La passion, c'est l'amour des autres...
L'ennui avec l'expérience, c'est qu'elle n'est pas sanctionnée par des diplômes.
Entre amants, quand il n'y a pas une dupe, c'est qu'il y en a deux.
C'est le propre des miracles d'être soudains.
Être jaloux, c'est aimer comme si l'on haïssait.
C'est un travers des Français, lorsqu'ils sont dans la difficulté politique, de chercher des modèles étrangers plutôt que d'appliquer avec scrupule et exactitude les lois qui leur sont propres.
C'est très bien de ne pas croire aux dieux lorsque nul danger ne menace, mais à l'heure où le chagrin pèse sur nous, vers qui donc irions-nous ?
Moi je me sens enfant de Pointe-Noire. C'est ici que j'ai appris à marcher, à parler. C'est ici que j'ai vu pour la première fois la pluie tomber, et on est originaire de l'endroit ou on a reçu les premières gouttes.
La panique de Véran, l'accent qui s'éteint de Castex, c'est terrifiant, c'est morbide, c'est sordide. On n'a plus envie d'aimer ce gouvernement ni rien.
Réaliser un film est vraiment excitant. Finalement, c'est plus sympa d'être le peintre que celui qui est peint.
La grandeur existe en chacun de nous. Ce n'est pas quelque chose de divin réservé à quelques élus. C'est ce que je pense et je suis prêt à mourir pour ça.
Je ne crois pas non plus que l'esprit d'aventure risque de disparaître dans notre monde. Si je vois quelque chose de vital autour de moi, c'est précisément cet esprit d'aventure, qui semble qui me paraît indéracinable et s'apparente à la curiosité.
Je lis beaucoup, c'est mon hobby principal. J'ai un iPad sur lequel je stocke des livres et je lis avec voracité. Je suis un lecteur lent mais je suis obsessionnel. Je fais des références, souligne des choses. Je suis un autodidacte.
Si les dieux existent, c'est en tant que composés d'atomes subtils.
Un banquier ne vous prête de l'argent que dans la mesure où vous n'en avez pas besoin. Si vous avez vraiment besoin d'argent, c'est que vous êtes dans une situation désespérée. Et dans une situation désespérée, vous n'intéressez pas un banquier.
D'une certaine manière, c'est l'indifférence, voire la paix froide, qui caractérise le climat des relations entre la Russie et le monde occidental.
L'interview est un jeu truqué et, par définition, le journaliste est quelqu'un dont il faut se méfier. Il transpose les propos, les modifie, les sort de leur contexte... C'est un adversaire, pas du tout un ami ou un confident.
La bêtise, c'est une question de cocktail : le bon Dieu n'avait pas beaucoup de temps pour faire son monde, la distribution fut incertaine et inégale. Le prix à payer pour avoir Einstein d'un côté, c'est d'avoir un imbécile de l'autre côté !
Raymond Barre est un peu pédant, mais c'est le seul qui ne dise pas de conneries.
Une citoyenneté, par essence, ça pousse pas comme ça. C'est pas naturel. Mais son artifice et sa précarité apparaissent mieux, comme dans l'éclair d'une révélation privilégiée, lorsque la citoyenneté s'inscrit dans la mémoire d'une acquisition récente: par exemple la citoyenneté française accordée aux Juifs d'Algérie par le décret Crémieux en 1870.
On peut aussi prendre son temps, choisir les saisons et les heures creuses. Préférer les sentiers aux autoroutes. C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
Il lui dit qu'il lui a conféréAvec l'épée l'ordre le plus élevéQue Dieu a créé et commandé,C'est à savoir l'ordre de chevalerie,Qui ne souffre aucune bassesse.
Les hommes croient choisir leur femme : c'est toujours la femme qui harponne.
Perdre une course, c'est rageant, mais qu'est-ce que c'est par rapport aux vraies catastrophes, à la véritable misère ?
En 1966, la NASA a pris le relais dans l'espace, et c'est depuis lors un gâchis bureaucratique.
Réfléchir, c'est troubler ses pensées.
Un conducteur dalbertreux, c'est celui qui vous dépasse malgré tous vos efforts pour l'en empêcher.
La taromancie c'est pour les paranoïaques, autant voir un psy !
Je n'aime pas trop parler des mes projets, pour les protéger, c'est une sorte de superstition. Il y aura du cinéma, du théâtre, etc.
L'hystérie comporte toujours une part d'inconscience. Ce rire est un défi. C'est le défi le plus insolent que l'Orient ait jamais lancé à l'Occident.
Le métier de soldat est l'art du lâche ; c'est l'art d'attaquer sans merci quand on est fort, et de se tenir loin du danger quand on est faible ; voilà tout le secret de la victoire.
C'est au sein du transitoire que l'homme s'accomplit, ou jamais.
Y'a pire que la mort qui vient, c'est l'amour qui ne vient jamais.
La vanité, c'est l'orgueil des autres.
Ecrire c'est s'empêcher de vivre.
Le macho, c'est quelqu'un qui cherche.
Au lieu de craindre la Russie, il serait temps d'essayer de la comprendre, de comprendre que, tiraillée entre deux mondes, c'est tout de même à l'Europe que ce grand pays s'identifie et que c'est son destin qu'il entend continuer à partager ? À nous d'y contribuer.
Je nourris Lou toutes les trois heures. Ça me fatigue, mais au fond j'adore ça, de l'avoir à moi, à moi, tout bébé, toute hurlante, affamée. Je peux la calmer, lui donner du lait. Quel plaisir immense d'être si nécessaire [...] ► Lire la suite
Qu'est-ce que la vie ? C'est le scintillement d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un buffle en hiver. C'est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.
A quoi il sertCet amour qui est en nousA qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneA qui on l'avoue.
Si vous voulez - c'est un dernier pèlerinage -J'irai au bout du monde, et ne saurai pourquoi.Le monde est soupçonneux, il me demande un gageD'amour ou d'amitié, sous le soleil bourgeois.
Que peut opposer une classe innovatrice au formidable ensemble de tranchées et de fortifications de la classe dominante ? L'esprit de scission, c'est-à-dire l'acquisition progressive de la conscience de sa propre personnalité historique.
C'est le seul péché impardonnable dans toute société. Soyez différent et soyez maudit !
J'ai rempli toute ma vie à essayer de préserver la mémoire de la vie, dans la lutte contre la mort. Peut-être que la seule chose que j'ai faite, puisqu'il est impossible d'arrêter la mort, c'est de montrer ce combat. Le combat en lui-même ne nous satisfait pas non plus.
C'est au moment où nos forces diminuent de moitié que nos années comptent double.
Le bonheur, c'est peut-être ça : l'imagination. Quand on en manque, il ne reste que les platitudes de la vie.
Un jardin, c'est un lieu ambigu.
Le premier pas a faire pour arriver au bien, c'est d'oser confesser l'existence du mal et rompre en visière aux charlatans qui le propagent.
Personne ne me mettra dans la tête que c'est gagner sa vie que de la donner à un propriétaire d'usine. La vie est gratuite. Je ne l'ai pas payée et je ne la paierai pas.
De René Char me resteront deux phrases glissées dans un carnet : « Le fruit est aveugle, c'est l'arbre qui voit... » et « Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience. »