Tout ce qu'on peut exiger d'un écrivain, c'est-à-dire d'un homme, c'est que la fin de la page soit conséquente avec le commencement.
Tout ce qui compte, c'est d'aider l'équipe.
Que peut-on mieux faire qu'aimer et que plaire ? C'est un soin charmant, que l'emploi d'un amant.
Ce qui m'intéresse, c'est de passer de grands textes, avec leur immensité, leur exigence, leur drôlerie, leur amplitude et puis rompre, donner une petite explication, en m'adressant au public directement. Donc, alterner.
Je n'ai pas besoin d'une vie fantastique comme autrefois. C'est la vie de l'imagination dont j'avais grand besoin. Les films étaient le moyen idéal pour satisfaire ce besoin.
Je suis l'interprète. Je suis celui qui prend vos mots et les apporte à la vie. J'ai été formé pour chanter, danser et rire, et c'est ce que je veux faire.
Si cette dépouille extérieure de l'homme te parait merveilleusement ouvragée, considère qu'elle n'est rien, auprès de l'âme qui l'a formée. En vérité, quel que soit l'homme, c'est toujours quelque chose de divin qui l'homme incorpore.
Se marier dans sa jeunesse, c'est comme faire l'acquisition d'un poêle en plein été ; ce n'est qu'en hiver qu'on sait s'il chauffe ou s'il fume.
C'est un grand signe de médiocrité de louer toujours modérément.
L'amour, c'est comme si jamais on n'avait respiré.
Autrefois, on faisait des disques qui marchaient très fort et qui passaient beaucoup à la radio. Et puis on allait faire des salles, à Montpellier ou ailleurs, et il n'y avait personne. Maintenant, c'est le contraire.
Je pense que j'ai un peu de Lio et de Marianne James dans mon caractère... Mais ce qu'elles ne savent pas c'est qu'elles ont toutes les deux un peu de Maurane dans leur caractère !
Je n'ai jamais grandi en rêvant d'un mariage - je ne pense pas à des choses comme ça. Je ne sais pas comment l'expliquer. Tout ce qui m'importe c'est d'être heureuse.
Tant qu'on entend gémir la liberté, c'est qu'on n'a pas trop à s'alarmer pour elle.
La fin des jalousies, c'est l'indifférence.
L'ennemi de l'amour, c'est l'amour-propre.
L'applaudissement, c'est une convention.
- Des camions bâchés. - Naturellement qu'ils sont bâchés. Mais c'est-y des allèges de pontonniers ou des prolonges d'artillerie ?
Si on a le bon Dieu avec soi, les inspirations se cristallisent en créations heureuses. Si c'est le contraire, ça ne devient plus que de l'effort et de l'agitation stériles.
En fait ce qui vous a perdu dans votre monde, c'est que vos deux modèles de pensée officiellement antinomiques, capitalisme et anticapitalisme, libéralisme et antilibéralisme, ne s'opposent finalement pas sur grand chose. Il diffère sur la façon de distribuer les richesses, et c'est à peu près tout.
On est héros par volonté, on est génial par grâce. L'héroïsme, vous le décidez, le génie vous est donné. L'héroïsme, c'est vous. Le génie, c'est la Nature qui a décidé pour vous.
La règle avec le mariage est que moins vous en parlez, mieux c'est, pour autant que je sache.
Torturer un animal c'est torturer une conscience.
Les hommes, lorsqu'ils s'adressent aux dieux, ne savent pas que c'est pour leur malheur, le plus souvent, que les dieux les exaucent.
Naître c'est se suicider. Nous nous suicidons tous.
La bière va bien avec l'idée de voyager. Dans tout pays il y avait toujours une bière à découvrir, la bière locale, c'est une constante universelle, pour l'intime satisfaction de la déguster en fin de journée, une fois le boulot terminé.
C'est l'esprit même de la Nature, cette puissance épouvantable de dévastation et d'engloutissement : - et ce qu'on voit, tout cela n'est-il pas, déjà, un butin pris au ciel, la ruine immense des magnificences passées, les reliefs d'un repas effroyable ?
