Au moment où vous écrivez les derniers paragraphes, le livre vous témoigne une certaine hostilité dans sa hâte de se libérer de vous.
L'homme livré à lui-même doit apprendre à déjouer les pièges qui lui sont tendus : l'impatience, le découragement, l'orgueil, le désir de posséder...
Le déraisonnable de l'opéra réside dans le fait qu'on y utilise des éléments rationnels, qu'on y cherche une certaine matérialité et un certain réalisme, alors que la musique anéantit tout cela.
Un livre posthume est presque toujours une oeuvre que l'on a eu tort de ne pas enterrer avec son auteur.
L'amour est souvent une partie où chacun des deux joueurs, tour à tour, croit qu'il va perdre et se hâte de corriger son jeu.
J'appelais de mes voeux la parition du chef-d'oeuvre de l'écrivain véritable: un livre blanc, constitué de pages blanches, sans un seul mot. Au lecteur d'y lire ce qu'il voudrait, au gré de sa plus grande liberté.
La femme est une page blanche sur laquelle l'époux écrit à son gré.
Une religion n'existe pas sans croyants. Un texte ne devient sacré et éventuellement dangereux que parce qu'un lecteur fanatique décide d'appliquer au premier degré ce qui est écrit dans son livre de chevet.
Si vous jugez le livre, le livre vous juge aussi.
Je crois que les mauvais philosophes peuvent avoir une certaine influence, les bons jamais.
Jusqu'à ce que je connaisse cette certaine incertitude, j'entretiendrai le sophisme proposé.
Pour connaître ta mère, enfant, commence à lire Dans le livre de son sourire.
Un grand livre commence longtemps avant le livre.
Une vie sans lecture est une vie que l'on ne quitte jamais, une vie entassée, étouffée de tout ce qu'elle retient.
J'adore le Seigneur, on m'explique sa loi, Dans son livre divin, on m'apprend à la lire.
La lecture du journal est une chose sérieuse, sans conséquence sur la vie comme toutes les choses sérieuses.
Les premières étreintes sont toujours un peu ratées. On se jette l'un sur l'autre, à l'aveuglette ; poussé par trop de hâte on ne prend pas le temps de faire connaissance avec une peau, une odeur, un sexe étrangers.
L'imprimerie multiplie indéfiniment, et à peu de frais, les exemplaires d'un même ouvrage. Dès lors, la faculté d'avoir des livres, d'en acquérir, suivant son goût et ses besoins, a existé pour tous ceux qui savent lire; et cette facilité de lecture a augmenté et propagé le désir et les moyens de s'instruire.
Le seul moyen de se remettre les idées en place c'est de tourner une nouvelle page ou de laisser une vieille histoire reposer en paix. Reposer... enfin en paix.
Il y a toujours dans la pensée une certaine quantité de rébellion intérieure.
Mon livre doit être écrit dans l'ivresse d'une émotion qui rende inutile l'exercice de la volonté. C'est le fruit d'une région de l'être ou l'émotion triomphe.
Il est plus facile d'acheter un livre que de le lire, et plus facile de le lire que de le comprendre.
Le plaisir auquel on s'est livré sans défense et sans retour devient le plus inexorable des ennemis.
Un bon classique ne va pas sans un peu de médiocrité.
Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux [...] â–º Lire la suite
Plus un livre est gros, et plus il pèse dans les mains, mais il n'en est pas meilleur.
Un rien, (...), peut rendre une femme élégante si elle a une certaine attitude, un rayonnement.
L'histoire de la lecture est celle d'une exclusion, d'une renonciation.
Je viens de lire, avant de quitter Los Angeles le best-seller de Garcia Marquez et je pense à l'amour au temps du Sida. Mais peu importe. Je ne suis pas venu ici pour me montrer prudent.
Chacun, il est vrai, porte avec lui le livre qu'il mérite.
L'usage du pouvoir exige une certaine mesure d'inhumanité.