Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m'importait, ces larmes se chargeaient d'une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c'est que ces larmes en moi touchaient enfin l'extrémité des choses, l'extrémité de toute la vie.
L'argent est la racine de tous les maux, et pourtant c'est une racine si utile qu'on ne peut pas plus s'en passer que sans pommes de terre.
C'est pas l'étranger qui dérange, c'est l'étrangeté.
Le cadre légal n'est pas suffisant parce que salariés comme entreprises ont besoin de plus de souplesse. Qui serions-nous pour dire à quelqu'un qui souhaite (travailler plus) que c'est impossible
Depuis que René n'est plus là, c'est moi le boss !
Je comprends Depardieu. C'est choquant de payer 75% d'impôts.
Avoir le sens critique, c'est déclarer en trois lignes qu'une pièce ou qu'un livre est une oeuvre admirable - mais c'est avoir besoin d'une colonne entière de journal pour expliquer qu'une chose est mauvaise.
Publier un livre, c'est parler à table devant les domestiques.
C'est toujours lorsque vous êtes convaincu(e) qu'on s'intéresse à vous pour votre esprit qu'on vous demande vos mensurations.
Réfléchir, c'est conjurer le sort.
Ecrire des lettres, c'est bon pour les apothicaires.
Tuer les nuances c'est tuer la liberté, l'appétit de créer, l'amour, le bonheur.
En dépit de toute protestation de sympathie, l'être, dans sa chair, souffre toujours solitairement, et c'est aussi pourquoi la guerre est possible...
Tout nous vient - non pas tout, mais presque tout nous vient - par l'intermédiaire du langage. C'est pourquoi je pense que la solution de beaucoup de nos difficultés est dans le travail sur le langage.
C'est ça la vraie langue internationale et pacifique, le rire.
J'aime ce que je fais. Si j'ai la possibilité de faire ce que je fais avec des gens que j'admire, c'est 10 fois mieux.
C'est l'intonation qui fait l'esprit, ici.
C'est une chose dangereuse de demander pourquoi quelqu'un d'autre a reçu plus. Il est humiliant - et même sain - de demander pourquoi on vous a tant donné.
Pourquoi quand il y a un masculin et un féminin l'adjectif doit être masculin c'est pas juste pourquoi est-ce qu'on pourrait pas dire que la mer et le lac sont belles pourquoi Dieu au masculin pas juste non plus.
Nicolas Sarkozy souhaite atteindre le plein-emploi à la fin de son quinquennat... Pour un homme qui va perdre la présidentielle de 2012, vouloir que tout le monde ait un boulot quand lui n'en aura plus, c'est un beau geste !
Je sais ce que c'est de se sentir sans défense, et c'est horrible.
Il s'est passé une chose importante dans l'histoire de l'écriture, c'est la disparition de la machine à écrire
Un livre, c'est pendant des semaines, pendant des mois, la pensée qui se recueille et se concentre : c'est ce corps qui fait converger ses muscles et ses nerfs vers un seul point... vers le bout de la plume.
Je connais des gens heureux qui ont l'air triste et des gens malheureux qui plaisantent toujours. S'ils plaisantent, c'est peut-être pour être moins malheureux. L'humour est un antalgique, on l'utilise quand on a mal.
En caractérisant le processus comme négation de la négation, Marx ne pense pas à démontrer par là la nécessité historique, au contraire; c'est après avoir démontré par l'histoire comme en fait, le processus s'est réalisé, en partie doit forcément se [...] ► Lire la suite
Rêver, c'est espérer.
Elle est bien moins une provision de matériaux qu'un horizon, c'est-à-dire à la fois une limite et une station, en un mot l'étendue rassurante d'une économie.
- C'est divin ! - Oui, divin. Si je meurs demain, alors j'aurais été heureux. - Et moi ? Je ne serai pas heureuse ! - Oh ouais... Eh bien, je reviendrai et je te ferai des blagues salaces pour te faire sourire ! - J'aimerais ça.
Si je dois jeter un bout de pain, je le jette mais en me disant que c'est drôlement culotté de faire une chose pareille.
Astérix est à l'image du Français tel que l'image d'Épinal l'a popularisé à l'internationale, et tel que René et moi souhaitions le caricaturer. Il a du caractère, et ce caractère, c'est bien le nôtre.
Avoir des ennemis n'est pas un luxe, c'est une nécessité.
C'est avoir deux fois raison que de céder à quelqu'un qui a tort.
Croire, c'est s'enfermer.
C'est en général à la longueur d'une entrevue qu'on en mesure l'importance.
Même quand les enfants sont pressés de toucher leur part de pognon, c'est difficile de se débarrasser d'un parent encore en forme, surtout s'il a toute sa tête - il faut savoir prendre son mal en patience.
Si certains portraits n'ont pas l'air naturels, c'est que les modèles ne font pas l'effort de leur ressembler.
Lire, c'est désirer l'oeuvre, c'est vouloir être l'oeuvre.
L'oisiveté, maman de tous les vices ? Certes, mais on oublie trop que les vices c'est plutôt plaisant dans la pratique.
Je fais parfois la leçon aux gens sur ce qu'ils mangent, mais c'est seulement s'ils me le demandent.
Une chose dont je suis sûr, c'est le vrai plaisir de la vie - on ne le sait pas, ce n'est pas d'avoir son propre avion à réaction, ce n'est pas d'avoir un manoir, le plaisir est d'apprendre quelque chose.
C'est un homme que Dieu aime, celui qui écoute.
La connaissance d'un être... c'est l'angoisse d'être toujours étranger à ce qu'on aime.
Naître, c'est à la portée de tout le monde ! Mais il faut devenir ensuite ! Devenir !
Etre caporal c'est un métier de chien. Le cabot est le clebs de ses hommes et souvent j'en ai marre.
Quant à la liberté... Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse. «Ne mettons pas nos noms au bas d'un parchemin...» Brassens a raison.
Je veux que mes enfants aient un sentiment intérieur profond, que c'est bien d'être heureux, que vous n'avez pas à être constamment en train de fabriquer des problèmes que vous n'avez pas vraiment.
Ils sont en train de mourir dans l'indifférence générale les gars. Personne n'en a rien à foutre, ils ont aucun pouvoir d'achat. C'est sûr que Madoff les a pas baisés.
C'est un bûcheron qui a réussi, à présent il abat des colonnes de marbres.
Le désir, c'est l'anarchie.
La politique, c'est la pratique du compromis.