C'est pourquoi les interprétations ne doivent pas être couchées par écrit, hormis dans les ouvrages de démonstration, car si elles se trouvent dans ces livres-là, seuls les gens de démonstration y auront accès.
En somme, qu'est-ce que la vérité ? - C'est ce qui est entre les mots et qu'on éprouve dans la joie.
Parfois, j'ai eu carrément tort mais que faire d'ces pensées quand le coeur est à fond. Vivre d'amour, espérer dans l'action, c'est toutes nos victoires et comme on réussit pas seul quand nous gagnons, j'retourne les miroir.
C'est la moralité qui garde les humains humains.
C'est génial de pouvoir prétendre que vous êtes dur mais drôle en même temps.
Un des mots auxquels j'ai accordé le plus tôt une valeur érotique, c'est le mot « courtisane », que je prenais dans le sens féminin de « courtisan » bien que je sentisse qu'il y avait là quelque chose de spécial et, pour moi, d'assez mystérieux.
Couronnez un Américain, vous êtes vendus à l'Amérique. Couronnez un Russe, vous êtes communiste. On n'en finirait plus de chercher le dessous des cartes. C'est la structure profonde du festival qui est mauvaise, c'est elle qu'il importe de changer.
Quand le franc s'enfièvre, c'est la France qui est malade.
Les femmes ont horreur d'attendre. C'est un supplice qu'elles nous réservent.
Le meilleur usage que l'homme puisse faire de la liberté, c'est de n'en faire aucun.
S'habituer c'est se tuer.
Le bonheur, c'est ce qui fonctionne.
Posséder, c'est se déposséder.
La sagesse suprême, c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit.
Le sort de la femme serve, c'est celui de la paysanne. De la paysanne de tous les temps. Travailler. Travailler durement.
La condition de l'animosité, c'est l'ignorance du grief originel.On ne se souvient plus du pourquoi de l'animosité, on se contente de l'entretenir comme un feu, on réchauffe les braises.
Il y a des joueurs qui essaient d'imiter les autres, mais au moment du coup franc, c'est une affaire personnelle. Chaque personne a sa propre technique et sa propre routine lorsqu'elle se tient au-dessus du ballon et j'ai la mienne, je n'essaie de copier personne.
L'artiste doit regarder la vie comme il l'a fait quand il était enfant. S'il perd cette faculté, il ne peut pas s'exprimer d'une manière originale, c'est-à-dire personnelle.
Quand on est âgée, et qu'il n'y a plus d'enjeux avec les hommes, c'est merveilleux.
L'efficacité, c'est le contraire de l'habileté.
Un académicien, c'est un type qui a un pied dans la tombe et qui écrit avec l'autre.
Vouloir exactement le contraire c'est aussi une façon d'imiter.
Ne pas avoir d'autre choix que se rendre, c'est déjà se rendre.
Le cinéma, c'est vraiment magique, ça ne se consomme pas n'importe comment.
C'est une grande folie de défier sans besoin l'intelligence d'autrui.
C'est le travail des poètes d'avoir assez d'idées pour fournir une citation à toutes circonstances.
C'est très laid les scrupules. C'est ce qui défigure le criminel.
J'ai l'impression que l'enfer c'est le paradis regardé de l'autre côté.
Relire un livre, aux différents âges de la vie, c'est réviser un procès dont le juge a vieilli et qui se juge lui-même.
Si je hais les indifférents, c'est aussi parce que leurs pleurnicheries d'éternels innocents me sont insupportables. Je demande des comptes à chacun d'eux sur la façon dont il a accompli la tâche que la vie lui a assignée et lui assigne quotidiennement, sur ce qu'il a fait et, surtout, sur ce qu'il n'a pas fait.
J'admire sincèrement toutes les ouvrières et tous les ouvriers qui ont pris leur douche et se sont parfumésMoi je peux pasLa douche c'est le soirEnfin en rentrant du boulot
La mort est la destination que nous partageons tous, personne n'y a jamais échappé. Et c'est comme il se doit parce que la mort est très probablement la meilleure invention de la vie.
C'est la nécessité et non le plaisir qui nous oblige.
C'est parmi les femmes sans instruction que l'on peut chercher les ragots les plus confirmés. Goethe nous dit qu'il n'y a rien de plus effrayant qu'une ignorance agitée.
Mourir est inévitable vivre l'est aussi, le seul inconvénient c'est que mourir ça dure beaucoup plus longtemps.
Crouch ne plonge pas comme tous vos attaquants venus de Ligue 1! C'est d'ailleurs curieux qu'avec une aussi longue tradition dans ce domaine, vous n'ayez jamais eu de Français médaillés olympique en plongeon.
Expliquer une allusion culturelle, c'est comme pisser sur un ver luisant : ça l'éteint.
Partager, c'est aliéner.
N'allez pas vous fourrez dans le crâne que les rhumatisants ne s'intéressent pas à l'amour. Dans la plupart des cas, c'est justement en faisant l'amour qu'ils ont attrapé des rhumatismes.
Ecrire n'est pas un métier. C'est une vocation.
Vous savez, perdre plusieurs millions d'euros en quelques minutes, c'est une expérience que je ne souhaite à personne. Vous savez, on voit sa vie défiler : première ouverture de compte, premier transfert en Suisse, premier milliard. Je me souviens avoir été ému comme un gosse pour mon premier milliard, et puis après... on s'y habitue.
Quarante-quatre ans, c'est l'âge où l'on commence à ne plus pouvoir espérer vivre le double.
C'est un des traits fondamentaux des sociétés occidentales que les rapports de force qui pendant longtemps avaient trouvé dans la guerre, dans toutes les formes de guerre, leur expression principale, se sont petit à petit investis dans l'ordre du pouvoir politique.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Les femmes éprouvent aujourd'hui de l'attirance pour les hommes qui se féminisent. Pas l'homme fragile mais l'homme féminisé. Ca, c'est le truc qui plaît. Je peux poser ma tête sur l'épaule d'une femme et lui demander de me rassurer.
Ils crachent, il cancanent, ils bafouillent, rabougris, chauves, édentés, baveux, sourdingues. C'est le bout de la vie, le bout du rouleau de la misère. Ca sent l'urine, ça sent le sapin, la fosse commune, le Dieu gourmand qui guette les âmes.
Cloué par un couteau, mon coeur bat, mon sang coule...Et c'est un tribunal au fond d'un souterrain,Où trois juges, devant une table d'airain,Siègent, portant chacun une rouge cagoule.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
C'est merveilleux d'être méprisé, si, au fond de nous, nous savons que nous avons raison.
À chaque saison qui commence, c'est comme si je repartais de zéro.