Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures ; ce que nous demandons au cinéma, c'est ce que l'amour et la vie nous refusent, c'est le mystère, c'est le miracle.
Je n'ai pas peur de Marine Le Pen, c'est elle qui a peur de moi.
C'est en toi qu'il faut regarder, et non autour de toi.
La première personne à qui tu mens, quand tu mens, c'est toi-même. Et pour que tu te mentes c'est pour te leurrer toi-même. Et pour que tu te leurres il faut qu'à tes propres yeux tu ne vailles pas grand-chose.
J'étais jadis ton ivrogne préféré,Bon pour une rigolade de plus,Puis on a tous deux manqué de chance,Or la chance c'est tout ce qu'on avait.
Je pense que c'est une notion démodée que la mode doit être exclusive pour être à la mode.
Beaucoup de films que j'ai réalisés auraient probablement tout aussi bien fonctionné il y a 50 ans, et c'est juste parce que j'ai beaucoup de valeurs à l'ancienne.
Tu t'rappelles quand t'étais gamine, les livres de coloriages ? Moi j'les aimais pas. C'est vrais quoi, si j'ai envie de dessiner une maison, j'veux pas qu'un abruti décide à ma place à quoi elle doit ressembler !
Vivre c'est faire crédit.
L'admirable avantage d'être politicien c'est de toujours pouvoir se convaincre qu'en avançant soi-même on fait automatiquement progresser le peuple.
Un enfant, c'est un insurgé.
A quarante ans, l'homme ne sait plus que travailler. Travailler, c'est marcher vers soi-même.
On aime ou on n'aime pas. Aimer, c'est désirer. Désirer, c'est agir déjà.
L'avare se justifie en disant : c'est parce que ce n'est pas assez.
Le meilleur livre, c'est le monde ; le meilleur ami, c'est Dieu.
Un bon film c'est quand le prix du dîner, l'entrée au théâtre et la baby-sitter en valaient la peine.
Une femme qui pense au sexe c'est une coquine, une femme qui réclame souvent du sexe c'est une nymphomane et si vous pensez 24 heures au sexe, c'est à dire tout le temps, vous êtes tout simplement un homme.
C'est toujours un signe que je devrais faire quelque chose si ça me fait peur.
S'il y a un auteur qui m'a influencé - et il n'y en a qu'un - c'est Charlie Chaplin. Et il n'a jamais gagné un Oscar.
Je vais bien. C'est où, les freins ? Et qu'est-ce qu'on fait dans un cas pareil ?
Je parle beaucoup au hasard : c'est mon plus cher confident.
La confiance, d'accord, mais c'est quand même ce qui fait les cocus.
Croire, c'est toujours s'exposer à être trompé.
Nous avons parlé des mêmes choses qu'à 10 ans 15 ans et 20 ans, c'est à dire nous nous moquions de nous même.
L'exilé, ce n'est pas celui qui part, puisque celui qui part va toujours découvrir un autre monde qu'il ne connaît pas et qui pourrait apporter un certain excitant à sa vie ; l'exilé, c'est celui qui reste.
C'est tout ce que je pense de la religion : quand au départ on n'est pas quelqu'un de bien, ça vous rend deux fois pire. On se repent, on se croit pur et, grâce à la bonne conscience, on retombe encore plus bas.
C'est si rare, une âme assez fermée pour garder contre tout son secret !
Oui, c'est une troisième, et peut-être la plus juste, définition de la méditation : voir ses pensées comme elles sont. Voir les choses comme elles sont.
La parole c'est rien du tout, elle n'engage que ceux qui y croient.
On ne peut pas zapper le cancer. Il prend en effet de plus en plus d'importance dans ma vie: plus les jours passent, plus il me prive de mon travail,et plus il devient énorme. C'est un adversaire encore trop vivant.
Ne croyez pas vos amis quand ils vous demandent d'être honnête avec eux. Tout ce qu'ils veulent vraiment, c'est rester dans la bonne opinion qu'ils ont d'eux-mêmes.
J'aime l'amusement, même si je mets un minimum de sérieux dans ce que je fais. Avec des limites quand même. Mais c'est vrai que je rigole tout le temps. J'ai besoin de m'amuser. La joie, ça fait partie de moi. Si on m'a éduqué à quelque chose, c'est bien au plaisir.
On dit de moi que je suis théâtrale mais je clame haut et fort que je suis le théâtre, et que le théâtre c'est moi. Je suis un spectacle sans interruption.
L'atome peut construire ou détruire cela dépend de nous, l'être humain ne peut pas être indifférent, il doit vivre et vibrer pour l'amour, la liberté, pour l'égalité, pour la fraternité. À mes yeux, le 14 juillet est la fête de toute l'humanité, c'est aussi donc la fête d'Israël.
- Combien de temps est-ce que j'ai ? - Une semaine peut être... - C'est bien. Ce n'est pas 30 ans, mais c'est mieux que rien.
C'est la demande la plus raisonnable qui soit au monde que ne point vous blâmer pour ce qui n'est point de votre faute.
Lorsqu'un homme prend la peine d'ouvrir la portière de sa voiture à une femme, de deux choses l'une : ou c'est la femme ou c'est la voiture qu'il possède depuis peu.
C'est tuer pour rien, parfois que de ne pas tuer assez.
Il n'y a pas deux façons de se rendre immortel ici-bas, c'est d'oublier qu'on est mortel.
Une affaire est une affaire, et c'est toujours une victoire pour l'une des deux parties.
C'est quand il n'y a plus rien à gagner ou à perdre que vous avez une guerre.
C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
L'esclave ne souffre plus. C'est ce qu'on appelle l'évolution d'une civilisation.
Etre musicienne ? C'est être fée !
La télé, c'est à ça qu'elle sert : devant toutes ces horreurs, guerres, crashes, meurtres, les familles s'estiment un peu heureuses au fond, et elles font taire, elles rentrent leurs petites rancoeurs.
La bibliothèque, c'est le meuble le plus meuble de tous les meubles, en fait, dis-je, le meuble qui a le plus une mission, pareil que l'os du crâne qui est l'os le plus os de tous les os, l'os capital [...] ► Lire la suite
C'est vraiment en jouant à être un génie que je le suis devenu.
Je suis seul, je suis seul, c'est l'heure des tempêtes.Les mots à qui je parle ont peur de me parler.La nuit m'entoure, je m'accroche à ma planète.Le Sud est-il au Nord ? Mon étoile a coulé.
Les hommes croient choisir leur femme : c'est toujours la femme qui harponne.
La séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.