Le roman doit détruire les certitudes.
Je ne suis pas assez discipliné pour être un écrivain de façon constante. J'écris quand je dois le faire.
Je me rends compte que, même si je suis un personnage public, c'est l'expérience la plus solitaire que j'aurai jamais vécue. Je suis seul face à la mort. C'est finalement une position très zoulou...
La tâche d'un écrivain est aussi de donner au passé une autre possibilité, une autre intelligence.
Pour détruire la racine du mythe, il faut anéantir la semence même de l'homme.
Un sentiment très fort chez moi, c'est l'étonnement. J'en ai un autre, un peu vieillot, l'admiration. J'ai longtemps passé pour un écrivain du bonheur. C'était un peu usurpé.
Peut-être justement le plus grand, le plus beau compliment à faire à un écrivain serait de lui dire qu'il ne vaut pas son oeuvre...
Mais on laisse entendre des choses, on ne dément pas une supposition flatteuse et, un jour, votre personnage vous dévore.
Les films sont des portes ouvertes, et à chaque porte, je change de personnage et de vie.
Est comique le personnage qui suit automatiquement son chemin sans se soucier de prendre contact avec les autres. Le rire est là pour corriger sa distraction et pour le tirer de son rêve.
Malheur à tout roman que le lecteur n'est pas pressé d'achever.
Être en mesure de détruire une chose revient à la contrôler de façon absolue.
L'un des charmes absolus de notre époque est d'avoir rendu l'économie romanesque, et le roman économique.
Impossible de partir de rien ; pour créer il faut d'abord détruire ce qui est, puis bâtir avec des débris.
Il se passe, entre un roman et son lecteur, un phénomène analogue à celui du développement des photos, tel qu'on le pratiquait avant l'ère du numérique.
Pour moi, le personnage est toujours plus important que l'histoire.
Pas plus que le roman ne peut se borner à la fiction, il ne peut se passer d'elle.
L'homme peut se détruire pour des frontières, alors qu'il sait fraterniser pour une oeuvre commune.
Les tyrans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout.
Un héros de roman infidèle ! On n'aurait jamais rien vu de pareil ; il est réglé qu'ils doivent tous être constants.
Je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
La chanson n'est pas une fille indigne de la littérature. On dit souvent plus dans une chanson de trois minutes que dans un roman de cinq cents pages.
C'est un personnage blâmable qui use mal de ses moments.
Dans un bon roman policier rien n'est perdu, il n'y a pas de phrase ni de mot qui ne soient pas significatifs.
La bêtise des gens consiste à avoir une réponse à tout. La sagesse d'un roman consiste à avoir une question à tout.
L'économie mondiale s'est quasi arrêtée. Notre première priorité est donc d'abord de reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire.
Un roman commence par un coup de dés.
La seule raison pour laquelle je suis dans la mode est de détruire le mot conformité.
Un bon écrivain ne fait pas forcément un bon critique. Pas plus qu'un bon ivrogne ne fait un bon barman.
À partir du moment où vous êtes un personnage public, vous avez un peu un rôle de modèle
Peut-être que l'art du roman repose sur l'émotion.