Le mouchoir, c'est un parc à huîtres.
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
L'espoir est un état d'esprit, et non pas un état du monde. C'est une orientation de l'esprit et du coeur.
De René Char me resteront deux phrases glissées dans un carnet : « Le fruit est aveugle, c'est l'arbre qui voit... » et « Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience. »
Ceux qui ont gardé le plus longtemps leur virginité sont fort estimés de leur entourage ; ils pensent qu'on devient ainsi plus grand, plus fort, et plus musclé. C'est une des hontes les plus grandes parmi eux que de connaître la femme avant l'âge de vingt ans.
C'était si dégoûtant qu'on lui a shooté dedans, un coup chacun, et alors, à la place de chanson et de vomi, c'est du sang qui est sorti de sa vieille rote dégueulasse. Et puis on a continué notre chemin.
Quoi, vendre la forêt ? Tu me déçois profondément, frère. Tu sais ce que c'est qu'une forêt ? Est-ce qu'une forêt c'est seulement dix mille cordes de bois ? Ou est-ce une joie verdoyante pour l'homme ? Et tu veux vendre une joie verdoyante pour l'homme ? Honte à toi !
Mais, justement, c'est parce que le désespoir est un terreau fertile qu'il faut être plus vigilant que jamais et se conformer avec une implacable vigueur à une exigence de vérité.
C'est ce que nous faisons de ce que nous avons, et non ce qu'on nous donne, qui sépare une personne d'une autre.
Nous portons tous en nous des lieux d'exil, nos crimes, nos ravages. Notre tâche n'est pas de les déchaîner sur le monde ; c'est les transformer en nous et chez les autres.
Concevoir, c'est communiquer clairement par tous les moyens que vous pouvez contrôler ou maîtriser.
Le livre de poche est très intéressant mais je trouve qu'il ne remplacera jamais le livre à couverture rigide - c'est un très mauvais butoir.
La peur est une chose insidieuse et mortelle. Cela peut fausser le jugement, geler les réflexes, engendrer des erreurs. Pire, c'est contagieux.
Beaucoup de gens abordent le risque comme si c'était l'ennemi quand c'est vraiment l'ami de la fortune.
- Une petite seconde, on m'apporte le déjeuner. Tu m'as mis des cookies là-dedans, j'espère ? - Bien sur que non voyons. - Pourquoi tu me punis ainsi ? - Parce que c'est mon devoir de veiller sur mon mari. Tout simplement. [...] ► Lire la suite
Chose étrange, ce que nous aurons donné, c'est là ce qui nous restera.
Le métier de soldat est l'art du lâche ; c'est l'art d'attaquer sans merci quand on est fort, et de se tenir loin du danger quand on est faible ; voilà tout le secret de la victoire.
La recherche, c'est l'acte par lequel une société avancée exprime sa foi en un avenir ouvert.
Le hasard, voyez-vous, ne sert que les hommes forts et c'est ce qui indigne les sots.
Je ne sais pas ce que peut être la conscience d'une canaille, mais je sais ce qu'est la conscience d'un honnête homme : c'est effrayant.
La nécessité, telle est la raison que l'on invoque pour toute atteinte à la liberté humaine. C'est l'argument des tyrans ; c'est le credo des esclaves.
Mettre en scène, c'est être capable d'intérioriser une réalité.
Le premier pas a faire pour arriver au bien, c'est d'oser confesser l'existence du mal et rompre en visière aux charlatans qui le propagent.
C'est pas parce qu'une femme vous court après qu'il faut se laisser attraper.
La pire des souffrances, c'est celle qu'on ne peut pas partager.
C'est vrai : je gagne encore de quoi vivre.Mais croyez-moi : c'est pur hasard. Manger à ma faim,Rien de ce que je fais ne m'en donne le droit.Par hasard je suis épargné.
Or en écologie moderne, la nature vaut pour elle-même : c'est l'écocentrisme ou le biocentrisme.
Ma musique, c'est une larme et un sourire.
Les objectifs individuels c'est bien mais si tu ne gagnes pas, tu n'apprécies qu'à moitié. Je veux gagner des titres, la Ligue des champions, le Championnat et la coupe (de France). Pour le moment on est sur le bon chemin, les grosses échéances vont arriver et c'est à cela qu'on doit se préparer.
Une belle plante c'est comme avoir un ami autour de la maison.
Le plus irritant, c'est le lynchage exercé par les médias sur ma famille.
C'est une politique typiquement française que de dénigrer tout ce que nous avons de bon.
C'est de la familiarité que naissent les plus tendres amitiés et les plus fortes haines.
C'est la cohorte des fourmis qui, dans les galeries souterraines des bas-fonds de la société, permet à l'économie d'avancer.
Les stéréotypes ethniques sont ennuyeux, stressants et parfois criminels. Ce n'est tout simplement pas une bonne façon de penser. C'est de la non-pensée. C'est stupide et destructeur.
C'est à partir de ma vie même, de mon vécu, que j'ai pris conscience de la discrimination qui frappait les femmes, de l'injustice intolérable, que je me suis révoltée et que, par la suite, en lisant goulûment, j'ai théorisé.
Je veux juste croire en une puissance supérieure. C'est une bonne façon de vivre.
- Soyons mature d'accord ? C'est pas vraiment une rupture mais il faut avouer que les relation à distance sont quasi impossible à entretenir, parce qu'on obtient rarement ce que l'on veut, surtout à nos âges. - On dirait une rupture. - tu sais que sa ne fonctionne pas, je t'aimerais toujours.
L'espoir guide mes pas. C'est l'espoir qui me permet de traverser le jour et plus encore la nuit, l'espoir que si vous disparaissiez à mes yeux ce ne soit pas la dernière fois que je vous contemple.
Il y a quelque chose de plus triste que de rater ses idéaux : c'est de les avoir réalisés.
Le bonheur, c'est peut-être ça : l'imagination. Quand on en manque, il ne reste que les platitudes de la vie.
On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
C'est parce que nous avons terriblement besoin de Dieu que nous l'inventons...
Un rude animal qui, par l'élémentaire exercice de sa vitalité, répand le sang et sème la mort, on se souvient qu'historiquement, c'est sous cette forme d'archétype féroce que se manifesta, à la conscience et à l'esprit des meilleurs, la révélation de la société capitaliste.
Qu'est-ce que la vie ? C'est le scintillement d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un buffle en hiver. C'est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.
On attend des femmes qu'elles soient "féminines", c'est-à-dire souriantes, sympathiques, attentionnées, soumises, discrètes, retenues, voire effacées. Et la prétendue "féminité" n'est souvent pas autre chose qu'une forme de complaisance.
L'horreur de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchaîne.
C'est un chanteur, dont on ne dira pas le nom, qui sort de scène après avoir été sifflé copieusement et qui dit : « Ah, si on les écoutait on chanterait jamais ! »
Le divan, c'est sans doute formidable, mais pas pour moi. Sans ma névrose, j'ai trop peur de ne plus pouvoir créer.
Quand vous êtes quelqu'un qui marche au cinéma, vous avez beaucoup de responsabilités parce que si vous dites non, le film ne se fait pas. Et donc, du coup, vous héritez d'une sorte de pouvoir, indirectement. C'est terrible, je peux [...] ► Lire la suite