La guerre n'est pas vraiment un jeu d'hommes. C'est d'abord un jeu d'événements, de pensées, de peuples, d'intérêts, de sentiments, et c'est le jeu de la Liberté, de la Foi, de la Paix, des abstractions familières.
L'impuissance du pouvoir contre l'individu réellement libre est une des grandes chances de libération de l'homme, c'est le grain de sable de son destin, sa grandeur.
Le diable est un grand artiste perdu par le goût du cocasse et du monstrueux.
A un riche, le diable berce les enfants gratis ; à un pauvre, il ne le veut pas, même pour l'argent.
Les générations passent parmi les hommes et Dieu s'est caché...
Rien de plus rare chez les hommes que l'amour de la vérité.
Les hommes deviennent petits en se rassemblant.
Si l'amour est une invention des femmes, ce sont les hommes qui exploitent le brevet.
On devrait inventer l'alcootest politique, on devrait faire souffler les hommes politiques dans un ballon pour savoir s'ils ont droit de conduire le pays au désastre.
Une guerre est juste quand elle est nécessaire.
À quel moment les hommes ont oublié comment vivre, aimer, être heureux ?
C'est l'ignorance, et non la connaissance, qui dresse les hommes les uns contre les autres.
La guerre est, au sens le plus strict, la sanctification de l'homicide.
Lorsque l'on veut convaincre, la bonne foi et l'imposture vont parfois ensemble.
Si tous les hommes savaient ce que disent les uns les autres, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde.
J'ai une vie et une chance de faire en sorte qu'elle compte pour quelque chose... Ma foi exige que je fasse tout ce que je peux, où que je sois, chaque fois que je le peux, aussi longtemps que je le peux avec tout ce que j'ai pour essayer de faire la différence.
Plus que sur les champs de bataille, la guerre se livre comme jamais autour de symboles.
Combien de corps célestes se meuvent en secret sans jamais se montrer aux yeux des hommes ! Dieu n'a pas fait toutes les choses pour l'homme.
L'évident est journellement l'étendard des imbéciles. Le doute est la foi gênée de celui qui sait.
Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères, qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes.
À cause de la mort, tous les hommes habitent une cité sans remparts.
Et si la foi n'était qu'une forme très particulière de l'aliénation mentale ?
La libération des femmes m'a également libérée.
Il y a une âme de bonté dans les choses mauvaises, les hommes la distilleraient-ils avec observation.
Entre hommes d'honneur la complicité est comme l'amitié ; elle demande une longue préparation.
La vie ne s'arrête jamais. Le tourment des hommes sera éternel, à moins que la fonction de créer, d'agir et de changer, de vivre intensément chaque jour, ne soit considérée comme une joie éternelle.
Les hommes ne seraient que des ombres s'ils ne donnaient pas la vie. Dès que leur existence n'est plus l'amour, elle est dérision. Tout le monde s'en aperçoit un peu, l'oublie en ne se moquant que de quelques-uns.
Nul effet provenant de la raison ne peut durer toujours, parce que les désirs des hommes changent suivant les influences du ciel.
Jamais une démocratie n'a fait jusqu'ici la guerre à une démocratie.
S'il n'y avait pas de tonnerre, les hommes auraient peu peur de la foudre.
Les poètes ne sont pas intéressés par les faits, mais seulement par la vérité. Leur vérité est si inébranlable que même ceux qui haïssent les poètes par simple instinct naturel sont exaltés tout autant que terrifiés par eux.