Il faut de la solitude pour lire agréablement, il en faut davantage pour écrire avec aise.
Le silence est parfois le plus orgueil que l'on puisse montrer.
Comment susciter l'envie de lire ? La réponse est simple : par tous les moyens, car ils sont tous bons.
Il en est de la vieillesse comme d'un reste de vin oublié au fond de la bouteille : l'un et l'autre tourne facilement à l'aigre.
Le silence de la terre vous arrivait en plein jusqu'au coeur-son mystère, sa grandeur, la stupéfiante réalité de sa vie cachée.
La solitude : ce que les autres perdent à n'être pas auprès de celui qui l'éprouve.
Je crois à la volupté de la chair et à l'irrémédiable solitude de l'âme.
Les rédacteurs en chef des journaux actuels n'ont pas le temps de lire les journaux ; ils passent leurs journée en réunions avec d'autres rédacteurs à essayer de savoir quoi faire avec internet.
Il devrait y avoir un bouton sur la télévision pour augmenter le volume d'intelligence. Il y en a un où on peut lire "lumière" mais ça ne fonctionne pas.
Au dernier homme avant de mourir je dirai : « j'ai aimé merveilleusement l'amour, l'amour merveilleux, le merveilleux amour ; j'ai du ramasser plein d'éclats de miroir, je meurs meurtrie, si tu te souviens de moi, garde mon silence pour toi... ».
Les gens vivent sans souffler mot de peur d'avoir à garder le silence !
Il y a dans lire une attente qui ne cherche pas à aboutir. Lire c'est errer.
Le non de quelques-uns plaît davantage que le oui des autres. Le refus accompagné de douceur et de civilité satisfait davantage un bon coeur qu'une grâce qu'on accorde sèchement.
Rien ne flatte les gens davantage que l'intérêt que l'on prend ou semble prendre à leurs propos.
L'observation est active et volontaire. La contemplation involontaire et passive. Dans l'observation, le courant principal va de l'esprit à l'univers. Dans la contemplation, c'est le contraire.
La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.
Il y a plus de vie dans le silence qu'à la ville.
Bien souvent, le plaisir pris à lire dépend dans une large mesure du confort physique du lecteur.
Sur scène, je suis un artisan qui travaille un geste, une langue. Mes rôles au cinéma sont davantage dans l'économie de moyens, la rétention.
Passer sous silence n'est pas mensonge.
Il faut que la vieillesse soit sainte, sinon elle est obsédée.
Le compagnon le plus fidèle, c'est le livre, on peut le lire et le relire quand on veut, il nous accompagne partout où on va.
Un corps verbal ne se laisse pas traduire ou transporter dans une autre langue. Il est cela même que la traduction laisse tomber. Laisser tomber le corps, telle est même l'énergie essentielle de la traduction.
La solitude est une prison.
Dis-moi, quelle violence est pire que le silence ?
Que serait la vie si nous n'avions pas le courage de tenter quoi que ce soit ?Faire un nouveau pas, prononcer un nouveau mot, c'est ce que les gens craignent le plus.
Il y a un thème dont je suis conscient et qui se retrouve dans tous mes films : l'échec de la communication.
Le silence est le dernier refuge de la liberté.
Ma fille pense que je suis curieuse. Enfin, du moins, c'est ce qu'elle dit dans son journal intime !
La solitude dans une communauté est une lubie chèrement payée. On ne donne jamais le bénéfice du doute à l'acte accompli en marge des autres.
Il suffit d'un moment de silence pour que le premier visage venu assure que la vie n'est pas une illusion, qu'il y a une vérité de la vie.