Le livre est l'opium de l'Occident.
Si le savoir est collecte et ramassage, la culture est travail de l'esprit sur soi-même.
Celui qui lit trop ne comprend rien ; les livres l'empêchent de vivre au lieu de lui apprendre à bien vivre. Mais l'homme d'un seul livre : c'est un ignorant.
Un livre n'est excusable qu'autant qu'il apprend quelque chose.
Le droit élevé de l'homme violent l'amène à avoir des attentes injustes et déraisonnables, de sorte que la relation tourne autour de ses exigences. Son attitude est : « Tu m'es redevable. » Pour chaque once qu'il donne, il veut [...] ► Lire la suite
Ce pays n'est pas le pays du fromage, ce pays est comme un fromage. Un gros camembert qui pue, avec plein d'asticots grouillants à l'intérieur. Des p'tits asticots blancs bien collabos. Heureusement pour le reste de la planète ce fromage [...] ► Lire la suite
Une religion n'existe pas sans croyants. Un texte ne devient sacré et éventuellement dangereux que parce qu'un lecteur fanatique décide d'appliquer au premier degré ce qui est écrit dans son livre de chevet.
Mon livre doit être écrit dans l'ivresse d'une émotion qui rende inutile l'exercice de la volonté. C'est le fruit d'une région de l'être ou l'émotion triomphe.
Grande est la fortune de celui qui possède une bonne bouteille, un bon livre et un bon ami.
Du livre découlerait la pensée que l'homme peut vouloir sur la terre l'abondance même du pays de Cocagne.
J'ai moins appris des écoles que d'une bibliothèque - celle de mon père.
Plus il y au ras de culture plus le plaisir sera grand.
On ne peut écrire qu'un livre ou plusieurs fois le même livre. C'est pourquoi tous les beaux livres se ressemblent. Ils sont tous autobiographiques.
L'ivresse est la seule forme sous laquelle les hommes sans culture peuvent concevoir l'idéal.
Je n'ai jamais compris comment on peut écrire un livre à deux. C'est comme si on se mettait à trois pour faire un enfant.
La spiritualité... demande d'abord une culture du coeur, une immense force, une intrépide sans faille. Les couards ne peuvent satisfaire à une morale.
Le livre n'est pas une entité isolée : il est une relation, il est l'axe d'innombrables relations.
Un livre n'est jamais qu'un tombeau provisoire d'une joie intime.
Il y a des sciences bonnes dont l'existence est nécessaire et dont la culture est inutile. Telles sont les mathématiques.
Prendre un livre dans une bibliothèque et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
L'unique, la plus douce protection contre toutes les peurs c'est celle-là - un livre qui commence.
Le livre fait le sens, le sens fait la vie.
Plus que toute autre création humaine, le livre est le fléau des dictatures.
Chaque livre a son point faible, comme chaque homme a un derrière.
Il me dit que son livre s'appelait le livre de sable, parce que ni ce livre ni le sable n'ont de commencement ni de fin.
Ne crayonnez pas dans les marges d'un livre les bêtises que l'auteur a oubliées dans le texte.
Un livre sera toujours moins fort qu'un litre de vin pour modifier ce que tu penses.
J'ai un rapport un peu bizarre avec l'anglais et les Anglais : ça a toujours été une culture à côté de moi.
Ainsi dans le noir, dans le gris, avec parfois de brillantes, de brèves éclaircies, j'enfile les semaines, les mois, je tourne les pages du livre du temps et de l'oubli.
Un livre n'est pas fait pour être lu mais seulement pour être vendu.
Celui qui veut assassiner un peuple, détruira son âme, profanera ses croyances, ses religions, niera sa culture et son histoire.