Il faut être jeune. Être vieux, c'est ridicule et le ridicule, c'est mal.
La prodigalité, c'est un gouffre sans fond.
Le mal, c'est la soudaine bascule du quotidien dans l'horreur.
A titre personnel, je n'atteins pas le seuil de l'Impôt sur la fortune mais c'est en cumulant mon patrimoine avec celui de mon conjoint qui nous met effectivement au seuil...
Et plus je l'ignorais et plus je tombais amoureux d'elle. Comme une maladie. Tu éternues, une fois, deux fois, tu frissonnes et voilà. C'est trop tard.
Ne t'attends qu'à toi seul, c'est un commun proverbe.
Il faut une grande hardiesse pour oser être soi : c'est surtout dans nos temps de décadence que cette qualité est rare.
Ne pas vivre en couple, c'est renoncer à sa propre légende, c'est perdre l'unité d'une histoire pour acquérir le débraillé d'une rumeur.
C'est une chose étrange que l'absence. Elle contient tout autant d'infini que la présence. J'ai appris cela dans l'attente, j'ai appris à aimer les heures creuses, les heures vides : c'est si beau d'attendre celle que l'on aime.
C'est avec le temps qu'on découvre une cicatrice aux fesses.
Si on se souvient de moi pour avoir fait quelques bonnes choses et si ma présence ici a suscité de bonnes énergies, c'est largement suffisant.
Quant à savoir ce que c'est qu'être rock, c'est une affaire d'attitude tout autant que de façon de penser.
Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne. C'est Dieu qui l'a nourri et qui lui a donné à boire.
L'important n'est pas d'écrire un livre d'urgence mais d'écrire un livre fantastique. C'est un gros bras d'honneur à ceux qui nous empêchent de rêver.
Si le goût des honneurs vient aux personnages vieillissants, c'est par logique et hygiène. Quand les reins se fatiguent il faut aimer les fauteuils.
C'est pour s'entendre dire qu'on est parfait et se voir adorer qu'on veut être aimé.
Le désespoir, c'est quand l'intelligence prend la souffrance à son compte.
Si l'oeuvre de Dieu est tout entière bonne, c'est qu'elle est tout entière utile au salut de l'homme ; elle n'est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l'usage que nous en faisons.
C'est en public que les femmes se déshabillent le plus volontiers.
La célébrité c'est bien ; la postérité c'est mieux.
C'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment.
Personne ne peut dire de quoi l'avenir sera fait, ce que l'homme sera capable de réaliser. Et c'est bien cette inconnue, ce côté imprévisible de l'homme qui rend la vie si intéressante !
Je veux bien que les gens regardent leur montre quand je donne une conférence. Ce que je ne supporte pas, c'est qu'ils la portent à leur oreille pour vérifier qu'elle n'est pas arrêtée.
Lorsqu'on a pénétré le fond des choses, la perte des illusions amène la mort de l'âme, c'est-à-dire un désintéressement complet sur tout ce qui touche et occupe les autres hommes.
Les journaux, c'est comme la fumée devant un terrier, ça fait sortir la bête.
La bonne poire, c'est le mec sympa, trahi de toutes parts. Le con de l'histoire.
Par définition, une émotion ne se maîtrise pas. C'est pour ça qu'elles nous transportent.
Si vous voyagez vers l'au-delà, apprenez le latin, c'est une langue morte.
La liberté de la presse, c'est le droit de dire ce que ne pense pas le propriétaire du journal à condition que ça ne gêne pas les annonceurs.
Dieu c'est ce que savent les enfants, pas les adultes. Un adulte n'a pas de temps à perdre à nourrir les moineaux.
Il serait malséant de tenir trop ardente rancune au bon Dieu. Songez, Messieurs, qu'il n'a mis que six jours pour créer l'Univers. Et, six jours pour venir à bout d'une tâche de cette importance, c'est un tantinet court !
L'amour est un mot qu'il faut se garder de prononcer. Ce qui compte, c'est la réalité.
C'est le devoir de l'homme de lutter contre l'homme pour l'empêcher de devenir trop puissant, par conséquent dangereux.
Il n'est qu'une façon de vaincre assurément la mort, c'est encore de mourir.
On dit que le secret de la réussite, c'est d'être là où il faut quand il faut. Mais comme on ne sait jamais quand ce sera, il faut trouver l'endroit idéal et y rester planté.
L'égalité des chances, c'est pour ceux qui ont de la chance.
C'est en avançant à grands pas que nous éviterons de rester sur place.
L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour... c'est le passager clandestin, d'une vie sans destin.
Les oies mangent de la neige. C'est peut-être ce qui les rend si blanches.
C'est par notre amour-propre que l'amour nous séduit ; hé ! Comment résister à un sentiment qui embellit à nos yeux ce que nous avons, nous rend ce que nous avons perdu et nous donne ce que nous n'avons pas ?
Etre élu, c'est un mandat, pas un métier.
Pour vivre, je vendais des meubles. Le problème c'est que c'était les miens.
Le cinéma, c'est comme le foot : un jeu simple compliqué par des idiots.
Perdre la mémoire, c'est perdre le contact avec le monde.
Demain, c'est le pays du hasard.
Si cette épreuve m'a fait grandir et progresser, c'est surtout grâce aux rencontres qu'elle m'aura offertes.
Ce qui est satisfait, c'est le coeur ; le ventre est gourmand.
Devenir simple, c'est compliqué.
Rester occupé c'est faire fuir les préoccupations et les problèmes, et lorsque nous faisons face à nos problèmes, ils disparaissent.
C'est l'arabo-islamisme qui a abouti à l'asservissement et à la dégradation de la femme chez nous.