Une autobiographie sérieuse devrait commencer par une théorie de la mémoire.
La logique est une manière méthodique de se tromper en toute confiance.
Qui que tu sois, quelles que soient tes blessures et ton passé douloureux, n'oublie jamais dans ta mémoire meurtrie, que t'attend une éternité d'amour.
Un vrai livre se termine là où il doit commencer.
La littérature est un exercice difficile. Chaque livre pose de nouveaux problèmes. A chaque fois, il faut réinventer la langue.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
Je crois que pour en faire une oeuvre littéraire, il faut tout simplement rêver sa vie - un rêve où la mémoire et l'imagination se confondent.
L'homme livré à lui-même doit apprendre à déjouer les pièges qui lui sont tendus : l'impatience, le découragement, l'orgueil, le désir de posséder...
C'est pas compliqué, en politique, il suffit d'avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire !
La romance historique est le seul type de livre dans lequel la chasteté est importante.
La mémoire devient le juge d'instruction de l'amour.
La mémoire est l'instrument de l'oubli.
L'unique, la plus douce protection contre toutes les peurs c'est celle-là - un livre qui commence.
Il fallait oublier qu'il faudrait souffrir encore, à courir après sa vie. Mourir foudroyé. Oui, foudroyé! T'étais là et puis t'es plus là! Pas de souffrance! Pas de vieillesse! Pas d'agonie. Les mains pas forcément propres tu t'envoles avec les [...] â–º Lire la suite
D'être né en 1945, après que des villes furent détruites et que des populations entières eurent disparu, m'a sans doute rendu plus sensible aux thèmes de la mémoire et de l'oubli.
Les vérités historiques sont rarement bonnes à entendre lorsqu'elles ébranlent les fondements de la mémoire collective.
Je suis distrait. Je n'ai de mémoire que dans le coeur.
La radio marque les minutes de la vie ; le journal, les heures ; le livre les jours.
Dieu a voulu que le temps qui coule dans la mémoire des hommes use lentement les souvenirs ; et c'est la raison pour laquelle les hommes perdent la mémoire.
J'ai un livre en forme de cercueil, il n'est pas passionnant mais j'aime bien avoir des cercueils autour de moi.
L'estomac a deux utilisations. Il contient votre dîner et, ce qui n'est pas le moins important, sert à retenir votre pantalon.
N'y a-t-il pas dans la mentalité des gens, même, surtout chez ceux qui ne lisent pas, la croyance que le livre est sacré ?
Il faut bien avouer que concilier théorie et pratique quotidienne constitue un fameux défi pour ceux qui veulent changer le monde.
Quelle logique il y aurait à un Etat palestinien exigu, divisé et surpeuplé, alors que la Jordanie est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des Palestiniens.
La vie se prête, ne se rend pas. Elle se perd comme un livre que l'on confie et que l'on ne revoit jamais.
Nous suivons, nous nous suivons. Cette théorie d'animots que je suis ou qui me suivent partout et dont la mémoire me serait inépuisable, je ne vous en imposerai pas une exhibition. Loin de l'arche de Noé, la chose tournerait au cirque, quand un montreur d'animaux y fait défiler ses sujets tristes, le dos bas.
L'histoire est la mémoire du monde.
Celui qui tue un homme ne tue qu'un homme. Celui qui tue un livre tue une idée.
Contre toute la logique des lois de la physique, une femme toujours mouillée empêche l'homme de rouiller.
Quand sait-on qu'un livre est fini ? A partir du moment où on ajoute des virgules qu'on enlève le lendemain.
Le véritable auteur d'un livre est celui qui le fait publier.