C'est le problème, quand les meufs s'enferment dans un dialogue privé avec d'autres meufs, elles arrivent à des conclusions qui échappent à tout bon sens, et qu'on aille pas prétendre qu'il n'y a pas là, au fond, une profonde hostilité envers la libido masculine.
Si le coeur est bien là. Faut se garder. C'est du bon kif d'humain. Dès que c'est coupé, faut en replanter. C'est mon idée. Faut se garder. Faut savoir qu'on est des milliers. Comme des champs de blé. Des milliers à s'aimer. Des milliards à pas le savoir.
Je suis si seul que mon squelette m'abandonne.Vas-tu te vendre, mon squelette ? C'est ton droit.Mon verbe me trahit, mais plus rien ne m'étonne.Si je meurs, l'univers n'en sera pas plus froid.
Je me demande toujours si l'héroïsme c'est d'être soi, ou d'être quelqu'un d'autre.
Quand on est dans un domaine comme l'écriture de spectacle, le luxe c'est jamais bon. On ne trouve pas les bonnes idées dans le luxe, on les trouve dans les contraintes.
C'est bon d'avoir eu un copain. C'est moins douloureux qu'une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l'espoir qu'on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par de nouveaux souvenirs avec un autre.
Ce n'est pas ce qu'on a eu qui compte, c'est ce qu'on n'a pas.
La guerre n'est pas vraiment un jeu d'hommes. C'est d'abord un jeu d'événements, de pensées, de peuples, d'intérêts, de sentiments, et c'est le jeu de la Liberté, de la Foi, de la Paix, des abstractions familières.
Ce n'est point la vertu, c'est le vice qui coûte.
Admettre l'art de vivre des autres n'est pas donné à tous les peuples, ou en tout cas à tous les chefs que les peuples se donnent. Savoir l'admettre, le reconnaitre, décider parfois de s'en inspirer, c'est déjà tout un art de vivre.
C'est vrai qu'en France, les femmes mettent moins de choses. Si elles ont un collier, elles ne mettent pas de boucles d'oreilles; si elles ont du vernis à ongles, elles ne mettent pas toutes leurs bagues et tous leurs bracelets.
Nos demandes sont simples, normales et donc difficiles à satisfaire. Tout ce que nous demandons, c'est qu'un acteur sur scène vive selon les lois naturelles.
Je suis très ami et je serai ami toute ma vie avec Nicolas Sarkozy, parce que je le connais depuis très longtemps, et c'est lui qui m'a marié avec Laeticia. (...) M. Hollande sera certainement, et je l'espère, un très bon président pour la France.
C'est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l'oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme ces icebergs perdus qui dérivent à la surface de l'océan.
Pleurer, c'est diminuer son corps.
Ah ! Nos nuits d'amour, Lucienne ! L'union des corps et des coeurs. L'instant, l'instant unique où on ne sait plus si c'est la chair ou si c'est l'âme qui palpite...
Je déteste la pureté, si la pureté, c'est se débarrasser de tout.Je veux m'embarrasser de tout.
Je m'étonne de tomber dans l'angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c'est la condition de l'ivresse du coeur. Mais c'est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c'est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d'abîme !
Toute la manière de concevoir, chez Marx, ce n'est pas une doctrine, c'est une méthode. Elle n'offre pas de dogmes tout apprêtés, mais des points de repère pour une recherche ultérieure, et la méthode de cette recherche.
Les différentes voix s'unissent dans la mélodie : l'une résonne gaie, vivante, sûre de la victoire, tandis que l'autre paraît encore se débattre dans les ténèbres au milieu d'un combat plein de mélancolie... c'est l'expression la plus nette et la plus parfaite de la vie intérieure.
Les choses ne vous arrivent pas par chance, et si vous arrivez à rester, c'est parce que vous avez du talent.
Je dis toujours: Je ne crois pas en Dieu; Je crois en Al Pacino. Et c'est vrai. Si jamais je reçois un appel téléphonique disant: Voulez-vous travailler avec Al Pacino? Je deviendrais fou.
C'est simple, si vous donnez un peu, on vous réclame beaucoup.