Les gens qui savent un peu vivre ont toujours du temps à perdre, c'est bien le seul qui vaille d'être quelque peu vécu.
Macadam - A supprimé les révolutions : plus moyen de faire des barricades. Est néanmoins bien incommode.
Bien perdu, bien connu.
Il vient un temps où un homme doit rejoindre son principe qui est la liberté.
Les hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l'heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l'avenir, à se garer de catastrophe imaginaires.
La guerre, c'est moche et ça ne sert à rien. Mais, dit-on, il faut bien se défendre. Et l'on ne sait jamais qui a tiré le premier coup de feu.
- Qu'est ce qu'il vous arrive encore ? - Je ne sais pas je m'enfonce. - Pourquoi ? - Je ne sais pas je vous dis. - Vous allez arrêter de faire le pitre quand je vous parle ? - Mais je ne [...] â–º Lire la suite
Une fois n'est pas coutume : Formule d'absolution à l'usage des bourgeois. Tout va bien si la coutume n'est pas implantée. L'essentiel c'est de ne tuer son père qu'une fois.
Assieds-toi au pied d'un arbre et avec le temps tu verras l'univers défiler devant toi.
En un mot, il ne s'agit pas tant pour la religion de s'ouvrir que de se dresser, et le véritable attrait qu'elle exerce sur les âmes fortes est bien plus dans l'effort qu'elle leur demande que dans la facilité où elle s'abaisse.
Les petites filles bien nées rêvent toutes confusément d'une renaissance italienne: c'est l'état d'âme de notre race au quinzième siècle, un peu seule et desséchée, aspirant au baiser sensuel de l'Italie.
Ne perdons pas de vue qu'entre l'autorité pratiquement indispensable à tout gouvernement et la liberté légitimement revendiquée par les peuples et les individus, l'exacte mesure est bien malaisée à tracer et à garder. Ce problème est le plus ancien et le plus difficile de la politique.
Tout syndicat qui ne peut pas accepter que les travailleurs choisissent leurs propres représentants grâce à la franchise universelle est fini.
Il n'y a pas d'être plus malheureux sous le soleil qu'un fétichiste qui languit après une bottine et qui doit se contenter d'une femme entière.
Quand la perte est vengée, on n'a plus rien perdu.
Un bien acquis sans peine est un trésor en l'air.
Je n'ai jamais compris les gens qui, sans se connaître, trouvent des sujets de conversation. Je crois qu'il faut se taire, se regarder en silence. Ou bien parler beaucoup parce que cela revient au même.
Quand on essaye de raconter ses souvenirs d'enfance, il ne reste plus que des phrases bien ordonnées, quelques fragments passés au crible des structures du langage.
Les sacrifices que tu fais en rechignant, ta femme estimera qu'ils sont annulés par ta mauvaise grâce ; ceux que tu acceptes en souriant, elle arguera qu'ils ne te coûtent point.
La stratégie est l'art d'utiliser le temps et l'espace. Je suis moins préoccupé par la suite que par la première. L'espace que nous pouvons récupérer, le temps perdu jamais.
Ne fais pas à autrui le mal que tu ne voudrais pas qu'il te fît, ni le bien que tu sais qu'il ne te ferait pas.
On dit communément qu'on s'attache par ses bienfaits. C'est une bonté de la nature. Il est juste que la récompense de bien faire soit d'aimer.
L'âge des hommes est achevé, le temps des orques est arrivé !
A quoi sert un terrain de golf ? A jouer au golf. Un court de tennis ? A jouer au tennis. Eh bien ! Un camp de prisonnier, ça sert à s'évader...
Le temps est, de tous les maîtres, celui que j'ai le premier éliminé de ma vie.
Bien qu'une beauté mérite qu'on l'adore, Pour en perdre le goût, on n'a qu'à l'épouser.
L'homme ne fait pas avancer le temps, le temps fait avancer l'homme.
C'est une langue bien difficile que le français. A peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire. Ne disons pas de mal de notre époque, elle n'est pas plus malheureuse que les précédentes. N'en disons pas de bien non plus. N'en parlons pas.
Le fait que je pouvais obtenir un engagement d'opéra m'a fait réaliser que j'avais en moi la création d'un artiste, si je travaillais vraiment pour une telle fin. Quand je me suis bien convaincu de cela, j'ai été transformé d'amateur en professionnel en une seule journée.
Une fois que nous sommes chassés de nos chemins habituels, nous pensons que tout est perdu, mais c'est seulement ici que le nouveau et le bien commencent.