Je danserai, chanterai, jouerai, toute ma vie, je suis née seulement pour cela. Vivre, c'est danser, j'aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d'une danse ou d'un refrain.
Ce n'est jamais pareil, chaque médaille a sa particularité: la première, on ne l'oublie jamais, un titre olympique, on l'oublie encore moins... La neuvième, c'est le fait de continuer de prendre du plaisir.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
La matière, c'est ce qui ne dure pas.
Les hommes furent jadis ce qu'ils sont à présents, c'est-à-dire médiocrement bons et médiocrement mauvais.
Toutes les époques ont leurs lacunes et leurs erreurs. Si l'on me demandait quel est le défaut majeur de la nôtre, je répondrais que c'est la confusion et le renversement des valeurs.
L'opposition, c'est la vie.
Ce qu'il y a de terrible chez nous, humains, c'est que nous ne pouvons être que d'un seul sexe et que nous ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
Le plus beau cadeau qu'on puisse faire à un enfant, c'est de répondre à sa curiosité, lui donner le goût des belles choses. Avec Mathieu et Thomas, je n'ai pas eu cette chance.
Je ne m'embête nulle part, car je trouve que, de s'embêter, c'est s'insulter soi-même.
C'est avec ma mémoire que j'existe. Comme si l'avenir était déjà dedans. Elle m'aide à me jeter en avant. La vie je la gagnerai toujours d'une courte tête. Je pourrai jamais me reposer. Jamais m'arrêter. Alors, je la berce. Elle est ma glaise. Ma sculpture inachevée.
Ô rose, tu es malade :L'invisible verQui vole de nuitDans la tempête hurlante,A trouvé où est ton litDe joie cramoisie ;C'est son noir amour secretQui détruit ta vie.
Car c'est là la tragédie de l'homme que les circonstances changent, mais il ne le fait pas.
Un sentiment très fort chez moi, c'est l'étonnement. J'en ai un autre, un peu vieillot, l'admiration. J'ai longtemps passé pour un écrivain du bonheur. C'était un peu usurpé.
La beauté est quelque chose en nous. Si vous vous aimez et vous acceptez, cela se voit à l'extérieur. La beauté est un acte, c'est la façon dont vous vous portez.
C'est comme si tous les signes me disaient que je ne devrais pas être un boxeur, alors j'ai arrêté.
J'aime la mode, et c'est comme ça que je m'exprime.
C'est le petit de Gaulle. On a eu Napoléon le petit, eh bien, là, ce serait de Gaulle le petit. (En évoquant Sarkozy)
C'est une habitude particulièrement française de donner raison ou tort.
Riche et opprimé, c'est infiniment mieux que pauvre et persécuté. L'argent achète les compensations.
Une oeuvre, tant qu'elle survit, c'est une blessure ouverte par où toute une race continue de saigner.
Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose.
L'armée, c'est un inconnu qui t'envoie buter un autre inconnu.
On dirait que c'est de cette inhumanité même que nous avons besoin, qu'elle nous rassure ou qu'elle nous fascine, qu'elle est notre élément ou encore que nous voulons à tout prix retarder ce moment dont nous savons bien pourtant ou dont nous pressentons qu'il arrivera, où tout deviendra plus grave et peut-être douloureux.
Si vous me posez la question : « Qu'est-ce que c'est l'autre ? », je n'ai pas de réponse, parce que l'autre, il est autre et il est en même temps moi-même.
L'art dramatique n'est pas un problème de mémoire. Comme disait Sarah Bernard, le théâtre, ce n'est rien du tout : tu me parles et je te réponds. Et c'est vrai ! Cela vient tout seul. Si une scène est difficile à apprendre, c'est qu'elle est mal écrite.
Je sais que c'est mal de dire des choses pareilles, mais qu'est-ce que je peux faire d'autre ?
Haïr un être humain, c'est mettre un ver dans ses propres entrailles, cela ronge la vie.
Le moteur de l'économie c'est la Guerre. Donc le problème de l'économie de nos jours n'est pas que Nicolas est trop nerveux, mais que les Allemands sont devenus trop gentils.
C'est un monde d'action, et non de brouhaha.
La tragédie, c'est quand je me coupe le doigt. La comédie, c'est quand vous tombez dans un égout à ciel ouvert et que vous mourez.
Que Ruquier fasse comme si je n'existais pas, que Drucker ne m'ait jamais invité, je trouve ça limite irrespectueux. Même chose pour les Enfoirés, quand on sait que c'est moi qui, le premier, ai imposé Coluche en première partie de mes spectacles.
J'ai fait installer un système de sécurité chez moi et j'ai toujours un revolver chargé à portée de main. J'ai aussi un fusil M16. J'adore tirer au fusil. C'est le seul sport que je pratique.
L' important, c' est de comprendre le consommateur d' aujourd' hui et de lui proposer la nourriture d' aujourd' hui. Celle de demain, on est déjà en train d' y réfléchir, mais c' est d' être contemporain.
Un écrivain, c'est le funambule de la société.
Créer, aussi, c'est donner une forme à son destin.
Bien poser les questions, c'est tout un art. Où tout dépend, bien sûr, de la réponse que l'on veut obtenir.
Le drame dans la vie, c'est que les jolies femmes sont si nombreuses et qu'on a si peu de temps.
La cruauté, c'est comme une maladie, ça s'attrape.
Savoir ce que tout le monde sait, c'est ne rien savoir.
Le point de vue de l'ancien matérialisme, c'est la société bourgeoise, le point de vue du nouveau, c'est la société humaine ou l'humanité sociale.
C'est là qu'on enfermait les hommes perdus, dans une solitude préalable à celle du tombeau.
Certes c'est en se dirigeant qu'on devient dirigeable.
Le plus grand principe de toute vraie cuisine, c'est que les choses aient le goût de ce qu'elles sont.
Il n'y a donc pour la femme, créature temporairement, provisoirement inférieure, que deux aspects, deux modalités essentielles dont il est indispensable que l'Infini s'accommode : la Béatitude ou la Volupté. Entre les deux, il n'y a que l'Honnête Femme, c'est-à-dire la femelle du Bourgeois, réprouvé absolu qu'aucun holocauste ne rédime.
Un des arts les plus importants et les plus difficiles, c'est celui de désapprendre le mal.
Dans les comédies homo-sexuelles lourdingues, c'était la tante qui imitait le camionneur. Désormais, c'est le camionneur qui prend des leçons auprès de la tante. Des homosexuels qui apprennent à un homme à aimer une femme !
Il n'y a qu'une chose qui le préoccupe, lui, c'est le bonheur de sa femme. À tel point qu'il vient d'engager deux détectives pour en découvrir les raisons !
- Vous êtes complètement fou ! Vous pourriez prévenir quand même ! - Si je vous avez prévenue vous seriez tombée, c'est parce que nous n'avez pas eu peur que vous n'êtes pas tombée. Vous avez laissé venir, sans appréhension, sans anticipation. - Vous êtes un sale pervers sadique !
- Tu fais quoi quand la personne que tu aimes te déçois ? - Il faut arriver à ne plus l'aimer. - Et c'est possible tu crois ? - Non.