Vous savez ce que c'est le pire ? C'est de savoir que si j'avais levé la tête ne serait-ce qu'une fois durant le massage, on saurait qui est A.
Confier la terre aux humains c'est comme confier un Western à Woody Allen.
Quand on a vingt ans, c'est mieux d'être élevée par des gens intelligents et créatifs. On gagne tellement de temps.
L'opinion publique, c'est la sottise en action.
La civilisation n'est que l'usage efficace du corps, et surtout du système nerveux. Le trait qui distingue l'homme éduqué du barbare, c'est le contrôle de l'imagination, des démons, des rêves.
Baiser. Que de misères n'oublions-nous pas dans ces secondes de vertiges ! Et le châtiment, au sortit de ces enlacements, c'est le retour à la lucidité, le reflux du passé qui revient, de l'avenir qui se dessine.
Le pouvoir n'est pas une invention, c'est un état de fait et un état de siège.
Sans les songes, c'est un champ incolore la mer.
Ce que les séducteurs apprennent sur le tard, c'est qu'ils ont toujours été séduits, c'est que toutes les femmes qu'ils ont eues, c'était des femmes qui voulaient les avoir.
L'amour déborde, c'est sa nature.
Elle m'a cité un proverbe de son Mali natal: Le chemin le plus court pour aller d'un point à un autre n'est pas la ligne droite : c'est le rêve.
Il faut vous dire qu'en Provence, c'est l'usage, quand viennent les chaleurs, d'envoyer le bétail dans les Alpes.
Le rire dans la qualité c'est ce que je voudrais pouvoir faire.
Je ne suis pas un autre : c'est ce que je constate avec effroi.
Aujourd'hui - et cela se passe très rapidement - l'argent, la richesse, la position, la naissance n'ont aucune importance. Ce qui est important, c'est l'individu que vous êtes.
C'est en faisant la musique que tu la ressens, finalement c'est la musique qui te donne un sens, plus que toi qui donne un sens à la musique.
Je ne crois pas au paradis et à l'enfer. Je ne sais pas si je crois en Dieu. Tout ce que je sais, c'est qu'en tant qu'individu, je ne laisserai pas cette vie être gaspillée.
Peu importe ce que tu crois, c'est pas ce que tu crois.
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Pourquoi ce nom d'Académie Française ? C'est la question que tout le monde se pose sauf les académiciens français qui s'en foutent du moment qu'ils n'ont pas froid aux genoux...
Un homme, ce n'est pas assez pour une femme, ou bien c'est trop.
Attribuer une haute valeur à l'opinion des hommes, c'est leur faire trop d'honneur.
Être soi, c'est aller vers les autres. Comme la source va vers la mer.
Il y a un avantage à vieillir, c'est l'indifférence au qu'en dira t'on.
C'est bon cette vie autour de moi, cette vie concrète, épaisse, fermée ; ce mélange de petits drames insignifiants et d'usure quotidienne, sans horizons ni fausses promesses.
Ce qui me fait plaisir, c'est que j'acquiers de la raison, sans perdre l'émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu'autrefois, et j'ai le même amour pour mon travail.
J'aimerais que ma vie ne laissât après elle d'autre murmure que celui d'une chanson de guetteur, d'une chanson pour tromper l'attente. Indépendamment de ce qui arrive, n'arrive pas, c'est l'attente qui est magnifique.
Ce n'est pas ce que vous appréciez ; c'est que vous appréciez.
Il n'y a rien de nouveau dans la pauvreté. Ce qui est nouveau, cependant, c'est que nous avons les moyens de nous en débarrasser.
Maintenant, vous commencez à penser par vous-même au lieu de laisser les autres penser à votre place. C'est le début de la sagesse.
Je veux dire que c'est l'écriture, pas le fait d'être lu, qui m'excite.
Moi je ne peux pas supporter que les gens meurent jeunes. C'est insupportable. Et quand on me dit 'ma pauvre, ça ne vous fait rien de vieillir?', mais je dis 'mais c'est un privilège, c'est un cadeau', et j'espère vivre à 100 ans, ah j'aurais bien voulu mourir à 100 ans.
C'est le mal d'une société, on ne sait plus dire que l'on s'aime.
Le grand crime contre l'amour, c'est de ne plus le rendre.
Je suis tombée amoureuse de Rimbaud il y a longtemps, c'est l'homme de ma vie.
Etre femme aujourd'hui, c'est cela : travailler, faire des enfants, et surtout ne pas en parler.
Un "facteur héréditaire" c'est quand le fils d'un préposé fait le même boulot que son père.
La fourrure, c'est une peau qui change de bête.
La littérature, je l'ai, lentement, voulu montrer, c'est l'enfance enfin retrouvée.
C'est le faible qui s'offre le plus souvent à secourir le faible.
Les hommes, ma chère, c'est comme les cerfs-volants, plus on leur rend de corde, plus on les tient.
Ce qu'aiment les hommes, ce que tu aimes, ce n'est pas connaître, ce n'est pas savoir : c'est osciller entre deux vérités ou deux mensonges.
C'est le capital qui, au fond, mène l'église.
Les riches conservent peu d'illusions. Ils laissent cela aux autres. C'est peut-être un service qu'ils leurs rendent sans le savoir.
Si ce n'est pas expressément interdit, c'est permis.
Les souvenirs, c'est comme le cinéma : lorsque les acteurs sont jeunes, c'est parfois que le film est ancien.
Qu'est ce qu'un homme ? C'est simplement quelqu'un-qui-ne-peut-pas... Qui-ne-peut-pas tout savoir. Qui-ne-peut-pas tout faire. Qui-ne-peut-pas ne pas mourir.
Se souvenir qu'un journal est une unité de surface : c'est la superficie qu'un ouvrier agricole peut labourer en une journée.
Les vérités sont des mensonges à plus ou moins long terme. Ne pas mentir, c'est dire ce qu'on sait, non ce qu'on croit savoir.
Penser que les agences de com' font l'élection, c'est prendre les gens pour des imbéciles.