Pour écrire il ne faut pas être trop intelligent, il faut être un idiot fulgurant.
Et on peut être brillant et quelqu'un de traumatisé. Je pense que mon frère est suicidaire et qu'il entraîne avec lui dans une espèce de spirale des gens, sous prétexte qu'il est intelligent. Et c'est très négatif.
Tu es juste un petit idiot de Whitehall : tu ne me fais pas confiance et je ne te fais pas confiance.
Un écrivain qui doit l'immortalité à une statue est indigne, même d'une statue.
Je compris alors la vérité de l'amour : un absolu qui prend tout ou qui perd tout. Les autres sentiments, la compassion, la tendresse et ainsi de suite, n'existent qu'à la périphérie, appartiennent aux constructions de la société et de [...] â–º Lire la suite
Pour gagner des applaudissements, il faut écrire des choses si simples qu'un cocher pourrait les chanter.
Ecrire, c'est lire en soi pour écrire en l'autre.
Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre.
Il est très facile d'être entraîné dans cette façon de penser... de travailler en fonction de la société. Mais tu dois écrire ta propre histoire.
Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux.
Tout écrivain, pour écrire nettement, doit se mettre à la place de ses lecteurs.
On doit à chaque fois écrire comme si l'on écrivait pour la première et la dernière fois. Dire autant de choses que si l'on faisait ses adieux et les dire aussi bien que si l'on faisait ses débuts.
C'est la majorité ! Laquelle d'abord ? Celle qui croyait que la terre était plate ? Celle qui veut rétablir la peine de mort ? ... Celle qui se met une plume dans le cul parce que c'est la mode ? Laquelle exactement ?
Mon père a dit au type que ce serait sa cervelle ou sa signature qui parapherait le contrat. C'est une histoire vraie.
Au frontispice de tous les théâtres, il faudrait écrire : ici n'entre pas l'homme de lettres.
Le style d'un écrivain est en étroit rapport avec sa vision du monde.
L'être le plus intelligent est celui qui reconnaît l'intelligence de l'autre.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
Ma plume est une aile et sans cesse, soutenu par elle et par son ombre projetée sur le papier, chaque mot se précipite vers la catastrophe ou vers l'apothéose.
Contrairement à ce que l'on imagine, l'idée de la modernité n'est pas liée au tricotage de la prose. Fond et forme sont inséparables, écrire plat, c'est écrire faux.
Au jour du jugement, la plume du savant pèsera autant que l'épée du guerrier.
Qui me montrera l'étoile qui me donnera l'encre pour écrire ma nuit?
Tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
Ecrire, pourquoi ? Ecrire pour qui ? Est-ce vraiment si important ? Ecrire l'activité des insectes que nous sommes !
Pour bien écrire le mot amour, il y faudrait plus d'encre qu'il n'y en a au monde.
L'authentique et indiscutable bourgeois est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules.
Un sot ne dit pas de choses intelligentes, mais un homme intelligent dit beaucoup de bêtises.
Il faut plus de lumière pour libérer un coeur que pour faire une aube, plus d'amour que de mots pour écrire à celles qu'on blesse...
Une chose que l'on peut admettre, c'est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.
Montre-toi toujours moins intelligent que tu ne l'es en réalité... et tu réussiras.
Le devoir de tout écrivain est de nous aider à rechercher le temps que notre siècle a détruit.