Le monde des livres est le plus grand de tous les mondes que l'homme n'a pas reçus de la nature mais tirés de son propre esprit.
Nous voulons un monde nouveau et original. Nous refusons un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de périr d'ennui.
Un crime contre l'humanité est pardonnable ? Pas un crime contre une Société générale ou une BNP ?
On veut de la norme, des calibres, des modèles. Et quand on épouse tous la même norme, on finit par être tous les mêmes. Tout le monde va voir les mêmes films, achète les mêmes livres. Tout le monde mange la même chose, et tout est fait pour ça.
L'exclusion de la lèpre, c'était une pratique sociale qui comportait d'abord un partage rigoureux, une mise à distance, une règle de non-contact entre un individu (ou un groupe d'individus) et un autre. C'était, d'autre part, le rejet de ces individus [...] ► Lire la suite
J'ai une compréhension presque catholique, c'est-à-dire universelle, envers la bêtise du monde. Mais je répète à chaque fois : si tout le monde était intelligent, chacun serait professeur de sémiotique à l'université de Bologne !
Avec les machines à vapeur et avec l'électricité, l'insomnie du monde a commencé.
Le tiers monde ça existe, mais ce n'est pas simple.
On peut tout faire par petits pas mesurés, mais il faut parfois avoir le courage de faire un grand saut ; un abîme ne se franchit pas en deux petits bonds.
C'est la société qui institue des différences monstrueuses entre les personnes. Et ensuite, elle se permet de châtier les uns et pas les autres.
Je pense qu'aucun frisson pouvant traverser le coeur d'un humain n'est comparable à ce que ressent un inventeur lorsqu'une création de son esprit se réalise avec succès. De telles émotions font oublier à un homme la nourriture, le sommeil, les amis, l'amour, tout.
L'amitié qui se lit sur les visages et dans les gestes devient comme une prairie dessinée par un rêve dans une longue nuit de solitude.
Tout le monde se plaint d'un manque d'argent, mais personne d'un manque d'intelligence.
C'est un supplice pour l'homme qu'on lui résiste. C'en est un bien plus grand pour la femme que de résister.
Être a cote de toi... Me dire que j'ai trouve le grand amour, penser que tu seras toujours la, te dire en face, en te regardant dans les yeux "je t'aime".
- Est-ce vous, monsieur, qui faites ces miracles ?- Non, Franquette, c'est ta bonté. Tu as partagé le peu que tu avais avec un inconnu et il n'y a pas au monde plus grande richesse.
La naissance est tout ; ceux qui viennent au monde pauvres et nus sont toujours des désespérés.
N'est-ce pas dans le rêve cependant que naissent la plupart des projets qui en valent la peine ?
Ce monde est un vaste naufrage : sauve qui peut !
Tout le monde ne peut pas être Shakespeare, mais on peut chercher, sans se diminuer, à être Marivaux.
Contre qui luttons-nous jamais sinon contre notre double ? Contre cet autre en nous qui cherche à nous faire entendre que le monde n'a pas de sens ?
Chaque être est un absolu, aucune expérience n'est transmissible, le monde est à recréer sans cesse.
Je n'aspire pas à être comme les autres pilotes - j'aspire à être unique à ma manière.
On est dans une société qui part en vrille.
C'est un grand danger d'aimer Dieu comme un joueur aime le jeu.
Ne te demande pas ce que le monde attend ; demande-toi comment tu peux prendre vie. Car c'est de ça dont le monde a besoin.
Nous sommes tous à la recherche de l'être unique qui est fait pour nous. Mais lorsque l'on a eu un certain nombre de liaisons, on commence à se douter que la personne idéale n'existe pas, mais qu'il existe plutôt une variété d'imperfections.
Dieu ne veut point d'un coeur où le monde domine.
Il ne faut pas grand chose pour gommer la beauté et dissiper la grâce d'un visage. La viande la mieux modelée est prête à endosser l'horreur, c'est-à-dire à devenir en surface ce qu'elle est à l'intérieur : rebutante.
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
Mes yeux se ferment et ne comprennent pas le rêve dans l'espace infini qui s'éloigne, insaisissable, devant moi.