Vous êtes beau. C'est souvent une malédiction. Vous nourrissez l'illusion. Vous l'encouragez.
Le meilleur moyen pour arriver, c'est de marcher sur la pointe des pieds... des pieds des autres !
C'est comme ça dans les guerres tribales : les gens abandonnent les villages où vivent les hommes pour se réfugier dans la forêt où vivent les bêtes sauvages. Les bêtes sauvages, ça vit mieux que les hommes.
Ecrire, c'est comme être amoureux, on est nouveau, libre - et porté par un désir formidable.
L'un des grands avantages d'un voyage (en Afghanistan), c'est que, si l'on sait attendre, il se produit quelque chose.
Photographier, c'est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu'elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d'art.
On fait semblant de se mettre en scène soi-même. Mais, en réalité, c'est impossible à combiner.
La violence exclut la nuance, c'est ça le merdier entre les hommes.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
Jouer, c'est vivre.
C'est une terrible blessure narcissique d'admettre que nous ne sommes pas l'espèce les plus évoluées des créatures vivantes.
Le français, c'est la langue de ma bouche, mais le picard, c'est celle de mon coeur.
C'est quoi l'plus lourd entre un kilo d'péchés et un kilo de bonnes actions ?
C'est un poids bien pesant qu'un nom trop tôt fameux.
La bohème n'est pas un chemin, c'est un cul-de-sac.
Voir les êtres tels qu'ils sont mais à travers ce qu'ils pourraient être, c'est le regard de Dieu.
Il serait malséant de tenir trop ardente rancune au bon Dieu. Songez, Messieurs, qu'il n'a mis que six jours pour créer l'Univers. Et, six jours pour venir à bout d'une tâche de cette importance, c'est un tantinet court !
Lune : c'est du miel quand tout va encore bien.
La lettre d'amour s'exalte en écrivant : plus les mots vont plus vous aimez, à la fin c'est irrésistible.
Sur cette terre, il n'est pas un homme qui ne cherche le bonheur. C'est un besoin naturel.
Rêver, c'est se mentir un peu.
C'est parce qu'il attend peu du mariage que l'homme n'en désespère pas et qu'il ne voudra plus en sortir même en cas de faillite - comme on tient à un emploi qui ne vous donne plus de plaisir mais assure toujours vos fins de mois.
Le rapport entre le centre et la marge est fondamental. Je suis quelqu'un de la marge, c'est là qu'on peut créer.
Le but de l'art est de déranger. De planter une épine dans le coeur. Ce que le coeur fait ensuite, ce n'est pas le problème. C'est assez qu'il sente l'épine.
Je voudrais vous dire comment je vous adore.Hélas je ne le pourrais pas,Et c'est en mon rêve qui s'envole à l'auroreQue je dois le dire tout bas.
J'ai choisi le nom Alpine pour ma firme, car cet adjectif représente pour moi le plaisir de conduire sur les routes de montagne. C'est en sillonnant les Alpes avec ma 4CV à boite 5 que je me suis le plus amusé.
Pour moi, la Rosemonde et sa bande de gouines, c'est rien que des grosses prétentieuses, des insolentes. Je dirais même des personnes malsaines.
Je n'ai pas la recette du bonheur, mais je pense que le moteur c'est simplement d'avoir l'envie.
Camarade balayeur, à partir de demain, grâce au syndicalisme, tu seras l'égal du patron ! Mais je te préviens, c'est toujours toi qui ramasseras la merde et tu seras toujours payé moins cher.
Ce qui compte dans le ring, c'est ce que vous pouvez faire une fois que vous êtes épuisé. Il en est de même de la vie.
Par définition, une émotion ne se maîtrise pas. C'est pour ça qu'elles nous transportent.
J'ai une vingtaine de frères dans l'coeur, mais des fois j'disparais des groupes d'amis. C'est comme ça qu'j'me protège, parce que plus personne me comprend.
La raison pour laquelle il y a tant de personnes stupides, c'est parce qu'il est illégal de les tuer.
Je ne sais pas si c'est moi qui change d'avis ou si je mens beaucoup.
J'ai cueilli la fleur des champsJe l'effeuille dans le vent,Un pétale pour mon papaQui me soulève dans ses brasUn pétale pour ma mamanQui m'endort en me berçant.C'est la fleur de mon amourJe veux la garder toujours.
Ah ! C'est qu'elles voient si bien, les femmes, en une seconde, la chose qu'on n'aurait pas dû laisser traîner !
Plus un caillou a roulé, plus il est poli. Les chauffeurs de taxi, c'est le contraire.
La publicité est un facteur économique précieux puisque c'est la façon la moins chère de vendre des produits, surtout lorsqu'ils ne valent rien.
Les paysans sont sans cesse au travail et c'est un mot qu'ils n'utilisent jamais.
Ce n'est pas l'injustice en soi qui nous blesse, c'est d'en être l'objet.
Interpréter, c'est appauvrir, diminuer l'image du monde, lui substituer un monde factice de "significations".
Le défaut de l'égalité, c'est que nous ne la voulons qu'avec nos supérieurs.
Les partis politiques c'est quand même l'art d'occuper le pouvoir quel que soit le programme et de piquer les idées des autres pour les appliquer si on voit qu'elles marchent.
C'est à se demander à quel âge il faut les prendre les femmes si on veut s'assurer la priorité. Le mieux c'est de les adopter à l'âge de deux mois et d'aller les élever au sommet de l'Everest.
C'est terrible, le commerce des grandes oeuvres ; où trouver l'énergie et la certitude d'avoir encore à écrire quand on fréquente Sophocle et Shakespeare ?
Les gens sortent dans les rues pour réclamer du travail, alors que c'est de l'argent qu'ils veulent.
Si vous ne venez pas à l'euro, c'est l'euro qui vient vers vous !
C'est, dans le langage, que se marquent d'abord les inégalités.
Un bon éditeur, c'est un éditeur qui médite.
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.