L'important n'est pas d'écrire un livre d'urgence mais d'écrire un livre fantastique. C'est un gros bras d'honneur à ceux qui nous empêchent de rêver.
L'homme livré à lui-même doit apprendre à déjouer les pièges qui lui sont tendus : l'impatience, le découragement, l'orgueil, le désir de posséder...
Le principe de toute société est de se rendre justice à soi-même et aux autres. Si l'on doit aimer son prochain comme soi-même, il est au moins aussi juste de s'aimer comme son prochain.
C'est déjà vendre son âme que de ne pas savoir la réjouir.
On croyait savoir tout sur l'amourDepuis toujours,Nos corps par coeur et nos coeurs au chaudDans le velours,Et puis te voilà bout de femme,Comme soufflée d'une sarbacane.La ciel a même un autre éclatDepuis toi.
Mieux vaut la solitude que la présence d'un être qui, en dépit des apparences, reste sourd. Entend-on jamais le cri de ceux qu'on croit aimer ?...
L'amour a quelque chose de sinistre et de désespérant. Plus on aime, plus on devient injuste, quelle étrange loi !
Pour ne pas être manipulé, il faut savoir dire non.
Le plaisir de penser, chose occultée par les contraintes du savoir obligatoire.
Je ne veux pas que les gens soient très agréables, car cela m'évite de les aimer beaucoup.
Un mari qui aime sa femme est un homme qui n'a pas assez de mérite pour se faire aimer d'une autre.
L'Etat : la grande fiction à travers laquelle tout la monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.
La vie est le roman de la matière.
Il faut savoir risquer la peur comme on risque la mort, le vrai courage est dans ce risque.
À la question de savoir quel vin il trouvait agréable à boire, il répondit : " Celui pour lequel les autres paient. "
Le germe d'un livre ce sont des lectures, plutôt que des expériences et des idées.
On se prend à rêver Que les mots ne sont pas A l'aval de ce fleuve, fleuve de paix, Trop pour le monde.
Tous les hommes politiques appliquent sans le savoir les recommandations d'économistes souvent morts depuis longtemps et dont ils ignorent le nom.
Certains des livres les plus célèbres sont ceux qui valent le moins la peine d'être lus. Leur renommée était due au fait qu'ils avaient fait quelque chose qui devait être fait à leur époque. Le travail est fait et la vertu du livre a expiré.
Il n'y a qu'un remède à l'amour : aimer davantage.
C'est si facile à une femme de se faire aimer ! Nul besoin d'être bien jeune ni bien jolie. Il n'y a qu'à tendre la main d'une certaine façon et l'homme y met tout de suite son coeur.
Au commencement, Dieu ne savait pas qu'Il était Dieu, puisqu'Il était tout seul. Pour savoir qu'on est Dieu, il faut être deux : un qui est Dieu, et l'autre qui lui dit : "Mon Dieu".
Si un livre et une tête se heurtent et que cela sonne creux, le son provient-il toujours du livre ?
C'est vrai que la vie est rarement un roman en 18 tomes ; toutes les bonnes choses ont une fin, on ne repousse pas l'ultimatum.
Le livre fait le sens, le sens fait la vie.
Ce qu'on nomme l'Histoire n'est qu'un roman inlassablement réécrit.
Je veux dire, j'ai tout ce qu'il me faut ici avec moi : j'ai de l'air dans les poumons et quelques feuilles blanches pour travailler. J'adore me réveiller le matin sans savoir ce qu'il va m'arriver, qui je vais rencontrer, [...] â–º Lire la suite
Il faut autant de travail pour écrire un mauvais livre qu'un bon ; il sort avec la même sincérité de l'âme de l'auteur.
Le roman rend aussi le silence : ce qui se dit lorsqu'il ne se dit rien, et là-dedans chacun voyage.
Au moment de briser la vie de quelqu'un, c'est difficile de savoir de quelle manière on lui fera le moins de mal.
Ce sont mes amis qui m'ont fait aimer la vie. Ils me rendent meilleur à mesure que je les trouve meilleurs eux-mêmes.