N'est-il pas évident qu'une vie pieuse et l'austérité de la morale chrétienne s'accommodent mal avec la fréquentation habituelle du théâtre contemporain ?
La mort est le compagnon fidèle de l'alpiniste. On y pense sans cesse, on la côtoie, il faut s'y habituer.
L'homme oublie qu'il est un mort qui converse avec les morts.
Y faudrait vivre deux vies : une pour apprendre à vivre puis l'autre pour vivre.
Et mort on n'est pas mieux dans l'or que dans la boue.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
On ne pleure pas un mort qui n'a pas laissé de richesses.
Nous nous rendons plus spécialement compte que nous avons une âme quand elle nous fait mal.
Nous allons vers la mort en gardant nos secrets, le plus souvent sans nous être connus.
Je mourais d'envie d'aller poser ma bouche sur les épaules brunes d'Amélie, de baiser son cou, d'enfouir mon visage dans ses cheveux, de poser ma main sur sa cuisse chaude, tout garder d'elle et surtout ne pas laisser échapper la petite âme qui se cachait dans cette parfaite lumière qu'était Amélie. Amélie âme et lit.