Une autobiographie sérieuse devrait commencer par une théorie de la mémoire.
Ce n'est pas par leur architecture mais plutôt par la puissance de leur pensée abstraite que les nations devraient essayer de se perpétuer dans la mémoire des hommes.
Ma théorie est que la femme mûre est physiquement polygame mais émotionnellement monogame, c'est-à-dire le contraire de l'homme.
- [Après des heures d'explications] Ben EST Glory ! - Voyez-vous ça, simplet retrouve la mémoire !
La principale fonction de l'art est d'ordre social... La pratique culturelle sert à différencier les classes et les fractions de classe, à justifier la domination des unes par les autres.
L'amour est un état de psychose temporaire.
La grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf n'a éclaté que dans la courte mémoire du fabuliste.
Une vrai mère pour ses enfants, c'est un état d'esprit, une habitude de la pensée.
Une théorie ne ressemble pas plus à un fait qu'une photographie ne ressemble à son modèle.
Aux yeux du penseur tragique, toute logique - dès lors qu'elle ne se limite pas à la non-affirmation - est toujours et déjà d'ordre paranoïaque : il n'y a pas de « délire d'interprétation » qui tienne, puisque toute interprétation est délire.
Torture : nom commun féminin, mais ce n'est pas de ma faute. Bien plus que le costume trois pièces ou la pince à vélo, c'est la pratique de la torture qui permet de distinguer à coup sûr l'homme de la bête.
Oui, il faut dire aux jeunes filles, il faut répéter aux jeunes hommes, que le mariage ne contentera pas leur besoin d'amour ou de passion, qu'il y est contraire par définition, puisqu'il est la monogamie organisée, et que la passion, dans le premier état de la vie amoureuse, correspond à un instinct polygamique.
La mémoire et l'habitude sont les fourriers de la mort.
Je pense et parle toujours d'une mémoire contiguë alors que je ne fais peut-être qu'évoquer une vie brutalement interrompue il y a des siècles: le temps immédiat ressemble au plus lointain, entre les deux se dressent les marais de l'oubli.
La mémoire fait à notre place des choix qui façonnent nos personnalités et font de chacun de nous le reflet de ce que son cerveau a emmagasiné.
Ma mère a toujours dit que tout le monde devrait être obligé d'écrire une autobiographie de sa vie.
Le roman est un support inégalé pour représenter la conscience subjective, mais il ne rend pas correctement compte de l'expérience d'écouter de la musique.
Une théorie qui entend prendre pour objet la pratique humaine dans son ensemble doit se prémunir contre toute tentation idéaliste qui la porte à négliger la confrontation avec les faits.
Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c'est l'âme du lecteur.
Je devais à l'origine devenir ingénieur, mais l'idée de devoir consacrer mon énergie créative à des choses qui rendent la vie pratique de tous les jours encore plus raffinée, avec pour objectif une plus-value répugnante, m'était insupportable
Nul médecin ne fera du choléra un état agréable et nul politicien ou sociologue ne bannira la lutte et la souffrance du monde.
C'est de la connaissance seule de la vérité que pourra naître un état social meilleur.
Je cherche ma mémoire mais ne la trouve plus. J'ai perdu quelques bouts ou bribes de ma mémoire.
La sagesse ne consiste pas plus dans la science que le bonheur dans la richesse.
Il est toujours facile d'être logique. Il est presque impossible d'être logique jusqu'au bout.
La culture de la médiasphère est éphémère dans le court terme, et persiste pourtant dans la mémoire des consciences.
J'ai eu la chance d'avoir grandi dans le plus bel endroit - Amherst, Massachusetts, état de mon coeur. Je suis plus patriotique au Massachusetts qu'à presque n'importe quel endroit.
La science n'a pas de patrie.
Si tranquille qu'on se croie quand on aime, on a toujours l'amour dans son coeur en état d'équilibre instable.
Le bonheur est un état d'esprit.
La mémoire n'est que la représentation du passé.