La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
La Littérature est comme le phosphore : elle brille le plus au moment où elle tente de mourir.
Qui a dit que les absents avaient toujours tort ? Chez nous, on ne dit du bien des gens, on n'en écrit sur eux que lorsqu'ils ont disparu.
La littérature est une machine qui nous permet de pénétrer dans les rêves d'autrui et dans les nôtres.
- Est ce que tu te souviens la première fois où on s'est rencontrés ? - Pardon ? - Eh bien, j'essayais de me rappeler de notre première rencontre. C'était probablement chez Luke non ? - C'était chez Luke, à l'heure du déjeuner. [...] â–º Lire la suite
La jeunesse c'est se révolter contre tout.
Les grandes oeuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'oeuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.
Etant l'impression passionnée de la vie, les arts ont pour fonction de nous mettre devant la vie dans un état passionné.
Et la jeunesse ? C'est sentir la folie du monde adulte et la refuser. C'est croire aux vertus de la parole, au profond désir de paix.
Commençons par rappeler que l'état est un système au moyen duquel s'exerce la force de coercition. Les factions au sein d'un état peuvent se disputer l'adhésion des gens, donnant lieu à des phénomènes démocratiques de surface, mais le soubassement d'un état est l'application - et l'évitement - systématique de la violence.
Notre mémoire doit être pétrie d'éternité car nous avons tous la certitude que le mal est éphémère.
C'est le devoir de mémoire qui nous parle du passé.
Quelle malchance a pu dénaturer l'homme - seul vraiment né pour vivre libre - au point de lui faire perdre la souvenance de son premier état et le désir de le reprendre ?
Malheureux... pas malheureux, c'est un état d'esprit. Moi j'me rappelle plus.
Notre bonheur ne peut pas venir de ceux qui ont profité de notre esclavage, de ceux qui ont profité de notre état de dépendance.
Solitude et écriture sont du même sang. On ne nous aime que quand on n'en a plus besoin...
Ca a commencé par comment on écrit : hippopotame ? avec deux p après le i ? Ou après le o ? A cause de ça, se sont viandés, déballé les vieux sacs, ta soeur c'est une pute je l'ai [...] â–º Lire la suite
Vas-y tire, on mourra tous les deux et tu gagneras. Je suis mort de toute manière, c'est écrit comme ça mais je... je viens de le comprendre.
La jeunesse est heureuse parce qu'elle n'a pas de passé.
La mémoire n'est-elle pas un voyage dans le temps ?
La jeunesse est une douleur en manque de compréhension.
Ce « trouble de l'identité », est-ce qu'il favorise ou est-ce qu'il inhibe l'anamnèse ? Est-ce qu'il aiguise le désir de mémoire ou désespère le phantasme généalogique ? Est-ce qu'il réprime, refoule ou libère ? Tout à la fois sans [...] â–º Lire la suite
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
L'homme qui en a compris un autre est en état de le dominer.
Notre tête ne serait-elle pas assez grande pour contenir à la fois la mémoire et imagination ?
Dans un moment de faiblesse, j'ai écrit un livre.
En littérature et dans la vie, il faut être clair, mais il ne faut pas être transparent.
Avoir des dettes, c'est le seul moyen de rester dans la mémoire des classes commerçantes.
Les bonnes conversations ne suivent pas un scénario préétabli. Comme les bonnes chansons, elles nous réservent des surprises, des improvisations, des détours. Elles s'ancrent peut-être dans une époque et un lieu, reflètent notre état d'esprit du moment et l'état du [...] â–º Lire la suite
La jeunesse est le plus grand des biens ; la vieillesse la pire des disgrâces. Elle n'est profitable qu'à l'alcool.
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.