Cette insatisfaction et ce sentiment de quelque chose d'inaccompli vous poussent à écrire le livre suivant pour rétablir l'équilibre, sans que vous y parveniez jamais.
Quand Gulliver est arrivé à Lilliput, tout de suite ils l'ont mis dans le livre des records !
Le plaisir du texte n'est pas forcément de type triomphant, héroïque, musclé. Pas besoin de se cambrer.
Un auteur doit être dans un livre comme la police dans la ville : partout et nulle part.
Voulez-vous du public mériter les amours ?Sans cesse en écrivant variez vos discours.Un style trop égal et toujours uniformeEn vain brille à nos yeux, il faut qu'il nous endorme.On lit peu ces auteurs, nés pour nous ennuyer,Qui toujours sur un ton semblent psalmodier.
Après ces deux interventions, j'ai été dénoncée comme antisémite, ce qui m'a beaucoup affectée. J'ai décidé de ne plus écrire sur ce sujet. Même si la question me touche, je n'ai jamais été en Israël, je ne vois que les [...] â–º Lire la suite
Le style n'est rien, mais rien n'est sans le style.
Le style est autant sous les mots que dans les mots. C'est autant l'âme que la chair d'une oeuvre.
Le problème de «Voyage au bout de la nuit» de Céline est que ce livre est dangereux. Une fois qu'on l'a lu, qu'est-ce qu'on lit après?
La musique de Mozart est si intéressante par elle-même, qu'on s'était habitué à l'admirer pour sa forme et pour son charme, sans penser à autre chose; Gounod sut y voir l'union intime du mot et de la note, la concordance absolue des moindres détails du style avec les nuances les plus délicates du sentiment.
Le style doit être comme un vernis transparent : il ne doit pas altérer les couleurs, ou les faits et pensées sur lesquels il est placé.
J'ai suivi les conseils qu'il y a dans le livre de Rika Zaraï : « Le masque pour la nuit. » Tu te mets des carottes, des olives, des oeufs, des champignons. Et, au réveil, t'as une pizza.
Chaque page d'un livre est une ville. Chaque ligne est une rue. Chaque mot est une demeure.
L'histoire de la lecture est celle d'une exclusion, d'une renonciation.
Le plaisir d'un texte, le ravissement d'une interprétation ne sont pas liés au prix du livre ou de la chaine hi-fi.
Prendre un livre dans une bibliothèque et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
« Ne jugez pas un livre d'après sa couverture », dit quelqu'un.
Les entreprises sérieuses font des contrats, des fiches de paie et te propulsent à ton bonheur, ton équilibre et tes projets.
La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
Où est le temps pour la lecture et la recherche ? Où est le temps pour apprendre à se documenter ? Où est le temps pour la réflexion individuelle et collective ?
Ma vie a été un rêve. Si quelqu'un devait écrire une histoire à ce sujet, cela semblerait un peu irréel. C'est le genre d'histoire que je lisais et que je disais : "Non, ce n'est pas possible".
Si l'on veut qu'un livre dise quelque chose d'intéressant, il faut qu'il provoque la discussion autant que l'accord.
Avant d'écrire sur les volatiles, fais un livre des choses insensibles qui descendent dans l'air sans le vent (autrement dit les lois de la pesanteur et de la chute des corps) et un autre de celles qui descendent avec le vent (autrement dit les lois de la résistance de l'air et de l'aérodynamique).
Est-il encore permis, au pays de Voltaire, d'énoncer que le Coran, tout comme l'Ancien Testament, et sans doute un peu plus que l'Ancien Testament, est un livre chargé d'abominations ? Non. Telle est la confusion mentale dans laquelle nous baignons.
On voit ainsi se manifester à la fois la "rage de lire" des femmes et la réprobation de leurs contemporains masculins. L'adolescente qui s'adonne à la lecture de romans - mais la poésie peut être tout aussi pernicieuse - renie son innocence première et se fabrique un paradis artificiel.
Rien n'est plus musical qu'un coucher de soleil. Celui qui ressent ce qu'il voit ne trouvera pas de plus bel exemple de développement dans tout ce livre que, hélas, les musiciens lisent mais trop peu, le livre de la nature.
N'importe qui pouvait écrire un roman en six semaines, avec du papier stylo et sans téléphone ni femme.
Je commence à comprendre le style de jeu de Benzema.
- Cher Journal, Aujourd'hui j'ai pensé que le mieux c'était de laisser tomber, de pas prendre de risques, de rien changer, de pas me prendre la tête parce que c'est pas le bon moment. Mais en fait, ce sont de [...] â–º Lire la suite
Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur !