Les dettes, c'est un état d'esprit.
Un peu d'esprit et beaucoup d'autorité, c'est ce qui a presque toujours gouverné le monde.
La tactique, c'est l'art de se faire demander comme une grâce ce que l'on brûle d'offrir.
L'éducation, en fait, c'est toujours de la rééducation.
S'accepter comme colonisateur, ce serait essentiellement [...] s'accepter comme privilégié non légitime, c'est-à-dire comme usurpateur. L'usurpateur, certes, revendique sa place et, au besoin, la défendra par tous les moyens. Mais, il l'admet, il revendique une place usurpée. C'est dire qu'au moment même où il triomphe, il admet que triomphe de lui une image qu'il condamne.
Il se passe beaucoup de choses qui nous montrent qu'en ce moment, c'est le moment d'aimer.
Si vous décidez de réaliser un film, c'est parce que vous avez quelque chose à dire, quelque chose à montrer au public.
Toutes les chanteuses sont toujours tellement nues ! C'est bon, arrêtez, on sait que vous savez le faire. J'ai su aussi le faire. Je me suis dévêtue ici et là. C'est sympa de jouer cette carte-là, mais c'est bien aussi d'en jouer d'autres.
On entre sur scène, les gens se taisent, applaudissent, vous écoutent. C'est invraisemblable.
Le meilleur conseil qui m'a été donné était que je devais être 10 fois plus intelligent, plus courageux et plus poli pour être égal. Donc c'est ce que j'ai fait.
La seule chose que j'aime chez les riches, c'est leur argent.
S'il est un homme tourmenté par la maudite ambition de mettre tout un livre dans une page, toute une page dans une phrase, et tout une phrase dans un mot, c'est moi.
Les critiques que l'on nous adresse ne sont rien à côté de celles que nous nous faisons. C'est que nous créons dans le doute et qu'ils écrivent en toute certitude.
C'est ainsi : dans le flot de statues qu'elle charrie, l'histoire écrite par les hommes recrache les noms de récupérateurs, voire de faussaires, mais oublie régulièrement de citer les précurseurs véritables, ceux qui ont payé leurs convictions de leur sang ou de leur carrière.
Je suis le plus grand, je suis le meilleur, la seule différence avec les autres champions, c'est que moi je n'ai pas encore commencé à jouer.
Ça c'est pas de la politique de branleur !
C'est une sorte d'ivresse, la violence.
Les filles, l'homme parfait n'existe pas, je vous le dis tout de suite, c'est fini, il est mort ! Alors, j'ai décidé de monter une brigade. Ouais ! Parce qu'il y a plus que des bâtards. C'est la Brigade Anti Bâtards ! Je déclare la guerre aux hommes sales et aux portefeuilles secs !
Durer, c'est quasiment impossible. Ça demande beaucoup de temps, beaucoup de soi-même, beaucoup de blessures, beaucoup de sacrifices.
Tant qu'on n'exerce pas le pouvoir on n'a pas idée de ce que c'est.
C'est trop facile d'être exemplaire tant qu'il n'y a aucune tentation.
N'aimer personne c'est, à mon avis, n'être aimé par personne.
Nous avons abandonné (ah ! certes, contre notre gré) les Alsaciens-Lorrains durant un demi-siècle. Dès lors, il ne nous appartient pas, à nous, Français de l'intérieur, de chagriner aucun d'eux sur la manière dont il s'est accommodé de l'intolérable situation [...] ► Lire la suite
L'intelligence, c'est l'amour avec la liberté.
Tout le monde apprécie d'avoir un peu d'argent, mais en avoir autant que moi, c'est un peu comme manger du pop-corn : ça cale mais ça ne nourrit pas son homme.
La société, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme.
Pourquoi je joue aussi bien les garces ? Parce que je n'en suis pas une. C'est sans doute pour çà que Joan Crawford joue toujours des dames respectables.
La fête, c'est un dimanche un peu plus animé, voilà, tout.
Dans certains de mes propos, j'ai blessé des gens. Je pense qu'on peut bouger les choses sans blesser les gens, et c'est ça que je ne referais plus. Au moment où je l'ai fait, je n'ai pas mesuré que je blessais.
Vous ne pouvez pas simplement acheter des choses pour la marque - c'est ridicule.
Pour être acteur, il faut avoir une certaine dose de folie en soi. C'est pourquoi, lorsque les gens vous rencontrent et que vous semblez très ensemble, ils sont assez surpris - ils ne vous voient pas derrière des portes closes.
J'ai été traversé par mai 68. Après, j'ai été tenté par le marxisme. Mais quand j'ai vu l'horreur, les dissidents russes et les goulags, j'ai réalisé que c'est bien sur le papier, mais dans les faits, c'est une horreur à l'égal du nazisme.
M. Hitchcock m'a tout appris sur le cinéma. C'est grâce à lui que j'ai compris que les scènes de meurtre devaient être tournées comme des scènes d'amour et les scènes d'amour comme des scènes de meurtre.
C'est trop d'un seul ennemi et trop peu d'un millier d'amis.
En vieillissant, peut-être que l'athéisme est difficile à tenir. C'est douloureux.
Avec la science tu meurs de plus en plus vieux mais tu nais pas de plus en plus jeune, c'est pour ça qu'on a de plus en plus de vieux et de moins en moins de jeunes...
Connaître, penser, c'est classer.
Travailler n'est pas produire seulement des richesses économiques, c'est toujours aussi une manière de se produire.
Le style personnel vient de l'intérieur. C'est quand la femme, son individualité et son esprit se manifestent. Elle utilise des vêtements pour exprimer qui elle est et ce qu'elle ressent.
On peut réformer sans abîmer, on peut moderniser sans détruire. Proposer de supprimer des centaines de milliers de postes de fonctionnaires en quelques mois, c'est remettre tout simplement en cause la capacité de l'État à assumer ses missions les plus élémentaires.
C'est une chose d'époque, il y a un retour aux disciplines, un retour aux catégories.
Avoir la pratique et l'intelligence du monde - et des intelligences dans le monde, c'est déjà gouverner.
L'appétit, c'est le commandement de la faim.
J'ai l'impression que les hommes politiques, c'est quand même pas des gens comme nous.
À quoi la musique fait appel en nous, il est difficile de le savoir. Ce qui est certain, c'est qu'elle touche une zone si profonde que la folie elle-même n'y saurait pénétrer.
Je préfère ce qui se cherche plutôt que ce qui se trouve, c'est une option comme une autre. La finalité n'est pas la vérité, même si l'on peut s'y tromper tellement ça y ressemble.
Maintenant je suis plus sage, je pense que c'est l'âge, on vieillit, on devient plus responsable, plus calme. Mais si je voulais me teindre les cheveux, par exemple en rouge ou en bleu, soyez sûr que je les teindrai !
Écrire des chansons est super intime. C'est un peu comme se dénuder.
J'adore mon père. C'est la plus grande chose de ma vie. Il m'a appris et il m'a redressé et il m'a maintenu en ligne. Si ce n'était pas lui qui se tenait derrière moi et me poussait et me conduisait, je ne serais pas là où je suis aujourd'hui.
Exister c'est agir.