Le monde, c'est la trop lourde présence des choses où l'on sent parfois la trop vive absence de Dieu. Le désert, c'est la trop dure absence des choses où l'on sent parfois la trop douce présence de Dieu.
Dieu est père, mais il n'y a pas plus mère que lui, disait un Père de l'Eglise. Plus que les paroles, ce sont les larmes qu'il écoute et qu'il comprend.
A dater de ce jour, l'épouse exemplaire ne marcha plus qu'avec une palme de martyre et l'existence devint un enfer, un lac de très profonde amertume pour le pauvre cocu dompté qui se mit à boire et négligea ses affaires.
Les humains sont comparables à celui qui serait plongé dans un lac et qui crierait : De l'eau, de l'eau, j'ai soif !. Ils sont plongés dans l'océan de la lumière cosmique, mais ils ont de telles carapaces que cette lumière ne peut pas pénétrer en eux.
Je suis tellement dans la vie que je ne me projette jamais dans le futur. Carpe diem ! J'essaie d'apprécier le moment présent.
Le nerf, la saveur de la religion, c'est le repentir.
La vie, même avec la gloire qui est la plus belle chose humaine, est une chose vide et sans saveur quand on n'y mêle pas toujours absolument Dieu.
Tenir une femme par sa parole, c'est tenir une anguille par la queue.
Trouvez donc aux paroles la saveur d'une bouche.
La poésie c'est justement la sensation de vivre, le carpe diem, le "pays de la première fois" contre le temps qui nous rattrape, nous marche dessus, nous pulvérise.