Aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d'écrire un poème.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
Il y aura toujours dans la foule un crétin qui, sous prétexte qu'il ne comprend pas, décrétera qu'il n'y a rien à comprendre.
Plaisir : sensation d'un accroissement de puissance.
Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur. Une douleur violente fait taire tout sentiment agréable, tandis qu'un plaisir vif ne peut étouffer le sentiment d'une douleur violente.
Peut-être justement le plus grand, le plus beau compliment à faire à un écrivain serait de lui dire qu'il ne vaut pas son oeuvre...
En toutes choses, le plaisir croît à raison du péril qui devrait nous en écarter.
Vous mettez Loana et Steevy à la terrasse du Fouquet's, il y a une révolution. À la table d'à côté, vous mettez Michel Tournier et le professeur Charpak, il n'y aura personne.
On ne peut plus écrire quand on ne s'estime plus.
Il faut travailler en ce monde, il faut combattre. On aura bien le temps de se reposer toute l'éternité.
Le plaisir nous fait oublier que nous existons, l'ennui nous le fait sentir.
Aucun obstacle, aucun mécompte, aucun chagrin ne me détourne ou me ralentit dans le but unique de ma vie : le bien-être de tous, et la liberté partout.
Un écrivain n'existe pas tant qu'il n'a pas écrit, et à la limite on ne sait jamais si c'est vraiment un écrivain.
Il ne faut pas souffrir de se sentir différent des autres, souvent c'est un privilège. C'est un privilège d'aimer lire et de chercher la poésie partout et en tout, de reconnaître le beau, d'aimer les musées, les émotions, la musique, [...] â–º Lire la suite
Le bonheur de toute société commence avec le bien-être des familles qui y vivent.
Celui qui a envie de changer et qui aura le courage de le faire sera toujours considéré comme un traître par ceux qui ne sont pas capables d'évoluer, les poules mouillées qui ne comprennent pas et haïssent toute forme de nouveauté.
On ne peut écrire qu'un livre ou plusieurs fois le même livre. C'est pourquoi tous les beaux livres se ressemblent. Ils sont tous autobiographiques.
Une âme se peut dire généreuse quand elle prend plus de plaisir à donner qu'à recevoir.
C'est quoi, cette putain d'idée sur l'écriture ? Qu'elle sauve celui qui écrit ? Elle sauve celui qui a préféré écrire que vivre. Les chagrins ne s'effaceront pas au nombre de pages écrites. Il faut avoir placé l'écriture plus haut que sa vie.
Dès qu'il y aura du sang versé, on ne sera plus Robin des Bois, mais une bande de crétins.
Jusqu'au jour où l'homme, cessant enfin d'être un loup pour l'homme, il n'y aura plus de famine, de taudis ni de guerre, plus d'enfants sans amour, de vieillards sans foyer, tous ceux qui vivront auront le droit de vivre.
C'est embêtant, dit Dieu, quand il n'y aura plus ces Français. Il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre.
La joie est un plaisir que la conscience torture. On appelle joie les plaisirs qu'on se refuse pour se donner bonne conscience.
Vous ne pouvez pas écrire de la poésie sur un ordinateur.
Jamais, en effet, les satisfactions que des inventions nouvelles apportent à d'anciens besoins ne déterminent l'humanité à en rester là ; des besoins nouveaux surgissent, aussi impérieux, de plus en plus nombreux. On a vu la course au bien-être aller [...] â–º Lire la suite
Un écrivain n'avance jamais nu, ne se livre jamais complètement aux autres.
Il n'y a pas de plaisir plus complexe que celui de la pensée.
Je veux dire, j'ai tout ce qu'il me faut ici avec moi : j'ai de l'air dans les poumons et quelques feuilles blanches pour travailler. J'adore me réveiller le matin sans savoir ce qu'il va m'arriver, qui je vais rencontrer, [...] â–º Lire la suite
Les footballeurs sont comme les prostituées. Leur boulot c'est de se détruire le corps pour le plaisir de gens qu'ils ne connaissent même pas.
Un critique doit goûter à tout, jouer avec l'eau et le feu et, au besoin, s'exposer aux éclaboussures de sauce et même de fumier. Il ne doit pas avoir de plus grand plaisir que de faire connaître ou surgir un talent jeune et neuf, ou ancien et méconnu.
Dire à un écrivain que son dernier livre est décevant n'est attentatoire ni à la politesse, ni au plaisir de lire. Cela apporte au contraire, du crédit aux éloges.