L'art de vivre c'est l'art de croire aux mensonges.
Le progrès, c'est la dégringolade. On s'éloigne de l'esprit pour se rapprocher de la terre.
C'est terrible, le commerce des grandes oeuvres ; où trouver l'énergie et la certitude d'avoir encore à écrire quand on fréquente Sophocle et Shakespeare ?
L'axe Nord-Sud, c'est l'axe richesse-pauvreté. L'axe Est-Ouest est moins fondamental : il oppose deux cultures, deux philosophies. Le dialogue semble possible et la confrontation est piquante. L'axe Nord-Sud cloue toutes les gorges.
Rêver, c'est se mentir un peu.
S'opposer à quelque chose, c'est contribuer à son maintien.
Tuer un homme,ce n'est pas défendre une doctrine,c'est tuer un homme.
Soyez content de votre sort, ami, c'est là la sagesse.
La veuve de deux maris a droit à une carte de visite avec un w, c'est à dire double veuve !
Le pire, quand on fait un discours, ce n'est pas de prendre conscience que vos auditeurs regardent leur montre, c'est le moment où ils se mettent à la secouer pour voir si elle n'est pas arrêtée.
La beauté est la divinité visible, c'est le bonheur palpable, c'est le ciel descendu sur la terre.
La réalité expliquée de manière claire et sans tabou, intégrant une pointe d'humour, le journaliste ne cherche pas à endoctriner mais à informer, et c'est ce qui fait la différence.
Les femmes vont parfois trop loin, c'est vrai. Mais c'est seulement quand vous allez trop loin que les autres écoutent.
J'ai l'impression que le Maroc, c'est ma mère. La France, c'est ma femme et New York, c'est ma maîtresse.
Voir les êtres tels qu'ils sont mais à travers ce qu'ils pourraient être, c'est le regard de Dieu.
Les immeubles capitalistes, c'est des jambes, des pieds. La tête ? On la voit pas. La tête du capitalisme, c'est invisible. C'est comme Dieu.
Le plus dangereux ridicule des vieilles personnes qui ont été aimables, c'est d'oublier qu'elles ne le sont plus.
Vivre, c'est voir toutes les bêtises qu'on a faites la veille.
Parler de charité, c'est parler de vanité, et de commerce. Car on donne pour paraître ou pour plaire à Dieu. Dont plusieurs croient acheter ainsi la protection...
La supériorité de la guerre civile sur l'autre, c'est qu'on connaît ceux que l'on tue.
C'est un bien fort rare que la joie profonde des amours partagées.
L'enjeu n'est pas le public, c'est soi, c'est la peur. Une véritable mise en danger.
Méditer c'est regarder profondément dans le coeur des choses.
C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant ?
Je n'ai pas la recette du bonheur, mais je pense que le moteur c'est simplement d'avoir l'envie.
Oh ouais mignonne, mais... c'est pas mon genre en fait. Moi je les aime avec un peu plus de viande dessus. Plus c'est rembourré, mieux on est pour bourrer ! Ahahahahahah !
Mais ce que j'aime en vous surtout, c'est que vous n'êtes pas seulement un professeur, qui se grise à expliquer les choses mais vous les montrez, vous les faites voir, et pour cela vous devenez poète et visionnaire.
Soyez vilain ou soyez beau, Pour la santé, c'est kif-kif bourricot.
C'est un devoir aussi envers les autres que d'être heureux.
Les femmes rentrent volontiers dans leur ménage aux approches de la quarantaine ; c'est l'âge où les hommes en sortent.
C'est le malheur de beaucoup de gens de vouloir un bonheur qui ne leur va pas.
Il y a une chose pire que de payer l'impôt sur le revenu, c'est de ne pas en payer.
C'est beaucoup de choses l'image : une belle gueule, un beau parler, une poignée de main ferme, un regard droit, du linge bien repassé, l'air d'avoir toujours envie de se trouver là où on est et de penser profondément ce que l'on dit.
Etre père, c'est prétendre que le cadeau qu'on préfère c'est un cendrier en terre cuite.
C'est sur la terre que s'engagent les dépenses, mais le grand livre où on les apure est au ciel.
La liberté, c'est un peu comme les papillons. T'as pas le temps d'y penser qu'elle s'est envolée, quand t'es en amour.
C'est ça la culture, c'est un peu chiant, c'est bien ; chacun est renvoyé à son propre néant.
Mais la question, ce n'est pas de demander trop... c'est de demander juste.
Nous avons parfois le sentiment que les choix que nous faisons sont insignifiants, mais c'est faux !
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
Ne pas vivre en couple, c'est renoncer à sa propre légende, c'est perdre l'unité d'une histoire pour acquérir le débraillé d'une rumeur.
Ils [les fanatiques] voudraient que tout le monde soit aussi aveugle qu'eux-mêmes : pour eux, être clairvoyant, c'est du libertinage.
Le seul sport que je fais en ce moment, c'est parler trop vite et tirer des conclusions hâtives.
Cher vieux. Merci de votre carte. En voici une bien pépère. Salez et iodez-vous à fond, c'est affreux ce qui vous attend.
C'est une souffrance de regarder le passé, de se dire inévitablement j'aurais pu faire plus, mieux, différemment...
Demander à un écrivain ce qu'il pense des critiques, c'est demander à un réverbère ce qu'il pense des chiens.
C'est le fils, qui à sa majorité, devrait reconnaître son père, à condition qu'il l'en juge digne.
C'est à cet instant qu'on reconnaît précisément le collectionneur. Il se fiche de la mode. Il transcende le temps.
Usez, abusez, mais connaissez vos possibilités. C'est la seule façon de doser.
C'est le hasard qui fait le plus mal dans le progrès.