La science n'a pas de dimension morale. C'est comme un couteau. Si vous le donnez à un chirurgien ou à un meurtrier, chacun en fera un usage différent.
Être intelligent et aller loin, c'est en gros être capable de faire les mêmes choses qu'un peu tout le monde, mais différemment.
Le moment heureux pour le cinéma, c'est presque avant qu'on en fasse.
Rien, cependant, n'est plus éloigné de l'amitié que le rapport maître-élève. L'ami n'est pas un gourou qui possède la vérité ; sa révélation n'est pas un enseignement. C'est une démarche qui permet de parvenir à la même conclusion en partant de points de vue différents. C'est une convergence dans la vérité.
Tout ce qu'il faut, c'est qu'une personne dise que vous êtes moche, et vous êtes comme, je suppose que je suis moche !
Je vais travailler avec un réalisateur qui a du bon matériel, car au bout du compte, c'est ce qui compte.
La seule personne qui doit vous aimer davantage, c'est vous-même!
L'impression bizarre de ce chiffre ne s'applique pas à moi. Pour moi, une personne de 40 ans, c'est quelqu'un de très sage, de très mûr.
Je suis désolée je ne m'attends pas à ce que vous me compreniez. Vous ne me connaissez pas. Je suis désolée mais c'est vrai. Vous ne savez plus qui je suis et vous ne pouvez plus compter sur moi.
Je sais que je devrais être raisonnable, mais quand on raisonne en amour c'est comme si on le pesait, l'amour n'a pas de limite sinon ce n'est pas de l'amour !
Si ce que tu manges ne te grise pas, c'est que tu n'avais pas assez faim.
Quand tu vas voir du divertissement et qu'il y a de l'obscénité, c'est de l'obscénité ; quand tu vas voir de l'obscénité et qu'il y a de l'obscénité, c'est du divertissement.
Nos fautes sont vouées à l'oubli et c'est ce qu'elles méritent.
L'imagination, c'est la forme suprême de l'intelligence. C'est elle qui vivifie la faculté d'analyse et la faculté de synthèse. Ceux qui en sont dépourvus se contentent d'être des érudits ou des gens d'esprit.
L'important, en morale, c'est de ne pas être borné
L'art de l'acteur, c'est la création et sa réitération.
La biographie est une prison. Prison des dates, des faits, des fiches. Le roman, c'est la liberté.
Le problème avec les cours de danse c'est qu'il faut y aller aux heures de pointe.
Le seul mot de japonais que je connaisse, c'est "autocar".
L'amour est une drôle d'arithmétique où l'on poursuit le rêve de ne faire qu'un en étant deux, et où c'est en étant deux qu'on est le plus seul...
Un instrument qu'on ne remplace pas et qu'on ne perfectionne guère : c'est la charrue.
La langue, comme performance de tout langage, n'est ni réactionnaire, ni progressiste ; elle est tout simplement : fasciste ; car le fascisme, ce n'est pas d'empêcher de dire, c'est d'obliger à dire.
C'est une question de prudence. Personne n'a une haute opinion des poissonnières mais qui oserait les offenser en se promenant dans le marché aux poissons
Quand j'ai de mauvais jours, je mange juste beaucoup de glace au chocolat et je danse sur la bande originale du Roi Lion. C'est vraiment bizarre, mais c'est vrai.
Pour moi l'érotisme c'est toujours un jeu, subtil, entre l'invisible et le visible... Le voilement et le dévoilement... La réserve la plus extrême et la nudité soudaine... C'est la pudeur, la réserve, la mise en scène, [...] et puis, là, sans crier gare, l'impudeur, l'obscénité...
Faire fortune, c'est aussi une façon de se faire aimer.
C'est curieux: tes mots sont devenus des promesses. Et je crois qu'on promet parce qu'on ignore si on tiendra parole.
C'est une immense ambition d'explorer aussi loin que possible la nature, la vie, l'humain.
Quand l'Etat invite le peuple à se montrer joyeux, c'est que la catastrophe n'est pas loin...
L'auteur dramatique fait des pièces comme un figuier fait des figues, c'est-à-dire sans rien y comprendre.
Ce qu'on aime dans un autre, c'est soi, c'est son plaisir, c'est le plaisir qu'on lui donne et qui est encore une forme du nôtre.
L'industrie de la télévision n'aime pas voir la complexité du monde. Elle préfère les idées et les concepts simples : c'est blanc, c'est noir ; c'est bon, c'est mauvais.
Le lit, c'est là où commence et finit l'humanité, c'est là où l'on s'aime, où l'on souffre, où l'on refait sa force et où l'on meurt.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
L'enfer est médiocre, l'enfer c'est l'échec de l'amour.
Les filles, c'est comme les échappées en cyclisme, faut en tenter plusieurs pour en réussir une.
Si on trouve de l'argent et des potes, et bien, on peut se lancer dans l'aventure. Rozier (réalisateur), c'est le côté artisanal du cinéma français et ce n'est pas un défaut.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie.
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
C'est avec fermeté qu'on vend du tamarin, sinon les goûteurs finissent tout.
Le sommeil, c'est quand toutes les choses non triées s'envolent comme d'une poubelle renversée par un vent violent.
"Rester positif", c'est l'obsession de notre époque. Nous sommes dans une merde terrible.
Si je n'étais pas cinéaste, je serais critique de cinéma. C'est la seule chose que je saurais faire.
Ce n'est pas combien vous avez qui fait que les gens vous regardent, c'est qui vous êtes.
Moi, je respecte les handicapés. Mais c'est la guerre; et dans les tranchés, il n'y a pas de rampes d'accès pour eux.
Ce qui caractérise l'enfer, c'est qu'on y distingue tout, avec la dernière netteté, et ce, au milieu d'une nuit d'encre.
Il connaît toutes les ficelles, c'est un vrai pantin.
C'est à coup d'excitants (café, tabac) que j'ai écrit tous mes livres. A quoi tient l'activité de l'esprit !
Pour faire fortune, ce n'est pas de l'esprit qu'il faut, c'est de la délicatesse qu'il ne faut pas.
La mauvaise conscience, c'est pour les hommes ; les femmes l'ont presque toujours bonne, quand elles en ont.