Lire, c'est désirer l'oeuvre, c'est vouloir être l'oeuvre.
- Tu sais que... Je ne peux pas lire dans tes pensées... Il faut que tu me dises à quoi tu penses. - Maintenant j'ai peur... - Bien... - Mais je n'ai pas peur de toi, j'ai seulement peur [...] â–º Lire la suite
La souffrance étant tout ce qui reste aux misérables, quelle cruauté que de vouloir la partager !
La vraie volonté de l'homme, c'est le vouloir divin.
Les assassinats légaux n'empêchent pas le flot de la liberté de se soulever à de longs intervalles et d'entraîner toujours dans son impitoyable courant quelques-uns de ceux qui sont assez fous pour vouloir faire digue.
Que veut une femme? Etre aimée. Pas pour sa cuisine ni son écriture : pour elle-même.
Si un jour je meurs et qu'on m'ouvre le coeur, on pourra lire en lettres d'or : je t'aime encore.
Les terribles aphorismes d'Héraclite. Sur une page : « Il est dur de combattre les désirs de son coeur ; ce qu'il cherche, c'est au prix de son âme qu'il l'obtient. »
On n'a pas trop d'une vie pour se comprendre. Le défaut, c'est de vouloir descendre en profondeur.
Il ne faut pas en vouloir aux événements.
C'est le commencement du bon goût que d'aimer à lire un beau texte dans une belle impression.
Sur la scène du texte, pas de rampe : il n'y a pas derrière le texte quelqu'un d'actif et devant lui quelqu'un de passif; il n'y a pas un sujet et un objet.
Quand on se dit je t'aime par amitié C'est presque la dernière page Quand on se dit je t'aime un peu par pitié C'est comme la fin d'un bon voyage.
Vous perdez votre temps à vouloir être aimé. Bientôt vous serez le mort le plus populaire de la ville.
On n'est pas non plus de ceux qui ont envie de lire seulement ce que les autres lisent.
Je ne suis pas fait pour la politique parce que je suis incapable de vouloir ou d'accepter la mort de l'adversaire.
Je voulais que mon écriture soit totale. Je voulais capturer chaque moment dans sa totalité : les fleurs dans tes bras quand tu as passé la porte, cette serviette. L'espèce d'odeur qu'elle dégage, cette matière, nos sentiments, les tiens, les miens, [...] â–º Lire la suite
Il y a des maladies extravagantes qui consistent à vouloir ce que l'on n'a pas.
Ne plus lire depuis longtemps, c'est comme perdre un ami important.
Le texte de plaisir, c'est Babel heureuse.
Par la prose je m'exprime. Par le poème je m'extrapole.
Tout ce que j'avais était la volonté et l'amour de la musique. Je ne pouvais pas lire de la musique ou l'écrire. Pas de connexions, pas de voiture, pas d'argent, pas de bankroll, pas de vêtements, je n'avais rien.
Ah ! Les petites maladies de l'enfance qui vous laissent quelques jours de convalescence, à lire au lit des Bugs Bunny ! Hélas, quand on vieillit, les plaisirs de la maladie deviennent rares.
Si vous lisez ceci, alors cet avertissement est pour vous. Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue dans votre vie. N'avez-vous rien d'autre à faire ? Votre vie est-elle si vide que, honnêtement, vous [...] â–º Lire la suite
Tout le monde peut témoigner que le plaisir du texte n'est pas sûr : rien ne dit que ce même texte nous plaira une seconde fois ; c'est un plaisir friable, délité par l'humeur, l'habitude, la circonstance, c'est un plaisir précaire.
Si toute écriture provient d'abord d'un vrai dessin, tout dessin est aussi destiné primitivement à perpétuer une attitude expressive.
A vouloir gagner des éloges, on perd son souffle.
C'est là un livre dont on dit : « Lisons-le tout de suite pour n'avoir pas à le lire plus tard».
Être un meilleur humain, c'est ça la révolution, vouloir être meilleur, chercher sa profondeur. Quel boulot enthousiasmant. Âpre, de chaque instant.
C'est un insupportable abus de l'autorité paternelle que de vouloir imposer aux générations neuves les radotages des générations vieillies que nous sommes.
L'enfance. L'âge de la vie où tout semble possible, où on imagine qu'il suffira de vouloir changer son destin.