C'est douloureux, d'écrire un livre : c'est s'en délivrer.
Il n'est point ardu de coucher quelque chose sur le papier quand déjà on l'a dans la plume.
Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur pas très sûr. Je préfère conjuguer l'irréel du présent.
Les Français ont fait en 1789 le plus grand effort auquel se soit jamais livré aucun peuple.
Le monde contemporain n'est peut-être pas exactement l'endroit le plus brillant où l'on puisse rêver de vivre. C'est une espèce d'étrange carnaval. Où il y a pas mal de douleur mais qui peut-être assez drôle aussi.
Après ces deux interventions, j'ai été dénoncée comme antisémite, ce qui m'a beaucoup affectée. J'ai décidé de ne plus écrire sur ce sujet. Même si la question me touche, je n'ai jamais été en Israël, je ne vois que les [...] â–º Lire la suite
Je m'intéresse à la longévité, à l'intemporalité, au style - pas à la mode.
Le style n'est rien, mais rien n'est sans le style.
L'épée n'a jamais émoussé la plume, ni la plume et l'épée.
Quand un livre élève l'âme, soyez sûr qu'il est fait de main de maître.
Un esprit médiocre croit écrire divinement ; un bon esprit pense qu'il écrit raisonnablement.
La main à plume vaut la main à charrue. Quel siècle à mains !
Le livre est un maître qui ne se lasse point ; il est à la disposition du lecteur, pour se répéter, puisque celui-ci n'a qu'à relire la phrase mal comprise.
J'ai toujours dû suivre un régime. Je suis diabétique, alors je vis de toute façon avec un style de vie juste pour rester en bonne santé et ne pas finir à l'hôpital.
Une livre de laine est aussi lourde qu'une livre de plomb.
Tout bon livre doit savoir provoquer l'attente : lire, c'est attendre la suite !
Le livre d'un grand homme est un compromis entre le lecteur et lui.
La vie est comme un grand livre : si on oublie les pages qu'on tourne, on arrive à la fin sans rien avoir compris !
C'est la pensée toute vivante qui dicte le style immortel. Dès qu'elle a trouvé ce qu'elle cherche, elle n'est plus.
Tel est le sort fâcheux de tout livre prêté, Souvent il est perdu, toujours il est gâté.
Terminer un livre c'est comme traîner un gamin dans l'arrière-cour pour lui tirer dessus.
J'ai dû lire Wuthering Heights pour l'anglais et je n'ai jamais aimé un livre dans ma vie autant que celui-là.
Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade.
Ecrire sur le mépris de la mort lorsqu'on est en santé, c'est écrire sur le mépris des riches lorsqu'on est dans l'opulence.
Le vrai héros est celui qui livre bataille avec l'esprit ouvert et sans partialité et qui pourtant mène une vie de paix et de liberté.
L'écriture s'accommode mal de la jeunesse. Ecrire très jeune, c'est être soumis à une tension qu'on ne sait pas manier.
Que l'on considère, par exemple, le Coran; ce méchant livre a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire, pendant douze cent ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d'hommes; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré [...] â–º Lire la suite
La littérature vous jette dans la bataille ; écrire c'est une certaine façon de vouloir se libérer ; si vous avez commencé de gré ou de force voue êtes engagés.
Pour certaines personnes, parler et offenser sont une seule et même chose. Ils sont méchants et amers ; leur style est imprégné de fiel et d'absinthe ; moqueries, injures et injures coulent de leurs lèvres comme des crachats.
L'école ne sert à rien qu'apprendre à lire, écrire et compter. C'est un bagage largement suffisant.
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.