La botanique c'est l'art de sécher les plantes entre des feuilles de papier et de les injurier en grec et en latin.
Mon cerveau ? C'est mon second organe préféré.
C'est par les robes décolletées que s'évapore peu à peu la pudeur des femmes.
C'est seulement pour ceux qui persévèrent après que tout semble perdu, que l'espoir luit à nouveau.
Un enfant de plus, c'est une corde musicale qui vient ajouter ses vibrations à celles qui actionnent harmonieusement le coeur des parents.
Le bonheur d'un homme qui sent la nature, c'est de la rendre.
Ce n'est ni le spleen, ni le marasme, ni le malheur. C'est quelque chose de plus âcre. C'est le désespoir.
La foi est l'élément précurseur de toutes nos idées : c'est un prolongement de l'esprit.
La maternité, c'est comme l'Albanie. On ne peut pas se fier à ce qu'en dise les livres, il faut y aller.
La seule chose qui soit vraiment utopique, c'est l'utopie !
Le grand secret, ce n'est pas d'avoir de bonnes ou de mauvaises manières, c'est d'avoir les mêmes manières vis-à-vis de toutes les créatures humaines.
La victoire n'est rien, mon garçon, la victoire ne laisse pas de trace, c'est un assouvissement passager. La vie, c'est la défaite.
Une phrase, c'est comme un vêtement. Il ne faut pas qu'elle gratte dans le dos, qu'elle gêne aux emmanchures ni qu'on s'y sente endimanché, ou tarte.
C'est une lâcheté que se faire expliquer trop sa honte.
Je déteste la violence. Quand je tiens une arme à feu, je sens la mort entre mes mains, mais c'est amusant de faire semblant dans les films.
- Bon. Et Limoges, alors ? Pourquoi Limoges ? - Il y a le caveau de la famille... ça sera plus pratique. - Pas pour tes amis, pas pour ceux qui t'aiment... C'est loin Limoges. - Eh bien, ceux qui m'aiment prendront le train, et puis voilà.
Instruire les sots, c'est jouer du luth pour un sourd ou tenir un miroir devant un aveugle.
L'esprit, me disait un homme d'esprit, ce n'est que la bêtise en mouvement ; et le génie, c'est la bêtise en fureur.
Instruire un sot, c'est comme recoller un pot cassé, ça coule toujours !
Le judaïsme n'est pas qu'une affaire de foi, c'est avant tout une affaire de pratique sociale.
Faire l'amour, c'est recommencer quelque chose de neuf à chaque fois. L'expérience ne compte pas beaucoup.
De la peine ça meurt comme de la joie. Tout finit par mourir à la longue. C'est dans l'ordre des choses.
C'est cela le théâtre : c'est le désir de tous les autres.
L'imagination c'est de la mémoire fermentée. Quand on perd la mémoire on perd sa faculté d'imaginer.
Un bon journal, c'est une nation qui se parle à elle-même.
Le monde n'est pas assez large pour contenir la mémoire d'un héros : mais c'est trop d'une montagne pour enfermer son cadavre.
Ce qui a mis à sec les finances de la France, c'est la guerre d'Indépendance américaine, et pas les chaussures de Marie-Antoinette.
Ouvrir un livre, c'est avoir une réponse. Intransitive, sibylline, mais une réponse.
On n'a jamais assez de temps c'est vrai, rien que pour penser à soi-même.
Faut réfléchir avant de faire le bien ! Faut être sûr que c'est un bon bien !
C'est aux frontières de la douleur et de la souffrance que les hommes sont séparés des garçons.
Si vous essayez de créer une entreprise, c'est comme faire un gâteau, vous devez avoir tous les ingrédients dans la bonne proportion.
Je suis celui qui pénètre votre cerveau. Je jouis dans votre hémisphère droit. Votre désir ne vous appartient plus : je vous impose le mien. C'est moi qui décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. L'idéal, serait que vous commenciez [...] ► Lire la suite
On se réfère au passé, en arguant que la liberté d'expression est un droit de longue date. Mais c'est une idée du passé qui est totalement reconstruite.
Ne serait-ce pas la vie : vivre ? Et c'est tout. Simplement.
Etre véritablement modeste, c'est comprendre que le sentiment que nous avons de notre propre supériorité ne vaut que pour nous.
Il n'y a pas de gloire à être français, il n'y a qu'une seule gloire : c'est être vivant.
On se laisse attirer par la faiblesse, parce que c'est doux et tiède, et on s'y abandonne, et on finit pas sombrer dans la veulerie.
Chercher le bonheur dans son travail, c'est comme creuser une galerie dans la roche dure, à la recherche de l'or. On a besoin de toute son énergie, de toute la force et de l'ardeur de sa nature pour y parvenir.
Ce qui est macabre dans la mort, ce n'est pas la séparation du corps et de l'esprit, c'est ce qui reste. Une sombre copie inerte, impuissante, exposée à la vue de tous les curieux.
Le Québec, qu'on le prenne de tous bords, tous côtés, c'est une difficulté intellectuelle, une entité qu'on ne retrouve pas dans les livres des définitions.
Un vice, il faut bien en avoir un ou plusieurs. C'est ce qui rend la vie supportable.
La télé, c'est un compagnon fidèle comme un chien mais moins salissant, sauf si on l'allume souvent. C'est le feu de bois, quoi.
Ce n'est pas ce qui est criminel qui coûte le plus à dire, c'est ce qui est ridicule et honteux.
Le troisième drapeau, le drapeau de fer-blanc, le drapeau de la majorité des français, c'est la girouette.
Le comble du poète c'est d'être inspiré sans pour autant avoir de muse !
Un comédien c'est une vocation, un métier qui s'apprend, c'est un choix de vie. Un acteur c'est une personnalité, forte en général, prise et mise au service du cinéma par un concours de circonstances.
L'embêtant avec la résurrection, c'est qu'il faut mourir avant.
Le truc avec les enfants, c'est qu'on n'a qu'une seule chance de bien faire les choses. Il est vraiment important de partager leurs dons pendant qu'ils les découvrent. C'est pourquoi les concours d'orthographe sont une histoire si fascinante. Ils les [...] ► Lire la suite
S'inquiéter, c'est comme prier pour quelque chose que vous ne voulez pas qu'elle se produise.