Vous pouvez détester des gens sans avoir une raison. C'est chimique.
Si un homme commet une sottise, les hommes diront : "Qu'il est bête !" Mais si c'est une femme : "Que les femmes sont bêtes !"
Collectionner, c'est être capable de vivre de son passé.
Le suicide c'est la ressource des hommes dont le ressort a été rongé par la rouille.
Aujourd'hui, c'est du napalm que l'adulte met dans la tête des enfants et il est étonnant qu'il s'étonne quand l'enfant fabrique des cocktails molotov même avant d'être adolescent.
On va pas au sommet en groupe. On y va seule, et ceux qui restent derrière restent derrière, c'est comme ça.
La vie, c'est comme la vaisselle, il faut toujours la refaire.
Dieu n'a pas voulu Que le noble vin se perde ; C'est pourquoi il ne nous donne pas que la vigne, Mais également la noble soif.
Ecrire, c'est presque toujours mentir.
Une partouze, c'est l'amour avec un grand tas.
Devenir adulte, c'est oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.
La tradition, c'est la démocratie des morts.
Ce que je reproche à la religion catholique, c'est l'importance qu'elle accorde au sexe.
C'est un sort royal de faire le bien et d'être dénigré.
Après la mort, il n'y a rien, mais il y a peut-être le souvenir que vous pourrez garder de moi, et ça c'est une forme d'immortalité.
L'espérance c'est le premier risque, c'est le risque des risques.
Dieu a fait l'homme à son image; c'est rassurant, ça veut dire qu'il aime le football.
Je croyais que j'étais amoureux. Je savais ce que ça voulait dire, je connaissais les mots, mais je viens seulement d'en comprendre le sens. L'amour, c'est autre chose.
Quand t'es en train de lire une revue de chasse en te masturbant dans ton caca, il t'arrive de t'arrêter et de dire « Wahou, c'est quand même incroyable à quel point je peux être givré ! » ?
C'est le coeur et non le corps qui rend l'union inaltérable.
Etre vieux, c'est cesser d'avoir des rêves. Pis ça arrive à tout âge.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
La fortune est de verre ; et, lorsqu'elle éblouit, Soudain elle se brise, et c'est comme son dernier bruit.
Il faudrait arriver à n'avoir que des tentations relativement nobles. Et à ce moment-là, il est urgent d'y succomber. Même si c'est dangereux. Même si c'est impossible. Surtout si c'est impossible.
"Portez-vous bien." C'est fou ce qu'il faut se porter dans cette vie.
Le but du voyage n'est pas de poser le pied sur une terre étrangère. C'est finalement de poser le pied dans son propre pays comme s'il s'agissait d'une terre étrangère.
C'est bien joli de vivre de plus en plus vieux, mais j'aimerais autant qu'on vive de plus en plus jeune.
Nous devons apprendre qu'accepter passivement un système injuste, c'est coopérer avec ce système, et ainsi participer à son mal.
Quand je fais quelque chose, c'est une question de découverte de soi. Je veux apprendre et découvrir mes propres limites.
Le boulot, c'est un truc qui vaut mieux commencer jeune. Quand tu démarres tout môme, c'est comme si t'étais né infirme : tu prends le pli, t'y penses plus...
Le tout, c'est de ne pas s'enfermer dans la haute gastronomie et ses prix astronomiques, mais de rester sur terre.
Cette histoire de développement durable, c'est de la connerie, on est déjà foutu ; c'est comme si on exigeait à un cancéreux en phase terminale d'arrêter de fumer sur son lit de mort.
Ce qui conserve l'amour, c'est un peu de résistance de part et d'autre, un léger désaccord essentiel.
Ce qui est terrible avec les gens qui cessent de fumer, c'est qu'ils remplacent tout de suite le tabac par la vantardise.
C'est toujours par l'ennui et ses folies que l'ordre social est rompu.
Quand le rideau se lève, la question est : baiseront-ils ? S'ils baisent, c'est une comédie ; s'ils ne baisent pas, c'est un drame.
Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié ; et l'un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier un secret.
Ce que j'ai gagné à voyager en France, c'est surtout le fait d'avoir appris à mieux me contenter de mon propre pays.
Il n'y a pas de professions, de confréries, de peuples dans notre pays ; il n'y a qu'une nation : c'est la famille.
C'est un grave défaut d'être équitable quand votre tempérament vous oblige à travailler dans la satire.
Je n'ai jamais rien fait que par plaisir. C'est assez dire que je n'ai pas fait grand-chose.
Les nations pauvres, c'est là où le peuple est à son aise ; les nations riches, c'est là où il est ordinairement pauvre.
Le monde, c'est tout l'espace et tous les temps. Parcourir le monde, c'est réinventer l'histoire.
Dieu s'est fait homme : c'est là l'étalon de la perfection. La femme n'est qu'un lieu raté qui se souvient des dieux...
Se souvenir, c'est prouver qu'on est deux.
Quoique les morts aient dit de leur vivant, c'est en définitif aux vivants de choisir.
C'est le miroir qui se mue dans la femme.
C'est en nous contant nos victoires qu'on nous enseignera à en remporter d'autres.
Ordinairement, c'est le four qui fait la galette : au théâtre, c'est l'inverse.
Photographier, c'est choisir d'entre ces images la plus pure, celle vers laquelle vont toutes les autres et dont toutes reviennent ensuite.