Voyager c'est voir.
Votre seule chance d'être libres, c'est l'amour de vos ennemis.
Avoir aimé, c'est ne plus vivre.
Les échecs, c'est un art.
C'est dans le regard, non dans la voix, que se trahit la crainte.
La réalité de l'homme c'est sa pensée, ce n'est pas son corps.
La scène, c'est ce que je préfère faire au monde.
Un rêve qui se réalise, c'est un rêve de moins.
Naître, c'est comparaître.
Rendre la justice, c'est impossible, parce que la justice, ça n'existe pas. Mais par contre, l'injustice, oui. L'injustice, c'est facile à combattre parce que ça vous saute à la figure et alors tout devient limpide.
Mon livre doit être écrit dans l'ivresse d'une émotion qui rende inutile l'exercice de la volonté. C'est le fruit d'une région de l'être ou l'émotion triomphe.
Se suicider trop tôt, c'est manquer de mémoire et d'imagination.
L'avantage de visiter le désert, c'est que t'as pas besoin d'apprendre la langue.
La conversion, c'est un brutal éblouissement. Après un éblouissement, on ne voit plus clair, on est aveuglé, on se retrouve dans le noir, comme les lièvres éblouis par les phares d'une automobile.
On n'a pas besoin de faire. Etre, c'est déjà faire.
Au nord, les Espagnes sont sécheresse : fécondes, abondantes quand même, leur aridité étant faite de sensibilité contractée. Au midi, c'est un fleuve irrésistible de sensualités : mais qui craindrait de s'y souiller ? Il nous emporte dans le sens de la nature.
Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l'on sait que c'est une drogue, l'affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.
Ce que l'on sait le mieux, c'est... ce qu'on a appris non des livres mais grâce aux livres, par les réflexions qu'ils ont suscitées.
La comédie est le résultat de ce qui se passe, pas de ce que font les gens. Parce que si les gens font de la comédie. C'est gênant. Les éléments individuels doivent être directs, sérieux, réalistes avec une base solide. Ce qui en fait une comédie, c'est une façon quelque peu décalée de l'assembler.
Etre, c'est créer et non recevoir la vie.
Une des propriétés de la vertu, c'est de ne pas exciter l'envie.
Même à présent, je lis clairement dans le coeur de ma mère, et si j'étais seule, je trouverais qu'elle a raison, selon les traditions de notre peuple. C'est mon mari qui a opéré en moi ce changement.
Histoire - c'est ce que ces hommes âgés amers écrivent.
Être un véritable poète, c'est devenir Dieu.
Si en te lisant, je pense que tu mens bien, c'est que tu as du talent. Si tu parviens à me faire croire que tu es sincère, c'est que tu as beaucoup de talent.
Beaucoup de gens trouvent que c'est compliqué de m'interviewer.
Je suis capable d'émouvoir les gens parce que j'ai entre les mains ces chansons magnifiques, les mots qui touchent, c'est peut-être là qu'intervient le public...
C'est l'histoire qui crée les peuples, pas l'inverse.
Aimer, c'est douter.
Un muet, c'est un antiparlementaire.
Pourquoi voyager ? Je regarde la télévision et je vois que toutes les villes ressemblent à toutes les villes. Les grands immeubles en béton, ici, à cent mètres de chez moi, je les retrouve partout, au Brésil, en Argentine, au Pérou, aux Indes, partout c'est la même chose.
L'amour propre et l'amour, ça ne va pas ensemble. Si même il y en a un qu'on appelle propre, c'est pour le distinguer de l'autre, qui ne l'est pas.
Désirer avec excès, c'est agir en enfant, non en homme.
Aimer une idée, c'est l'aimer un peu plus qu'il ne faut.
La seule raison pour laquelle les gens verrouillent les portières de leur voiture quand Obama passe, c'est qu'ils ont peur de les taxer à mort.
Le bonheur, c'est toujours pour tous.
Voulez-vous, elles ne veulent pas ; vous ne voulez pas, c'est elles qui veulent.
S'habiller, c'est refléter ce que je ressens.
Pour les électeurs, l'important c'est ce que le gouvernement leur offre réellement.
Un journaliste m'a demandé quelle était ma formule du bonheur...Je sais que ce n'est pas le travail, c'est peut-être d'avoir des enfants ? Je sais que pour moi, c'est l'amour !
Les gens du monde ont une espèce d'érudition, c'est-à-dire, qu'ils savent assez de toutes choses pour en parler de travers.
Acheter un bébé, ça peut se comprendre, c'est vendre un bébé qui est pas normal.
J'ai reçu des coups. Et j'en ai donnés aussi. On s'est battu à coups de poings, à coups de bâtons, à coups de barres de fer. Dans les réunions (gaullistes face aux communistes, ndlr), c'était comme ça. Aujourd'hui, la politique est devenue une plaisanterie. C'est de la rigolade !
On m'expose malgré moi et ça, c'est insupportable.
Notre but, c'est la liberté de l'homme.
Si les gens ne veulent plus d'enfants, c'est qu'ils ne veulent plus d'adolescents.
Les gens doivent s'identifier à quelque chose pour montrer qu'ils ont atteint un certain objectif. Quoi qu'il en soit, en Russie, c'est fait avec des médailles. Vous portez toutes ces médailles pour montrer qui vous êtes.
Je pense que c'est toujours mieux d'être qui vous êtes.
Ce que nous aimons dans nos amis, c'est le cas qu'ils font de nous.
Un livre, c'est déjà une borne.