Le roman policier est-il un genre dans la littérature ou une façon d'écrire hors littérature ?
Cherchez constamment la critique. Une critique bien pensée de ce que vous faites est aussi précieuse que l'or.
Ne laissez pas la critique de l'UE à ceux qui le détestent.
Écrivez vingt livres. Un critique vous jugera en vingt lignes, et vous ne serez pas le plus fort.
La personne qui n'éprouve pas de plaisir à la lecture d'un bon roman ne peut qu'être d'une bêtise intolérable.
Il n'y a pas d'erreur romantique plus forte que celle de l'utilité de la douleur. Rien ne sert à rien.
S'il n'y avait dans le monde que l'inébranlable, l'impérissable, l'inaltérable bourgeoisie, la littérature ne trouverait pas de matière. Le romancier ne peint jamais un ordre qu'en train de se déranger.
Le célibataire aura toujours cette grande infériorité qu'il ne connaît, de toute une moitié de l'humanité, qu'un aspect romanesque ou critique.
Il ne faut pas demander à l'artiste plus qu'il ne peut donner, ni au critique plus qu'il ne peut voir.
Ceux qui ont embrassé science et littérature Ont récité leur fable et se sont endormis.
Et la légende court, se répand, s'enjolive, un vrai roman de George Sand.
A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu'on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une Française et être vu par elle, on dirait qu'on ébauche un roman d'amour !
Le moyen audiovisuel apporte des connaissances, des informations, de la distraction mais pas cette créativité critique et cette troublante inquiétude que donne la littérature.
Ce qu'il y a de plus difficile dans le métier de critique dramatique, c'est d'apprendre à se réveiller avant l'entracte.
La littérature anticipe toujours la vie. Elle ne la copie point, mais la moule à ses fins.
Le peuple n'aime ni le vrai ni le simple : il aime le roman et le charlatan.
Le roman est la seule forme d'art qui cherche à nous faire croire qu'elle donne un rapport complet et véridique de la vie d'une personne réelle.
Le critique assassine l'auteur quand il est vivant, une fois mort le plus souvent il le ressuscite.
La littérature érotique pèche souvent par un excès de métaphores ridicules. Elle joue sur l'interdit et accumule les fantasmes.
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
On dit : "La critique est aisée...", parfois on aimerait pouvoir dire : "Si la critique se taisait...".
La grande littérature est simplement du langage chargé de sens au plus haut degré possible.
La critique a pour sanction, non la vérité, mais sa propre validité.
Est-ce qu'il y a vraiment tant d'atmosphères dans les romans d'Agatha Christie ? Peut-être qu'on se les invente - simplement parce qu'on se dit : c'est un roman d'Agatha Christie.
L'excès de critique engendre l'inintelligence.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.
Causer littérature sans savoir avec qui, c'est le meilleur mode pour conserver de bonnes relations littéraires.
J'ai dit un jour qu'écrire un roman c'est un peu comme construire les montagnes d'Edom avec des Lego. Ou comme édifier entièrement Paris, avec ses monuments, ses places, ses boulevards, ses tours, ses banlieues et jusqu'au dernier banc public, à l'aide d'allumettes.
La littérature n'a rien à voir avec la richesse du vocabulaire, sinon le plus grand des chefs-d'oeuvre serait le dictionnaire.
Soyez humains : si vous avez un fils qui ne sait pas distinguer les couleurs, faites-en plutôt un critique d'art qu'un mécanicien de chemin de fer.