L'imagination, c'est la mémoire.
La sensibilité pour les malheurs qui ne sont pas personnels est d'une mince épaisseur !
Celui qui a une mauvaise mémoire répètera toujours les mêmes erreurs.
Une mémoire saine n'oublie jamais.
La mémoire ne stocke que les mots, les airs et les images, pas leur lien avec le présent
La mémoire la plus profonde est une mémoire de toute notre destinée.
La mémoire et l'habitude sont les fourriers de la mort.
De nos jours, les cadeaux se sont multipliés et ont beaucoup grossi : le jouet le moindrement sérieux exige désormais au moins six megs de mémoire vive, soit l'équivalent du contenu de la bibliothèque d'Alexandrie.
Dans cette partie du livre de ma mémoire devant laquelle peu de choses peuvent être lues, il y a un titre qui dit : « Incipit vita nova : Ici commence la nouvelle vie ».
La vérité des contes de fées est celle de notre imagination et non pas d'une causalité normale.
L'étude des mathématiques, en comprimant la sensibilité et l'imagination, rend quelquefois l'explosion des passions terrible.
La démarche poétique est une démarche de naturation qui s'opère sous l'impulsion démentielle de l'imagination.
Dans le sommeil, les rêves évoquent la plus précise des réalités ; dans la réalité, la mémoire imparfaite n'engendre qu'une image grossière sur l'écran du souvenir.
La seule fonction de la mémoire est de nous aider à regretter.
L'écrivain observe, entend, écoute, enregistre. Puis il raconte une histoire, mêlant son imagination à son expérience. Et elle porte nécessairement les cicatrices de son âme.
Peut-être une des fonctions du cinéma est-elle de nous rafraîchir la mémoire ?
La mémoire est un livre qui ne se ferme jamais.
- Et que comptes-tu faire maintenant ? - La tuer, lui arracher la tête... Quelque chose de poétique quoi !
Toujours prompte à nous décevoir, notre imagination nous perd tout-à-fait dès qu'un être cher la domine.
La mémoire est une fiction. Elle est comme une mosaïque, faite de tessons.
Il faut compenser l'absence par le souvenir. La mémoire est le miroir où nous regardons les absents.
Aventure est juste un nom romantique pour problème.
La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
J'ai une mémoire admirable, j'oublie tout.
Notre tête ne serait-elle pas assez grande pour contenir à la fois la mémoire et imagination ?
Les femmes qui ont de la mémoire sont perdues.
L'érudition, c'est la mémoire et la mémoire, c'est l'imagination.
La souffrance est une sorte de besoin de l'organisme de prendre conscience d'un état nouveau qui l'inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
Je ne suis jamais allé à des réunions de lycée. Mon truc est, loin des yeux, loin du coeur. C'est mon attitude envers la vie. Donc, je n'ai aucun romantisme sur aucune partie de mon passé.
Le monde est silencieux, la nuit envoyait sur eux son souffle, une de ces nuits qui semblent faites pour abriter la tendresse, et il y a des moments où les âmes, comme libérées de leur noire chrysalide, rayonnant d'une sensibilité exquise qui rend certains silences plus limpides que des discours.
La mémoire se perd ; mais l'écriture demeure.