- Va t-en ! Les humains ne sont pas mes amis, je les hais ! - C'est vrai, je suis un humain. Mais San, toi aussi... - Tais-toi ! Je suis une louve comme ma mère !
Les boîtes de nuit, c'est une salle d'attente.
L'immoralité, c'est la révolte contre un état de choses dont on voit la duperie.
C'est un poids bien pesant qu'un nom trop tôt fameux.
C'est curieux : quand on refuse tout sauf le meilleur, on l'obtient dans bien des cas.
Apprendre à ne plus penser, c'est une partie, et non la moindre, de l'art de penser.
Ce quelque chose que seul le temps peut faire et qu'on appelle - parce qu'on ne sait pas ce que c'est - fatalité.
Le plus grand témoignage d'amour qu'on puisse donner à un mort, c'est de n'y pouvoir plus penser.
S'il était un chien, on dirait qu'il obéit au doigt et à l'oeil. Mais parce qu'il est un homme, on dit que c'est l'expérience.
Les partis politiques c'est quand même l'art d'occuper le pouvoir quel que soit le programme et de piquer les idées des autres pour les appliquer si on voit qu'elles marchent.
L'enrageant c'est de penser que la France est le pays des inventeurs ! On en revient toujours à ceci : nous ne savons pas tirer parti de nos ressources.
C'est une erreur de langage, n'est-ce pas l'amour ?
Pour les jeunes gens, tout ce qui a plus de vingt cinq ans, c'est la vieillesse ; trente, cinquante, ce sont des variations infimes et sans intérêt.
La faillite de notre monde, c'est le bruit. Nous avons besoin d'espaces silencieux.
A vouloir écarter le pire, on chasse aussi le meilleur. C'est aussi évident qu'à trop craindre la mort on oublie de vivre et qu'à la fin on meurt quand même.
Un prêtre, c'est pire quelqu'un qui met toujours, quoi qu'il veuille, le doigt entre l'arbre et l'écorce.
La poésie, pour moi, c'est l'affiche sur laquelle on découvre une sublime nana.
Le paradis n'est pas un lieu, c'est un état d'âme.
Ils ne demandaient rien d'autre que d'être heureux ensemble. Même pas heureux d'ailleurs, ils n'étaient plus si exigeants. D'être ensemble, c'est tout.
La bonne poire, c'est le mec sympa, trahi de toutes parts. Le con de l'histoire.
Être mécontent, c'est avouer que l'on ne veut pas avoir une vision claire de la réalité. Il faut au moins avoir l'honnêteté de voir les deux côtés.
Vous essayez de cacher vos émotions, afin de ne pas montrer vos faiblesses aux autres. Je pense que c'est la même chose pour tous les sportifs.
Ce qui est bien avec Noël, c'est que c'est obligatoire, comme un orage, et nous le vivons tous ensemble.
Ma vie, ma lecture, tout tourne autour du cinéma. Donc pour moi, le cinéma c'est la vie, et vice-versa.
La vente en ligne de lunettes, c'est un flop.
Dis donc on t'a jamais appris à manger avec la bouche fermée toi. C'est à toi que je cause. J'ai l'impression d'être à côté d'un camion poubelle qui travaille, moi ici !
Je crois que si les gens parlent d'eux-mêmes à longueur de vie c'est parce qu'ils ont été très seuls.
Etre vieux, c'est quand vous connaissez toutes les réponses mais que personne ne vous pose plus de questions.
On a besoin d'idéaux, si on veut être humain. La force, c'est bon pour les bêtes.
Le mauvais riche, c'est celui qui donne, parce qu'il gâche le métier.
Ce que je veux, c'est savoir ce qu'il m'est possible et ce qu'il ne m'est pas possible de faire.
Je préfère ne pas penser à la mort, ou alors à celle des autres, c'est plus gai.
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
La célébrité c'est bien ; la postérité c'est mieux.
C'est l'idée du despotisme qui nous donne l'idée de la démocratie.
Méfiez-vous des philosophies de poche. C'est comme la petite monnaie et les clés : ça fait des bosses, et puis ça fait des trous.
Compter sur des regrets, c'est compter sans son hôte.
Pour rétablir la confiance, il faut que les citoyens perçoivent qu'on a bien identifié avec eux ce qu'ils vivent. Le meilleur moyen, c'est encore de leur demander ce qu'ils en pensent. Je crois, moi, à l'expertise citoyenne.
S'engager, c'est vraiment redistribuer un peu de la chance qui a été la sienne aux moins heureux.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
J'ai tordu le coup à la fatalité. J'ai fait mentir la génétique. C'est ma fierté.
Le sexe pour les femmes, hors l'amour, c'est toujours dégradant.
Il faut une grande hardiesse pour oser être soi : c'est surtout dans nos temps de décadence que cette qualité est rare.
C'est le peuple qui s'asservit, qui se coupe la gorge; qui ayant le choix d'être sujet ou d'être libre, quitte sa franchise et prend le joug; qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse.
Pour moi, l'art n'est pas un plaisir solitaire. C'est un moyen d'attiser le plus grand nombre d'hommes en leur fournissant une image privilégiée de nos joies et de nos malheurs communs.
Pour moi, la France, le Cameroun... l'Europe, l'Afrique... le blanc, le noir... c'est pareil, j'ai tout ça en moi.
Le tact, c'est l'art de donner à vos invités l'impression qu'ils sont chez eux alors que vous souhaiteriez tant qu'ils y soient.
C'est un talent extraordinaire: raconter les histoires inédites de l'Histoire; dévoiler la sculpture qui attend au coeur d'un bloc de pierre; transformer les notes d'une partition en chanson; donner l'impression que les vaisseaux de Star Wars dans l'espace sont vraiment en train de voler.
C'est le fait d'un homme sage de tirer profit de ses ennemis.
La notoriété c'est lorsqu'on remarque votre présence, la célébrité c'est lorsqu'on note votre absence.