Elle mourut en prononçant ces mots qui tirent les larmes : Maman... maman... la vie... c'est beau !
Si l'homme a tant de mal à voir le bon côté de la femme, c'est parce qu'elle est trop souvent assise dessus. Et si la femme a tant de mal à voir le bon côté de l'homme, c'est simplement parce qu'il n'en a pas.
L'inattention, c'est une sorte de mensonge aussi.
Parler c'est comme baiser. C'est obscène et beau.
Un homme ne doit pas toujours sentir la savonnette ou l'eau de Cologne. C'est signe de paresse.
Le cinéma, c'est comme le foot : un jeu simple compliqué par des idiots.
Photographier, c'est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu'elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d'art.
Si les femmes sont les plus fortes, c'est que les hommes ne peuvent oublier qu'elles leur ont donné la vie, et parfois l'élan pour avancer, seuls comme des grands. Et que le «seul» pose problème.
Le meilleur compliment qu'on puisse faire à une femme qu'on aime c'est de l'épouser.
C'est l'arabo-islamisme qui a abouti à l'asservissement et à la dégradation de la femme chez nous.
Vous êtes musicien africain, donc vous jouez du djembé, du balafon, de la kora. Si vous jouez du saxo, oups, c'est plutôt noir-américain, vous n'êtes déjà plus tellement africain dans la tête de certains.
Lire, c'est prendre de la distance, acquérir une vision, se constituer tout au long de sa vie.
Ecrire une symphonie c'est, pour moi, construire un monde.
C'est fini, l'époque où je croyais aux bateleurs de la politique politicienne.
Bien sûr, il y a des risques. Mais le risque, c'est ce qui épice la vie
Organiser, ce n'est pas mettre de l'ordre. C'est donner de la vie.
La marque d'une intelligence de premier ordre, c'est la capacité d'avoir deux idées opposées présentes à l'esprit, en même temps, et de ne pas cesser de fonctionner pour autant.
Interpréter, c'est appauvrir, diminuer l'image du monde, lui substituer un monde factice de "significations".
C'est une remarque bien digne d'attention que les grands fleuves passent généralement au pied des grandes villes.
Aimer c'est se libérer de la peur.
Nous ne pouvons être que d'un seul sexe et ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
La mise en scène, c'est comme le tennis. Au début, on trouve ça déjà tellement difficile de renvoyer la balle dans le court qu'on ne cherche même pas à avoir de stratégie.
C'est souvent à cause d'un souvenir particulièrement mortifiant que l'on cherche davantage le pardon que l'amour.
Découvrir une ville, c'est comme découvrir une femme, cette oasis de la vie. Il y faut du temps.
Un sentiment, c'est de la vie organisée selon nos rêves.
Nous n'en savons pas assez sur l'inconnu pour savoir que c'est de l'inconnaissable.
Epouser un pays, ses particularités, c'est épouser ce qu'il y a de petit. S'en tenir à sa tête, c'est ramper.
C'est cela, en définitive, le pouvoir : agir en dépassant les difficultés, en évitant les embuscades, en entraînant ceux qui lambinent.
C'est la Vie qui écrit l'Homme.
La mémoire, c'est curieux, s'attarde délicieusement là où les yeux ont pleuré.
Il y a une mémoire d'au-delà de la mémoire : c'est ce qui remonte à la surface grâce à ces grands coups de sonde que constituent l'acte poétique.
Les gens qui savent un peu vivre ont toujours du temps à perdre, c'est bien le seul qui vaille d'être quelque peu vécu.
Quand on rencontre quelqu'un, c'est signe qu'on devait croiser son chemin, c'est signe que l'on va recevoir de lui quelque chose qui nous manquait. Il ne faut pas ignorer ces rencontres. Dans chacune d'elles est contenue la promesse d'une découverte.
La vie est agréable. La mort est paisible. C'est la transition qui est gênante.
Il semble qu'il n'y ait plus de place pour l'élégance dans ce monde de blue-jean en carton. Et pour ma part, je pense que c'est dommage.
Ce qui est laid, c'est que sur cette terre il ne suffise pas d'être tendre et naïf pour être accueilli à bras ouverts.
La plus belle utopie que puisse avoir l'humanité, c'est l'égalité homme-femme.
C'est un merveilleux assaisonnement aux plaisirs qu'on goûte que la présence des gens qu'on aime.
La raison pour laquelle il y a tant de personnes stupides, c'est parce qu'il est illégal de les tuer.
Je fais partie de ces gens qu'on adore détester. Je n'en veux pas aux gens, c'est génétique.
Je n'comprendrais jamais pourquoi Kate est morte alors que, nous, nous sommes en vie. Je suppose qu'il ne faut pas chercher d'explications. La mort, c'est la mort. C'est aussi simple que ça. Il y a longtemps, je croyais que j'avais [...] ► Lire la suite
Pour ne pas perdre ses illusions, le mieux c'est d'en avoir le moins possible.
Combattre pour la paix, il paraît que c'est de bonne guerre.
L'érotisme, c'est de donner au corps les prestiges de l'esprit.
Seul l'Américain a le droit d'être con. C'est le privilège du seigneur.
S'il est une chose certaine sur terre, s'il est une chose que l'histoire nous a apprise, c'est qu'on peut tuer n'importe qui.
S'il était un chien, on dirait qu'il obéit au doigt et à l'oeil. Mais parce qu'il est un homme, on dit que c'est l'expérience.
Je préfère ne pas penser à la mort, ou alors à celle des autres, c'est plus gai.
Ce n'est pas tant l'argent gagné qui compte : mais la somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de soi-même qu'on a dû accomplir pour parvenir à l'empocher. C'est ça l'argent cher.
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.