu'on appelle talent.
L'amour est une drôle d'arithmétique où l'on poursuit le rêve de ne faire qu'un en étant deux, et où c'est en étant deux qu'on est le plus seul...
Ce qui est dommage avec les dictionnaires, c'est que quand on en a lu un, on les a tous lus.
Certains respectent les églises. Moi, c'est devant l'éphémère que je m'agenouille.
Mon secret était simple : je n'avais pas le sens de la mesure. Au fond, c'est la clé de toute vitalité.
La science n'a pas de dimension morale. C'est comme un couteau. Si vous le donnez à un chirurgien ou à un meurtrier, chacun en fera un usage différent.
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
Être intelligent et aller loin, c'est en gros être capable de faire les mêmes choses qu'un peu tout le monde, mais différemment.
La scène, c'est faire l'amour pendant une heure et demie, alors que le cinéma, c'est une succession de petites éjaculations précoces.
Nous avons des raisons de nous sentir bien, mais c'est aussi une menace de se sentir trop bien et je ferai attention à ce que cela n'arrive pas.
Il y a juste quelque chose à propos de la danse. C'est comme une chose primordiale en chacun de nous.
Lutter avec une personne qu'on a beaucoup aimé et qu'on aime toujours, c'est lutter avec soi-même.
Je suis un grand artiste et je le sais. C'est à cause de ce que je suis que j'ai enduré tant de souffrances, afin de poursuivre ma vocation, sinon je me considérerais comme un coquin - ce que beaucoup de gens pensent que je suis, d'ailleurs.
S'il y a quelque chose de dégoûtant dans l'industrie du film, c'est la prospérité de mes pairs.
Peu importe qui vous êtes, c'est ce que vous faites qui vous amène loin.
Éloigner nos jouissances, souvent c'est nous servir ; faire attendre le bonheur, c'est ménager à son ami une perspective agréable.
L'homme ne promène pas son chien, c'est lui qui est promené par son chien.
Les affaires ? C'est bien simple, c'est l'argent des autres.
L'ignorance c'est le nerf de la guerre.
Il n'y a nul héroïsme à exécuter ce qu'on ne peut refuser. Surtout si c'est une tâche facile.
C'est encore dans les cimetières que l'on fréquente le plus fort pourcentage d'êtres complètement inoffensifs.
Le lit, c'est là où commence et finit l'humanité, c'est là où l'on s'aime, où l'on souffre, où l'on refait sa force et où l'on meurt.
Effrayant et banal ! C'est une combinaison atroce, la pire de toutes.
Ce qui marque le pop, c'est avant tout l'usage qu'il fait de ce qui est méprisé et on insiste sur les moyens les plus pratiques, les moins esthétiques, les plus beuglants des aspects de la publicité.
L'ennui avec les interviews, c'est qu'il faut répondre du tac au tac à un journaliste tout ce qu'on n'a pas su se répondre à soi-même toute sa vie.
La biographie est une prison. Prison des dates, des faits, des fiches. Le roman, c'est la liberté.
Divorcer c'est pratiquer la position du démissionnaire.
Le seul mot de japonais que je connaisse, c'est "autocar".
L'amour sans la pudeur, c'est quoi ? Est-ce que c'est boire de tous les vins et dans la même coupe. Ou bien boire du même vin mais chacun dans sa coupe.
La chambre commune, c'est la sauvegarde de la fidélité conjugale. C'est même ce qui fait la force des unions libres.
Intérieure est la peintureSobre la diction du traitVivre c'est l'architectureDu printemps dans les cyprès.Pour descendre avec le cielDans la communion des eauxL'extase est un peu de selLe bonheur a trop de peau.
Toute la communauté internationale devrait s'unir dans la lutte contre le terrorisme, c'est un défi flagrant à l'humanité.
Une chose que je ne ferai pas, c'est de rester en vie. Tu passes tellement de temps à chercher à rester en vie, tu ne vivras pas.
La banlieue, c'est comme un sac à dos. Ça ne vous quitte pas comme ça.
Ce n'est pas combien vous avez qui fait que les gens vous regardent, c'est qui vous êtes.
Pour moi l'érotisme c'est toujours un jeu, subtil, entre l'invisible et le visible... Le voilement et le dévoilement... La réserve la plus extrême et la nudité soudaine... C'est la pudeur, la réserve, la mise en scène, [...] et puis, là, sans crier gare, l'impudeur, l'obscénité...
Et c'est à ce moment précis qu'on voit que ça valait le coup d'attendre. Mais pour certain d'entre nous le temps n'arrange rien à l'affaire. Au lieu de guérir les vielles blessures, il ne fait que en créer des nouvelles, jour après jour.
Le mariage, c'est mieux que la mort, ça dure moins longtemps.
Donner, c'est aussi apprendre à se connaître.
Le plus difficile pour un acteur, c'est d'être avec un metteur en scène qui n'a pas compris l'histoire comme vous.
Si ce que tu manges ne te grise pas, c'est que tu n'avais pas assez faim.
C'est à coup d'excitants (café, tabac) que j'ai écrit tous mes livres. A quoi tient l'activité de l'esprit !
L'ironie, c'est la gaieté et la joie de la sagesse.
L'auteur dramatique fait des pièces comme un figuier fait des figues, c'est-à-dire sans rien y comprendre.
C'est souvent la solution écartée d'office qui aurait été la bonne.
Le jazz, c'est ce qui nous permet d'échapper à la vie quotidienne.
Etre original, c'est, en un sens, mettre en valeur la médiocrité des autres, ce qui me paraît d'un goût très douteux.
On naît. On meurt. C'est mieux si entre les deux on a fait quelque chose.
On dit que les Corses sont paresseux ; c'est pas vrai... Ils sont vite abattus, c'est tout !