Lorsqu'on a appris le livre des proverbes, on n'a plus d'efforts pour parler.
La morale n'est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre dignes du bonheur.
Quand quelqu'un va parler sans savoir ce qu'il va dire, parle sans savoir ce qu'il dit, finit de parler sans savoir ce qu'il a dit, il est mûr pour la politique.
Il n'est pas difficile de parler avec un être humain, d'embrasser un être humain, de se marier avec un être humain, de mettre au monde un être humain. Ce qui est difficile et seul intéressant, c'est d'avoir un être humain.
Ne vous lassez pas d'écouter ; parce qu'on apprend à parler en écoutant les autres.
L'Evangile est un livre qui ne se fermera jamais et qui s'écrit tous les jours dans le coeur des contemplatifs.
La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles.
Par le silence on atteint ses demeures. Mais celui qui prend, celui qui donne perd ses demeures.
Qui t'autorise à parler de l'absurdité d'un monde auquel tu ne peux comparer nul autre ?
Un bon livre est un bon ami.
Le silence est un hommage que la parole rend à l'esprit.
La souffrance infligée et ressentie peut s'oublier, elle ne s'efface pas, elle est inscrite dans un livre de comptes inconnu.
Chaque livre a son point faible, comme chaque homme a un derrière.
Le véritable amour c'est quand un silence n'est plus gênant.
Pourquoi parler ? Pourquoi se mettre en communication avec cet éteignoir de tout enthousiasme et de toute sensibilité : les autres ?
L'arbre du silence porte les fruits de la paix.
Le silence du coeur t'est nécessaire afin d'entendre Dieu partout - dans la porte qui se ferme, la personne qui te réclame, les oiseaux qui chantent, et les plantes, et les animaux.
je ne sais pas parler de la mer. Tout ce que je sais c'est qu'elle me débarrasse soudain de toutes mes obligations. Chaque fois que je la regarde, je deviens un noyé heureux.
Nous devrions nous poser trois questions avant de parler : Est-ce vrai ? Est-ce gentil ? Glorifie-t-il le Christ ?
Excepté pour la passion du héros, un roman doit être un miroir.
Je veux parler à une nation, pas à un comité restreint.
Un roman n'est jamais que l'histoire toujours réinventée d'une revanche sur la vraie vie.
Ce qui est dans la parole est dans le silence.
Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.
Le silence devient un péché lorsqu'il prend la place qui revient à la protestation ; et, d'un homme, il fait alors un lâche.
Celui qui a l'honneur de vous parler au nom des Français tient à vous dire que vous leur ressemblez fort.
Concevoir l'Amérique comme une Histoire et la destinée comme un avenir, respirer le parfum d'un hickory à travers le silence des âges, c'est possible. Il nous suffit d'un ciel grand ouvert et de la volonté de faire usage de nos ailes.
Il vaut mieux ne jamais parler de son propre chef même si on pense que c'est un sale con.
Penser, c'est parler avec soi-même.
Ne trouvez-vous pas que le silence est comme un avant-goût du bonheur ?
S'il faut vraiment parler de poésie, c'est autour d'un verre.